Minuit moins deux

J’étais ici il y a à peine trois semaines pour lire la proclamation du Führer à l’occasion du 10ème anniversaire de la prise du pouvoir et vous parler, à vous et aux Allemands. La crise à laquelle nous faisons maintenant face sur le front de l’Est était à son paroxysme. Alors même que la nation subissait de terribles revers sur la Volga, nous avons tenu un rassemblement de masse le 30 janvier pour montrer notre unité, notre unanimité et notre ferme volonté de surmonter les difficultés auxquelles nous nous sommes retrouvés confrontés dans cette quatrième année de guerre.
Ce fut une expérience émouvante pour moi et probablement aussi pour chacun d’entre vous que d’apprendre quelques jours plus tard que les derniers combattants héroïques de Stalingrad, reliés à nous par radio, avaient participé à notre rassemblement exaltant ici au Sportpalast. Ils nous ont dit dans leur dernier rapport radio qu’ils avaient entendu la proclamation du Führer et peut-être pour la dernière fois de leur vie ils se sont joints à nous pour chanter l’hymne national le bras tendu. Quel bel exemple que celui qu’ont donné les soldats allemands dans cette grande époque ! Mais quelle dette nous avons envers eux, en particulier la patrie allemande tout entière ! Stalingrad était et est le grand signal d’alarme du destin à la nation allemande ! Un peuple qui a la force de supporter et de surmonter un tel malheur et même d’en sortir renforcé ne peut pas être vaincu. Dans mon discours devant vous et le peuple allemand, je me rappellerai des héros de Stalingrad, à qui nous sommes, moi et vous tous, profondément redevables.
Je ne sais pas combien de millions de personnes participent ce soir à ce rassemblement en m’écoutant à la radio, chez eux ou au front. Je souhaite parler du fond du coeur au coeur de chacun d’entre vous. Je crois que ce que j’ai à dire ce soir passionera le peuple allemand. Je m’exprimerai donc avec tout l’esprit de sérieux et toute la franchise qu’exige le moment. Le peuple allemand, élevé, éduqué et discipliné par le national-socialisme, peut supporter toute la vérité. Il sait que le Reich est dans une situation difficile et son gouvernement, en raison de la difficulté de la situation, peut donc prendre les mesures draconiennes qui sont nécessaires et même les mesures les plus draconiennes. Nous, Allemands, sommes armés contre la faiblesse et l’incertitude. Les coups durs et les malheurs de la guerre nous rendent plus forts, renforcent notre détermination et nous donnent un esprit combatif résolu à surmonter toutes les difficultés et tous les obstacles dans un élan révolutionnaire.
Le moment n’est pas encore venu de nous demander comment tout cela est arrivé. Il faut remettre à plus tard la recherche des responsabilités, qui doit être effectuée en toute franchise et qui montrera au peuple allemand et au monde entier que le malheur qui nous a frappés ces dernières semaines a une signification profonde et fatidique. Le sacrifice héroïque que nos soldats ont fait de leur vie à Stalingrad a eu une signification historique déterminante pour tout le front de l’Est. Il n’aura pas été vain. L’avenir montrera pourquoi.
Quand je laisse derrière moi le passé le plus récent pour penser à l’avenir, je le fais intentionnellement. Le temps presse ! L’heure n’est plus aux débats stériles. Nous devons agir et nous devons le faire immédiatement, vite et méthodiquement, comme l’a toujours fait le national-socialisme.
Le mouvement a procédé ainsi dès le départ dans les nombreuses crises qu’il a endurées et surmontées. L’État national-socialiste a aussi réagi avec détermination à la moindre menace. Nous ne sommes pas comme l’autruche, qui enfouit sa tête dans le sable pour ne pas voir le danger. Nous sommes assez braves pour faire face au danger, en prendre la mesure d’une manière froide et impitoyable et l’affronter la tête haute et avec une grande détermination. Comme nation et comme peuple, nous avons toujours donné le meilleur de nous-mêmes, c’est-à-dire une volonté féroce et implacable de conjurer et d’éliminer le danger, une force de caractère suffisante pour venir à bout de tout obstacle, un acharnement à atteindre le but que nous nous sommes fixés et un cœur de fer armé contre toutes les contestations internes et externes. Et il doit en être ainsi aujourd’hui. Mon devoir est de vous brosser sans fard la situation et d’en tirer les conclusions sans appel qui traceront la voie au gouvernement allemand, mais aussi au peuple allemand.
