La Cité antique

Il ne faut pas se représenter cette antique religion comme celles qui ont été fondées plus tard dans l’humanité plus avancée. Depuis un assez grand nombre de siècles, le genre humain n’admet plus une doctrine religieuse qu’à deux conditions : l’une est qu’elle lui annonce un dieu unique ; l’autre est qu’elle s’adresse à tous les hommes et soit accessible à tous, sans repousser systématiquement aucune classe ni aucune race. Mais cette religion des premiers temps ne remplissait aucune de ces deux conditions. Non seulement elle n’offrait pas à l’adoration des hommes un dieu unique ; mais encore ses dieux n’acceptaient pas l’adoration de tous les hommes. Ils ne se présentaient pas comme étant les dieux du genre humain. Ils ne ressemblaient même pas à Brahma qui était au moins le dieu de toute une grande caste, ni à Zeus Panhellénien qui était celui de toute une nation. Dans cette religion primitive chaque dieu ne pouvait être adoré que par une famille. La religion était purement domestique.
Il faut éclaircir ce point important ; car on ne comprendrait pas sans cela la relation très étroite qu’il y a entre ces vieilles croyances et la constitution de la famille grecque et romaine.
Le culte des morts ne ressemblait en aucune manière à celui que les chrétiens ont pour les saints. Une des premières règles de ce culte était qu’il ne pouvait être rendu par chaque famille qu’aux morts qui lui appartenaient par le sang. Les funérailles ne pouvaient être religieusement accomplies que par le parent le plus proche. Quant au repas funèbre qui se renouvelait ensuite à des époques déterminées, la famille seule avait le droit d’y assister, et tout étranger en était sévèrement exclu (54). On croyait que le mort n’acceptait l’offrande que de la main des siens ; il ne voulait de culte que de ses descendants. La présence d’un homme qui n’était pas de la famille troublait le repos des mânes. Aussi la loi interdisait-elle à l’étranger d’approcher d’un tombeau (55). Toucher du pied, même par mégarde, une sépulture, était un acte impie, pour lequel il fallait apaiser le mort et se purifier soi-même. Le mot par lequel les anciens désignaient le culte des morts est significatif ; les Grecs disaient patriadzein, les Latins disaient parentare. C’est que la prière et l’offrande n’étaient adressées par chacun qu’à ses pères. Le culte des morts était uniquement le culte des ancêtres (56). Lucien, tout en se moquant des opinions du vulgaire, nous les explique nettement quand il dit : »Le mort qui n’a pas laissé de fils ne reçoit pas d’offrandes, et il est exposé à une faim perpétuelle (57). »
Dans l’Inde comme en Grèce, l’offrande ne pouvait être faite à un mort que par ceux qui descendaient de lui. La loi des Hindous, comme la loi athénienne, défendaient d’admettre un étranger, fût-ce un ami, au repas funèbre. Il était si nécessaire que ces repas fussent offerts par les descendants du mort, et non par d’autres, que l’on supposait que les mânes, dans leur séjour, prononçaient souvent ce voeu : « Puisse-t-il naître successivement de notre lignée des fils qui nous offrent dans toute la suite des temps le riz bouilli dans du lait, le miel, et le beurre clarifié (58). »
Il suivait de là qu’en Grèce et à Rome comme dans l’Inde, le fils avait le devoir de faire les libations et les sacrifices aux mânes de son père et de tous ses aïeux. Manquer à ce devoir était l’impiété la plus brave qu’on pût commettre, puisque l’interruption de ce culte faisait déchoir les morts et anéantissait leur bonheur. Cette négligence n’était pas moins qu’un véritable parricide multiplié autant de fois qu’il y avait d’ancêtres dans la famille.
Si, au contraire, les sacrifices étaient toujours accomplis suivant les rites, si les aliments étaient portés sur le tombeau aux jours fixés, alors l’ancêtre devenait un dieu protecteur. Hostile à tous ceux qui ne descendaient pas de lui, les repoussant de son tombeau, les frappant de maladie s’ils approchaient, pour les siens il était bon et secourable.
Il y avait un échange perpétuel de bons offices entre les vivants et les morts de chaque famille. L’ancêtre recevait de ses descendants la série des repas funèbres, c’est-à-dire les seules jouissances qu’il pût avoir dans sa seconde vie. Le descendant recevait de l’ancêtre l’aide et la force dont il avait besoin dans celle-ci. Le vivant ne pouvait se passer du mort, ni le mort du vivant. Par là un lien puissant s’établissait entre toutes les générations d’une même famille et en faisait un corps éternellement inséparable.
Chaque famille avait son tombeau, où ses morts venaient reposer l’un après l’autre, toujours ensemble. Ce tombeau était ordinairement voisin de la maison, non loin de la porte, « afin, dit un ancien, que les fils, en entrant ou en sortant de leur demeure, rencontrassent chaque fois leurs pères, et chaque fois leur adressassent une invocation (59). » Ainsi l’ancêtre restait au milieu des siens ; invisible, mais toujours présent, il continuait à faire partie de la famille et à en être le père. Lui immortel, lui heureux, lui divin, il s’intéressait à ce qu’il avait laissé de mortel sur la terre ; il en savait les besoins, il en soutenait la faiblesse. Et celui qui vivait encore, qui travaillait, qui, selon l’expression antique, ne s’était pas encore acquitté de l’existence, celui-là avait près de lui ses guides et ses appuis ; c’étaient ses pères. Au milieu des difficultés, il invoquait leur antique sagesse ; dans le chagrin il leur demandait une consolation, dans le danger un soutien, après une faute son pardon.
