La femme allemande

Allemandes ! Allemands !

C’est une heureuse coïncidence que mon premier discours en tant que Ministre de l’Éducation populaire et de la Propagande s’adresse aux femmes allemandes. Bien que je reconnaisse avec Treitschke que les hommes font l’histoire, je n’oublie pas que les femmes élèvent les garçons jusqu’à l’âge adulte. Vous savez que le mouvement national-socialiste est le seul parti qui exclut les femmes de la politique quotidienne. Les âpres critiques et l’hostilité que cela suscite sont complètement injustifiées. Nous avons tenu les femmes à l’écart des intrigues parlementaires démocratiques des quatorze dernières années en Allemagne, non pas parce que nous ne les respectons pas, mais parce que nous les respectons trop. Nous ne tenons pas la femme pour inférieure ; nous considérons plutôt qu’elle a une mission différente, une valeur différente, de celle de l’homme. C’est pourquoi nous avons estimé que la femme allemande, qui, plus que n’importe quelle autre dans le monde, est une femme dans le meilleur sens du mot, devait utiliser sa force et ses capacités dans d’autres domaines que l’homme.

La femme a toujours été, non seulement le compagnon sexuel de l’homme, mais aussi son compagnon de travail. Jadis, elle travaillait durement avec l’homme aux champs. Elle s’installa avec lui dans les villes, entra dans les bureaux et dans les usines et fit sa part du travail pour lequel elle est faite. Elle y mit toutes ses capacités, sa fidélité, son dévouement désintéressé, son esprit de sacrifice.

La femme dans la vie publique d’aujourd’hui n’est pas différente des femmes du passé. Aucun de ceux qui comprennent l’âge moderne n’aurait la folle idée d’exclure les femmes de la vie publique et de les priver de leur travail, de leur profession et de leurs moyens d’existence. Mais il faut également dire que ce qui appartient à l’homme doit rester son apanage. Cela inclut la politique et l’armée. Il ne s’agit pas de dénigrer les femmes, mais bien plutôt de reconnaître comment elles peuvent utiliser au mieux leurs talents et leurs capacités.

Un simple regard sur les dernières années du déclin de l’Allemagne nous amène à l’effrayante, presque terrifiante, conclusion que moins les Allemands ont été enclins à agir comme des hommes dans la vie publique, plus les femmes ont succombé à la tentation de remplir le rôle de l’homme. La féminisation des hommes mène toujours à la masculinisation des femmes. Un âge dans lequel toute grande idée de vertu, de fermeté, de dureté et de détermination a été oubliée ne devrait pas s’étonner que l’homme perde progressivement son rôle prééminent dans la vie et dans la politique en faveur de la femme.

Mes propos peuvent déplaire à un auditoire de femmes, mais cela doit être dit, parce que c’est vrai et parce que cela contribuera à faire comprendre notre attitude envers les femmes.

L’âge moderne, avec toutes les énormes transformations révolutionnaires qu’il a provoquées dans le gouvernement, la politique, l’économie et les relations sociales, a affecté les femmes et leur rôle dans la vie publique. Les choses que nous pensions impossibles il y a encore quelques années ou décennies sont maintenant devenues la réalité quotidienne. Des choses bonnes, nobles et louables se sont produites. Mais aussi des choses méprisables et humiliantes. Ces transformations révolutionnaires ont en grande partie soustrait les femmes à leurs tâches propres. Leur regard a été orienté dans des directions qui ne leur convenaient pas. Il en a résulté une vision déformée de la féminité allemande, qui n’avait aucun rapport avec les anciens idéaux.