Nous sommes soumis à une forte pression militaire à l’Est. Cette pression s’est momentanément intensifiée et est semblable, sinon de par sa nature, du moins de par son étendue, à celle de l’hiver précédent. Nous parlerons de ses causes ultérieurement. Aujourd’hui, il ne nous reste rien d’autre à faire que de constater ce fait et d’examiner et d’employer, ou plus précisément de suivre les voies et les moyens pour y remédier. C’est pourquoi rien ne sert de nier cette pression. Je ne veux pas vous donner une image trompeuse de la situation, qui ne pourrait conduire qu’à de fausses conclusions et serait propre à donner au peuple allemand une fausse impression de sécurité qui serait absolument inappropriée dans la situation actuelle.
L’assaut de la steppe contre notre noble continent cet hiver est d’une intensité qui éclipse toutes les représentations humaines et historiques. L’armée allemande forme avec ses alliés le seul rempart contre cet assaut pour les années à venir. Dans sa proclamation du 30 janvier, le Führer a demandé avec gravité et insistance ce qui serait advenu de l’Allemagne et de l’Europe, si, le 30 janvier 1933, un gouvernement bourgeois ou démocratique avait pris le pouvoir au lieu du mouvement national-socialiste ! Quels dangers aurait affronté, plus vite que nous pouvions l’imaginer alors, le Reich et quelles forces défensives aurions-nous eu à notre disposition pour leur faire face ? Dix ans de national-socialisme ont suffi pour bien faire comprendre au peuple allemand la gravité du problème que pose inévitablement le bolchevisme à l’Est. Vous comprenez maintenant aussi pourquoi notre congrès de Nuremberg a si souvent eu lieu sous le signe du combat contre le bolchevisme . Nous avons élevé la voix pour mettre en garde notre peuple allemand et le monde entier, en vue de tirer l’humanité occidentale de l’apathie inouïe dans laquelle elle était tombée et de lui faire prendre conscience des dangers historiques terrifiants qui découlent de l’existence du bolchevisme à l’Est, qui avait soumis un peuple de près de 200 millions d’hommes à la terreur juive et qui préparait une guerre d’agression contre l’Europe.
Quand le Führer donna l’ordre à l’armée allemande d’attaquer à l’Est le 22 juin 1941, nous avons tous compris que la bataille décisive de cette gigantesque lutte commençait. Nous connaissions les dangers et les difficultés qu’elle nous causerait . Nous savions aussi que les dangers et les difficultés ne font que grandir avec le temps et qu’ils ne pourraient jamais diminuer. Il était minuit moins deux. Un hésitation plus longue aurait facilement pu conduire à la destruction du Reich et à une bolchevisation complète du continent européen.
Il est compréhensible que les manœuvres de dissimulation et les bluffs de grande envergure du gouvernement bolchevique nous aient empêchés d’évaluer correctement le potentiel de guerre de l’Union Soviétique. Ce n’est que maintenant qu’il se révèle à nous dans toute sa terrible ampleur. C’est pourquoi le combat que soutiennent nos soldats à l’Est dépasse l’entendement par sa dureté, ses dangers et ses difficultés. Il nécessite la mobilisation de toute notre force nationale. Pour le Reich et le continent européen, c’est là une menace qui relègue au second plan tous les dangers auxquels a été confronté l’Occident jusqu’ici. Si nous ne sommes pas à la hauteur de ce combat, nous aurons failli à notre mission historique. Tout ce que nous avons construit et fait jusqu’ici pâlit devant cette tâche gigantesque qui incombe directement à l’armée Allemande et indirectement au peuple allemand.
Je m’adresse d’abord au monde entier et je proclame trois thèses sur notre combat contre le danger bolchevique à l’Est.
La première de ces trois thèses est que, si l’armée allemande n’était pas en mesure de mettre fin au danger à l’Est, le bolchevisme détruirait le Reich et, peu de temps après, toute l’Europe.
La deuxième de ces thèses est que l’armée allemande et le peuple allemand ont seuls la force, avec leurs alliés, de sauver l’Europe de cette menace.
La troisième de ces thèses est que le danger est imminent. Il faut agir vite et méthodiquement, avant qu’il ne soit trop tard.
Il faut que j’examine la première thèse. Le bolchevisme a proclamé ouvertement depuis longtemps son intention de révolutionner, non seulement l’Europe, mais aussi le monde entier et de le plonger dans un chaos bolchevique. Cet objectif a été exprimé idéologiquement et défendu dans la pratique par le Kremlin depuis le début de l’Union soviétique. Il est clair que plus Staline et les autres dirigeants soviétiques croient se rapprocher de leur objectifs apocalyptiques, plus ils s’efforcent de le cacher et de le camoufler. Nous ne sommes pas dupes. Le lapin, hypnotisé, regarde le serpent jusqu’à ce qu’il le dévore. Nous ne sommes pas de ces natures craintives. Nous voulons prendre conscience du danger à temps et y faire face à temps par des moyens efficaces . Nous perçons à jour, non seulement l’idéologie du bolchevisme, mais aussi ses pratiques, car nous nous y sommes déjà attaqués avec succès dans des affaires de politique intérieure. Le Kremlin ne peut pas nous abuser. Durant les quatorze années de combat qui ont précédé la prise de pouvoir et durant les sept années de combat qui ont suivi la prise de pouvoir, nous avons démasqué ses intentions et ses infâmes opérations de mystification.