Assurément nous avons beaucoup de peine aujourd’hui à comprendre que l’homme pût adorer son père ou son ancêtre. Faire de l’homme un dieu nous semble le contre-pied de la religion. Il nous est presque aussi difficile de comprendre les vieilles croyances de ces hommes qu’il l’eût été à eux d’imaginer les nôtres. Mais songeons que les anciens n’avaient pas l’idée de la création ; dès lors le mystère de la génération était pour eux ce que le mystère de la création peut être pour nous. Le générateur leur paraissait un être divin, et ils adoraient leur ancêtre. Il faut que ce sentiment ait été bien naturel et bien puissant, car il apparaît comme principe d’une religion à l’origine de presque toutes les sociétés humaines ; on le trouve chez les Chinois comme chez les anciens Gètes et les Scythes, chez les peuplades de l’Afrique comme chez celles du Nouveau-Monde (60).
Le feu sacré, qui était associé si étroitement au culte des morts, avait aussi pour caractère essentiel d’appartenir en propre à chaque famille. Il représentait les ancêtres (61) ; il était la providence d’une famille, et n’avait rien de commun avec le feu de la famille voisine qui était une autre providence. Chaque foyer protégeait les siens et repoussait l’étranger.
Toute cette religion était renfermée dans l’enceinte de chaque maison. Le culte n’en était pas public. Toutes les cérémonies au contraire en étaient tenues fort secrètes. Accomplies au milieu de la famille seule, elles étaient cachées à l’étranger (62). Le foyer n’était jamais placé ni hors de la maison ni même près de la porte extérieure, où on l’aurait trop bien vu. Les Grecs le plaçaient toujours dans une enceinte, herkos, qui le protégeait contre le contact et même le regard des profanes. Les Romains le cachaient au milieu de leur maison. Tous ces dieux, foyer, Lares, Mânes, on les appelait les dieux cachés, theoi muchioi, ou les dieux de l’intérieur, dii Penates (63). Pour tous les actes de cette religion il fallait le secret ; sacrificia occulta, dit Cicéron (64) ; qu’une cérémonie fut aperçue par un étranger, elle était troublée, souillée, funestée par ce seul regard.
Pour cette religion domestique, il n’y avait ni règles uniformes, ni rituel commun. Chaque famille avait l’indépendance la plus complète. Nulle puissance extérieure n’avait le droit de régler son culte ou sa croyance. Il n’y avait pas d’autre prêtre que le père ; comme prêtre, il ne connaissait aucune hiérarchie. Le pontife de Rome ou l’archonte d’Athènes pouvait bien s’assurer que le père de famille accomplissait tous ses rites religieux, mais il n’avait pas le droit de lui commander la moindre modification. Suo quisque rite sacrificia faciat, telle était la règle absolue (65). Chaque famille avait ses cérémonies qui lui étaient propres, ses fêtes particulières, ses formules de prière et ses hymnes (66). Le père, seul interprète et seul pontife de sa religion, avait seul le pouvoir de l’enseigner, et ne pouvait l’enseigner qu’à son fils. Les rites, les termes de la prière, les chants, qui faisaient partie essentielle de cette religion domestique, étaient un patrimoine, une propriété sacrée, que la famille ne partageait avec personne et qu’il était même interdit de révéler aux étrangers. II en était ainsi dans l’Inde : « Je suis fort contre mes ennemis, dit le brahmane, des chants que je tiens de ma famille et que mon père m’a transmis (67). »
Ainsi la religion ne résidait pas dans les temples, mais dans la maison, chacun avait ses dieux ; chaque dieu ne protégeait qu’une famille et n’était dieu que dans une maison. On ne peut pas raisonnablement supposer qu’une religion de ce caractère ait été révélée aux hommes par l’imagination puissante de l’un d’entre eux ou qu’elle leur ait été enseignée par une caste de prêtres. Elle est née spontanément dans l’esprit humain ; son berceau a été la famille ; chaque famille s’est fait ses dieux.
Cette religion ne pouvait se propager que par la génération. Le père, en donnant la vie à son fils, lui donnait en même temps sa croyance, son culte, le droit d’entretenir le foyer d’offrir le repas funèbre, de prononcer les formules de prière. La génération établissait un lien mystérieux entre l’enfant qui naissait à la vie et tous les dieux de la famille. Ces dieux étaient sa famille même, theoi eggeneis ; c’était son sang, theoi sunaimoi (68). L’enfant apportait donc en naissant le droit de les adorer et de leur offrir les sacrifices ; comme aussi, plus tard, quand la mort l’aurait divinisé lui-même, il devait être compté à son tour parmi ces dieux de la famille.
Mais il faut remarquer cette particularité que la religion domestique ne se propageait que de mâle en mâle. Cela tenait sans nul doute à l’idée que les hommes se faisaient de la génération (69). La croyance des âges primitifs, telle qu’on la trouve dans les Védas et qu’on en voit des vestiges dans tout le droit grec et romain, fut que le pouvoir reproducteur résidait exclusivement dans le père. Le père seul possédait le principe mystérieux de l’être et transmettait l’étincelle de vie. Il est résulté de cette vieille opinion qu’il fut de règle que le culte domestique passât toujours de mâle en mâle, que la femme n’y participât que par l’intermédiaire de son père ou de son mari, et enfin qu’après la mort la femme n’eût pas la même part que l’homme au culte et aux cérémonies du repas funèbre. Il en est résulté encore d’autres conséquences très graves dans le droit privé et dans la constitution de la famille ; nous les verrons plus loin.