Un changement fondamental est nécessaire. Au risque de paraître réactionnaire et dépassé, je le dis sans ambigüité : la première et la meilleure place de la femme, la place la plus appropriée pour elle, est dans la famille et son devoir le plus glorieux est de donner des enfants à son peuple et à la nation, enfants qui peuvent perpétuer la race et garantissent l’immortalité de la nation. La femme est celle qui éduque la jeunesse et donc établit les fondements de l’avenir. Si la famille est la source de force de la nation, la femme en est le cœur et le centre. La meilleure place que la femme puisse occuper pour servir son peuple est dans son mariage, dans la famille, dans la maternité. C’est sa plus grande mission. Cela ne signifie pas que les femmes qui ont un emploi ou n’ont pas d’enfants n’ont aucun rôle dans l’enfantement du peuple allemand. Elles utilisent leur force, leurs capacités, leur sens des responsabilités à l’égard de la nation, d’une autre manière. Nous sommes convaincus, cependant, que la première tâche d’une nation qui a reformé la société doit être d’offrir de nouveau à la femme la possibilité d’accomplir sa véritable tâche, sa mission dans la famille et comme mère.

Le gouvernement révolutionnaire national est tout sauf réactionnaire. Il ne veut pas freiner le rythme de plus en plus rapide de notre époque. Il n’a aucune intention d’avoir un train de retard. Il veut être le porte-drapeau et l’éclaireur de l’avenir. Nous connaissons les exigences de l’âge moderne. Mais cela ne nous empêche pas de voir que chaque âge a ses racines dans la maternité, qu’il n’y a rien de plus important que la véritable mère d’une famille qui donne des enfants à l’État.

Les femmes allemandes se sont transformées ces dernières années. Elles commencent à voir qu’elles ne sont pas plus heureuses parce qu’elles ont plus de droits, mais moins de devoirs. Elles se rendent maintenant compte que le droit d’être élues à une fonction publique au détriment du droit à la vie, à la maternité et au pain quotidien, est un marché de dupes.

Une caractéristique de l’époque moderne est la baisse rapide du taux de naissances dans nos grandes villes. En 1900, deux millions de bébés sont nés en Allemagne. Aujourd’hui, leur nombre est tombé à un million. Cette baisse catastrophique est particulièrement évidente dans la capitale. Dans les quatorze dernières années, le taux de naissances à Berlin a baissé plus que dans n’importe quelle autre ville européenne. En 1955, sans l’émigration, elle n’aura qu’environ trois millions d’habitants. Le gouvernement est déterminé à interrompre ce déclin de la famille et l’appauvrissement qui en résulte de notre sang. Il doit y avoir un changement fondamental. L’attitude libérale à l’égard de la famille et de l’enfant est responsable du déclin rapide de l’Allemagne. Nous devons aujourd’hui commencer à nous inquiéter du vieillissement de la population. En 1900, il y avait sept enfants pour une personne âgée, aujourd’hui seulement quatre. Si les tendances actuelles persistent, la proportion sera de 1 pour 1 en 1988. Ces statistiques sont éloquentes. Elles sont la meilleure preuve que, si l’Allemagne continue sur cette voie, elle tombera dans l’abîme à une vitesse incroyable. Nous sommes presque en mesure de prévoir la décennie où l’Allemagne s’effondrera à cause de la dépeuplement.

Nous ne sommes pas disposés à regarder sans rien faire l’écroulement de notre vie nationale et la destruction du sang que nous avons hérité. Le gouvernement révolutionnaire national a le devoir de reconstruire la nation sur ses fondations originales et de transformer la vie et le travail de la femme pour qu’elle serve de nouveau au mieux le bien commun national. Il a l’intention d’éliminer les inégalités sociales pour garantir de nouveau l’existence de notre peuple, l’avenir de notre peuple et l’immortalité de notre sang.

Je me réjouis de cette exposition, dont le but est d’expliquer et d’enseigner et de diminuer ou d’éliminer les souffrances de l’individu et de l’ensemble de la population. Elle est utile à l’instruction de la nation et du peuple ; la soutenir est un des devoirs les plus agréables du nouveau gouvernement.

Je me réjouis de cette exposition, dont le but est d’expliquer et d’enseigner et de diminuer ou d’éliminer les souffrances de l’individu et de l’ensemble de la population. Elle est utile à l’instruction de la nation et du peuple ; la soutenir est un des devoirs les plus agréables du nouveau gouvernement.