Le but du bolchevisme est la révolution mondiale des Juifs. Ils veulent plonger le Reich et l’Europe dans le chaos, en se servant du désespoir et de l’affolement qui en résulteraient pour les peuples pour établir leur tyrannie capitaliste internationale sous des dehors bolcheviques.
Il est inutile de s’étendre sur ce que cela signifierait pour le peuple allemand. La bolchevisation du Reich entraînerait la liquidation de notre élite et de notre classe dirigeante et donc la mise en esclavage des masses travailleuses par le judéo-bolchevisme. À Moscou, ils trouvent des travailleurs pour servir dans des bataillons de travail forcé dans la toundra sibérienne, comme l’a dit le Führer dans sa proclamation du 30 janvier. La révolte des steppes est sur le point d’éclater au front et la tempête en provenance de l’Est qui déferle tous les jours sur nos lignes avec une force croissante n’est rien d’autre que la répétition du véritable cataclysme qui a déjà si souvent mis en danger notre continent dans le passé.
C’est là une grave menace directe à l’existence de toutes les puissances européennes. Il ne faut pas croire que le bolchevisme, s’il en avait l’occasion, s’arrêterait aux frontières du Reich dans sa marche triomphale. Il mène une politique d’agression et une guerre d’agression qui visent à la bolchevisation de toutes les nations et de tous les peuples. Face à ces objectifs indéniables, les déclarations écrites du Kremlin ou les garanties de Londres et de Washington ne nous impressionnent pas. Nous savons que nous avons affaire à l’Est à une machination politique infernale, qui ne tient pas compte des relations entre les hommes et les États. Lorsque, par exemple, Lord Beaverbrook déclare que l’Europe doit être abandonnée aux Soviétiques ou que l’éminent journaliste américain juif Brown ajoute cyniquement qu’une bolchevisation de l’Europe pourrait constituer la solution à tous les problèmes du continent, nous savons bien ce qu’ils entendent par là. Les puissances européennes sont confrontées à un problème crucial. L’Occident est en danger. Peu importe que leurs gouvernements et leurs intellectuels veuillent le reconnaître ou non.
En tout cas, le peuple allemand n’est aucunement disposé à se dérober à ce danger. Derrière les menaçantes divisions soviétiques nous voyons déjà les commandos d’extermination juifs et, derrière eux, la peur, le spectre de la famine généralisée et de l’anarchie totale. Là encore, la juiverie internationale apparaît comme un ferment de décomposition démoniaque qui ressent une satisfaction cynique à plonger le monde dans le plus grand chaos et à détruire les cultures millénaires, dans lesquelles elle n’a joué aucun rôle véritable.
Nous savons aussi quelle est notre mission historique. Deux mille ans de civilisation occidentale sont en danger. On ne saurait sous-estimer ce danger, mais il est révélateur que, lorsqu’on l’appelle par son nom, la juiverie internationale proteste bruyamment dans le monde entier. On en est arrivés à un tel point en Europe que l’on ne peut plus appeler un danger un danger, quand il est causé par les Juifs.
Cela ne nous empêche pas de faire les constations nécessaires à cet égard. Nous l’avons déjà fait dans notre combat politique national, lorsque la juiverie communiste s’est servie de la juiverie démocratique du Berliner Tageblatt et du Vossischen Zeitung pour minimiser et trivialiser un danger croissant et pour tromper la vigilance de notre peuple en danger et affaiblir ses défenses. Si nous ne vainquions pas ce danger, nous verrions poindre le spectre de la famine, de la misère et du travail forcé pour des millions d’Allemands. Nous verrions notre glorieux continent s’effondrer et l’illustre héritage du monde occidental disparaître dans ses ruines. Voilà le problème qui se pose à nous aujourd’hui.