Fustel de Coulanges, La Cité antique, 2e édition, Paris Librairie de L. Hachette et Cie, 1866.

(01) Sub terra censebant reliquam, vitam agi mortuorum. Cicéron, Tuscul., I, 16 ; Euripide, Alceste, 163 ; Hécube, 114.

(02) 1. Ovide, Fastes, V, 451. Pline, lettres, VII, 27. Virgile, En., III, 67. La description de Virgile se rapporte à l’usage des cénotaphes ; il était admis que lorsqu’on ne pouvait pas retrouver le corps d’un parent, on lui faisait une cérémonie qui reproduisait exactement tous les rites de la sépulture, et l’on croyait par là enfermer, à défaut du corps, l’âme dans le tombeau. Euripide, Hélène, 1061, 1240. Scholiast. ad Pindar. Pythic, IV, 284. Virgile, VI, 505 ; XII, 214.

(03) Iliade, XXIII, 221. Pausanias, II, 7, 2. Euripide, Alceste, 463. Virgile, En., III, 68. Catulle, 98, 10. Ovide, Trist., III, 3, 43 ; Fast., IV, 852 ; Métam., X, 62. Juvénal, VII, 207. Martial, I, 89 ; V, 35 ; IV, 30. Servius, ad Aen., II, 644 ; III, 68; %I, 97. Tacite, Agric., 46.

(04) Euripide, Hécube, passim ; Alceste, 618 ; Iphigén., 162. Iliade, XXIII, 166. Virgile, En., V, 71 ; VI, 221 ; XI, 81. Pline, Hist. nat., VIII, 40. Suétone, Caesar, 84. Lucien, De luctu., 14.

(05) Pindare, Pythiq., IV, 284, édit. Heyne ; voir le scholiaste.