Cette exposition intitulée « la Femme » représentera peut-être un tournant. Si le but de l’exposition est de donner une idée des femmes dans la société contemporaine, elle le fait à un moment où la société allemande subit les changements les plus importants depuis des générations. Je sais combien c’est difficile. Je sais les obstacles qu’il a fallu surmonter pour donner un thème clair et une structure solide à cette exposition. Elle doit faire apparaître la signification de la femme pour la famille, le peuple et la nation tout entière. Elle donnera une idée de la vie réelle des femmes d’aujourd’hui et fournira les connaissances nécessaires pour résoudre les divergences d’opinion actuelles, qui ne résultent pas au premier chef du mouvement contemporain des femmes.

Mais ce n’est pas tout. Le but principal de l’exposition « la Femme » est non seulement de montrer l’état actuel des choses, mais de faire des propositions d’amélioration. Elle a pour but de montrer de nouvelles voies et de nouvelles possibilités. Des exemples clairs et souvent radicaux donneront matière à réflexion à des milliers de femmes allemandes. Il est particulièrement agréable aux hommes du nouveau gouvernement que nous sommes que les familles nombreuses bénéficient d’une attention particulière, puisque nous voulons sauver la nation du déclin. L’importance de la famille ne saurait être sous-estimée, particulièrement dans les familles sans père, qui dépendent entièrement de la mère. Dans ces familles, la femme a l’entière responsabilité des enfants et elle doit se rendre compte de la responsabilité qu’elle a à l’égard de son peuple et de la nation.

Nous ne croyons pas que le peuple allemand soit fatalement voué au déclin. Nous sommes absolument convaincus que l’Allemagne a toujours une grande mission à accomplir dans le monde. Nous avons la conviction que nous ne sommes pas à la fin de notre histoire, mais plutôt qu’une nouvelle, grande et honorable période de notre histoire commence maintenant. Cette foi nous donne la force de travailler et de ne pas désespérer. Elle nous a permis de faire de grands sacrifices au cours des quatorze dernières années. Elle a donné à des millions de femmes allemandes la force d’espérer en Allemagne et en son avenir et de laisser leurs fils participer au réveil de la nation. Cette foi n’a pas cessé d’habiter les femmes courageuses qui ont perdu leur mari et leur chef de famille à la guerre et ceux qui ont donné leurs fils pour lutter pour la renaissance de leur peuple. Cette foi nous a permis de rester debout pendant ces quatorze années d‘adversité et de désespoir. Et cette foi nous remplit aujourd’hui du nouvel espoir que l’Allemagne trouvera de nouveau sa place au soleil.

C’est le commencement d’une nouvelle féminité allemande. Si la nation a de nouveau des mères qui choisissent fièrement et librement la maternité, elle ne pourra pas périr. Si la femme est saine, le peuple sera sain. Malheur à la nation qui néglige ses femmes et ses mères. Elle se condamne elle-même.

Nous espérons que le concept de la femme allemande gagnera de nouveau la considération et le respect du monde entier. La femme allemande sera alors fière de sa terre et de son peuple, de penser allemand et de se sentir allemande. C’est l’honneur de sa nation et de sa race qui aura le plus d’importance à ses yeux. Seule une nation qui n’oublie pas son honneur pourra subvenir à ses besoins.

La femme allemande ne doit jamais l’oublier.

Je déclare l’exposition ouverte. Puisse-t-elle révéler toutes les anciennes erreurs et montrer la voie de l’avenir.

Alors le monde nous respectera de nouveau et nous pourrons affirmer ce que Walther von der Vogelweide disait de la femme allemande dans sa poésie célèbre :

Celui qui recherche

La vertu et l’amour vrai,

Devrait venir dans notre pays.

Il y a beaucoup de joie.

Puissé-je y vivre encore longtemps.

Deutsches Frauentum, Signale der neuen Zeit. 25 ausgewählte Reden von Dr. Joseph Goebbels (Munich : Zentralverlag der NSDAP, 1934), p. 118-126, traduit de l’allemand par B. K.

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