(06) Odyssée, XI, 12. Euripide, Troad., 1085. Hérodote, V, 92. Virgile, VI, 371, 379. Horace, Odes, I, 23. Ovide, Fast., V, 483. Pline, Epist., VII, 27. Suétone, Calig., 59. Servius, ad Aeneid., III, 68.

(07). Plaute, Mostellaria.

(08) Virgile, En., III, 300 et ssq. ; V, 77. Ovide, Fast., II, 540.

(09) Hérodote, II, 40. Euripide, Hécube, 536. Pausanias, II, 10. Virgile, V, 98. Ovide, Fast., II, 566 Lucien, Charon.

(10). Eschyle, Chéoph., 476. Euripide, Iphigénie, 162 ; Oreste, 115-125. Virgile, VI, 883.

(11) Euripide, Électre, 513.

(12) Festus, v. Culina.

(13) Plutarque, Aristide, 21.

(14) Lucien., De luctu. Cicéron, Pro Flacco, 38.

(15) Eschyle, Choéph., 469. Sophocle, Antig., 451. Plutarque, Solon, 21 ; Quest. rom., 52 ; Quest. gr., 5. Virgile, V, 47 ; V, 80.

(16) Cic., De legib., II, 22. Saint Augustin, Cité de Dieu, IX, 11; VIII, 26.

(17) Euripide, Alceste, 1003.

(18) Cic., De legib., II, 9. Varron, dans saint Augustin, Cité de Dieu, VIII, 26.

(19) Virgile, En., IV, 34. Aulu-Gelle, X, 18. Plutarque, Quest. rom., 14. Euripide. Troy., 96 ; Electre, 513. Suétone, Néron, 50.

(20) Varron, De ling. lat., V, 74.

(21) Lois de Manou, I, 95 ; III, 82, 122, 127, 146, 189, 274.

(22) Ovide, Fast., II, 553. Ainsi, dans Eschyle, Clytemnestre avertie par songe que les mânes d’Agamemnon sont irrités contre elle, se hâte d’envoyer des aliments et des libations sur son tombeau.

(23) Euripide, Alceste, 1004. – « On croit que si nous n’avons aucune attention pour ces morts et si nous négligeons leur culte, ils nous font du mal, et qu’au contraire ils nous font du bien si nous nous les rendons propices à nos offrandes. » Porphyre, De abstin., II 37. Voy. Horace, Ode., II, 23 ; Platon, Lois, IX, p. 926, 927.

(24) Eschyle, Choeph., 122-135.

(25) Le sens primitif de ce dernier mot paraît avoir été celui d’homme mort.
La langue des inscriptions qui est celle du vulgaire chez les Grecs, l’emploie souvent avec cette signification. Boeckh, Corp. inscript., n°’ 1629, 1723, 1781, 1784, 1786, 1789, 3398. – Ph. Lebas, Monum, de Morée, p. 205. Voy. Théognis, édit. Welcker, v. 513. Les grecs donnaient aussi au mort le nom de daimôn, Eurip., Alcest., 1140 et Schol. ; Eschyle, Pers., 620. Pausan., VI, 6.

(26) Servius, ad Aeneid., III, 63.

(27) Censorinus, 3.

(28) Cic., Timée, 11, Denys d’Halic. traduit Lar familiaris par ho kat’oikian hêrôs (Antiq. rom,., IV, 2).

(29) Les Grecs appelaient cet autel de noms divers, bômos, eschara, hestia ; ce dernier finit par prévaloir dans l’usage et fut le mot dont on désigna ensuite la déesse Vesta. Les Latins appelaient le même autel ara ou focus.

(30) Hymnes homér., XXIX. Hymnes orph., LXXXIV. Hésiode, Opera, 732. Eschyle, Agam., 1056. Euripide, Hercul. fur., 503, 599. Thucydide, I, 136. Aristophane, Plut., 795. Caton, De re rust., 143. Cicéron, Pro domo, 40. Tibulle, I, 1, 4. Horace, Epod., II, 43. Ovide, A. A., I, 637. Virgile, II, 512.

(31) Virgile, VII, 71. Festus, v. felicis. Plutarque, Numa, 9.

(32) Euripide, Hercul. fur., 715. Caton, De re rust., 143. Ovide, Fast., III, 698.

(33) Ovide, Fast., III, 143. Macrohe, Sat., I, 12. Festus, felicis. Julien, Oraison à la louange du soleil.

(34) Hymnes orph., 84. Plaute, Captiv., II, 2. Tibulle, I, 9, 74. Ovide, A A., 637. Pline, Hist. nat., XVIII, 3.

(35) Virgile, En., II, 523. Horace, Epit., I, 5. Ovide, Trist.. IV, 8, 21. Perse, Sat., V , 31.

(36) Euripide, Alceste, 162-168.

(37) Eschyle, Agam., 1015.

(38) Caton, De re rust., 2. Euripide, Hercul. fur., 523.

(39) Ovide, Fastes, VI, 315.

(40) Plutarque, Quest. rom., 64 ; Comm. sur Hésiode, 44. Hymnes homér., 29.

(41) Horace, Sat., II, 6, 66. Ovide, Fastes, II, 631. Pétrone, 60.

(42) Hymnes hom., 29 ; Ibid., 3. v. 33. Platon, Cratyle, 18. Hesychius, aph’ stias. Diodore, VI, 2. Aristophane, Oiseaux, 865.

(43) Pausanias, V, 14.

(44) Cicéron, De nat. Deor., II, 27.

(45) Ovide, Fastes, VI, 304.

(46) Ovide, Fastes, VI, 291.

(47) Hésiode, opera, 731. Plutarque, Comm. Sur Hés., frag. 43, édit. Didot.

(48) Tibulle, II, 2. Horace, Odes, IV, 11. Ovide, Tristes, III, 13 ; V, 5. Les Grecs donnaient à leurs dieux domestiques ou héros l’épithète de ephestioi ou hestiouchoi. Eustathe, in Odyss., p 1756, 20, 1814, 10.

(49) Plaute, Aulul., II, 7, 16 : In foco nostro Lari. Columele, XI, I, 19 : Larem focumque familiarem. Cicéron, Pro domo, 41 ; Pro Quintio, 27, 28.

(50) Servius in Aeneid, III, 134.

(51) Virgile, IX, 259 ; V, 744.

(52) Euripide, Oreste, 1140-1142.

(53) Servius in Aeneid., V , 84 : VI, 1, 32. Voy. Platon, Minos, p. 315.

(54) Cicéron, De legib., II, 26. Varron, De ling. lat., VI, 13 : Ferunt epulas ad sepulcrum quibus jus ibi parentare. Gaius, II, 5, 6 : Si modo mortui funus ad nos pertineat. Plutarque, Solon.

(55) Pittacus omnino accedere quemquam velat in funus aliorum. Cicéron, De legib., II, 26. Plutarque, Solon, 21. Démosthènes, in Timocr. Isée,; 1.

(56) Du moins à l’origine; car ensuite les cités ont eu leurs héros topiques et nationaux, comme nous le verrons plus loin.

(57) Lucien, De luctu.

(58) Lois de Manou, III, 138 ; III , 274

(59) Euripide, Hélène, 1168.

(60) Chez les étrusques et les Romains il était d’usage que chaque famille religieuse gardât les images de ses ancêtres rangées autour de l’atrium V(:es images étaient-elles de simples portraits de famille ou des idoles

(61) hestia patrôia, focus patrius. De même dans les Védas Agni est encore invoqué quelquefois comme dieu domestique.

(62) Isée. VIII, 17 ; 18.

(63) Cicéron, De nat. deor., II, 27.

(64) Cicéron, De arusp. resp., 17.

(65) Varron, De ling. lat., VII, 88.

(66) Hésiode, Opera, 153. Macrobe, Sat., I, 10. Cic., De legib., II, 11.

(67) Rig Véda, tr. Langlois, t. I, p. 113. Les lois de Manou mentionnent souvent les rites particuliers à chaque famille : VIII, ; IX. 7.

(68) Sophocle, Antig., 199 ; Ibid., 6539. Rappr. patrôoi theoi dans Aristophane, Guêpes, 388 ; Eschyle, Pers., 404 ; Sophocle, Électre, 411 ; theoi genethlioi, Platon, Lois, V, p. 729 ; dii generis, Ovide, Fastes, II.

(69) Les Védas appellent le feu sacré la cause de la postérité masculine. Voy. le Mitakchana, trad. Orianne, p. 139.

Cet article, publié dans mos maiorvm, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s