Ma seconde thèse est que seul le Reich allemand avec ses alliés est en mesure d’écarter le danger qui vient d’être évoqué. Les États européens, y compris l’Angleterre, affirment être assez forts pour s’opposer à temps et d’une manière efficace à la bolchevisation du continent européen, si elle se réalisait. Cette affirmation est puérile et ne vaut même pas la peine d’être réfutée. Si la plus puissante armée du monde n’était pas capable de venir à bout de la menace du bolchevisme, qui d’autre aurait la force de le faire ? (Personne !, crie frénétiquement la foule rassemblée au Sportspalast). Les États européens neutres n’ont absolument pas le potentiel, ni les moyens de pression militaires, ni l’état d’esprit de notre peuple, pour résister au bolchevisme. Ils seraient, le cas échéant, écrasés en quelques jours par ses divisions motorisées de robots. Dans les capitales des petits et moyens États européens, on se console à l’idée qu’il faut se préparer psychologiquement au danger du bolchevisme (rires). Cela nous rappelle tristement que les partis bourgeois du centre affirmèrent en 1932 qu’il était possible de mener et de gagner le combat contre le communisme avec les seules armes de l’esprit. Même alors, cette affirmation nous sembla trop saugrenue pour être examinée.
Le bolchevisme de l’Est est terroriste en pratique comme en théorie. Il poursuit ses buts et ses objectifs avec un zèle infernal, utilisant absolument toutes ses ressources sans égard pour le bien-être, la prospérité et la tranquillité des peuples qu’il a subjugués. Que feraient l’Amérique et l’Angleterre si, dans le pire des cas, le continent européen tombait aux mains du bolchevisme ? Londres pourra-t-elle persuader le bolchevisme de s’arrêter à la Manche ? J’ai déjà montré que les légions étrangères du bolchevisme sont déjà présentes dans tous les États démocratiques sous la forme des partis communistes. Aucun de ces États ne peut affirmer être immunisé contre une bolchevisation intérieure. À une récente élection partielle à la Chambre des Communes, le candidat indépendant, entendez communiste, a obtenu 10 741 des 22 371 suffrages exprimés dans une circonscription électorale qui était jusque-là un bastion conservateur, ce qui signifie que, dans cette seule circonscription, les partis de la Chambre des Communes ont perdu en peu de temps près de 10 000 voix, c’est-à-dire près de la moitié, au profit des communistes, preuve supplémentaire que le danger bolchevique existe aussi en Angleterre et que ce n’est pas en l’ignorant qu’on le fera disparaître. Nous n’avons aucune confiance dans les promesses territoriales que peut faire l’Union Soviétique. Le bolchevisme s’efforce d’étendre ses frontières militaires, mais aussi ses frontières idéologiques et c’est précisément en cela que réside le danger croissant qu’il constitue pour tous les peuples. Le monde n’a plus qu’une seule alternative, non pas celle de retomber dans son ancien éclatement ou d’accepter un ordre nouveau pour l’Europe sous la direction de l’Axe, mais celle de vivre sous la protection militaire de l’Axe ou de voir apparaître une Europe bolchevique.
Je suis fermement convaincu que les lords et les archevêques éplorés de Londres n’ont pas la moindre intention de s’opposer concrètement au danger que poserait le bolchevisme aux États européens au cas où les armées pénétreraient plus avant en Europe. La juiverie a pénétré si profondément les États anglo-saxons dans le domaine de la politique et de l’esprit qu’ils ne veulent plus voir ce danger ni s’en soucier réellement. De même qu’il se dissimule dans le bolchevisme dans l’Union Soviétique, il se cache dans le capitalisme ploutocratique dans les États anglo-saxons. La race juive connaît les procédés de l’imitation. Elle finit toujours par endormir ses peuples hôtes et par paralyser leur immunité aux dangers mortels qui en proviennent. (Nous en avons fait l’expérience ! crie la foule). Notre connaissance du problème nous a rapidement permis de comprendre que la collaboration entre la ploutocratie internationale et le bolchevisme international n’est absolument pas une contradiction, mais est due à d’importants points communs. La juiverie pseudo-civilisée de l’Europe de l’Ouest sert la main à la juiverie du ghetto de l’Est au-dessus de notre pays. L’Europe est en danger de mort.
Je n’ai pas la vanité de penser que mes remarques puissent alerter l’opinion publique dans les États neutres et encore moins dans les États ennemis. Ce n’est ni leur but ni leur propos. Je sais que la presse anglaise aboiera furieusement contre moi demain, parce que, étant donné nos ennuis sur le front de l’Est, j’aurais été le premier à envoyer des émissaires chargés de négocier une paix. (rires frénétiques). Il n’en est absolument rien. Plus personne en Allemagne ne songe aujourd’hui à un compromis qui n’en est pas un, le peuple tout entier ne pense qu’à une guerre violente. Comme porte-parole de la principale nation du continent je revendique le droit souverain d’appeler un danger un danger, s’il menace non seulement notre propre pays, mais notre continent tout entier. Nous, Nationaux-Socialistes, avons le devoir de donner l’alarme contre la tentative de destruction du continent européen par la juiverie internationale, qui, avec le bolchevisme, s’est construit une puissance militaire dont on ne saurait sous-estimer le danger.
La troisième thèse, que je m’apprête à développer ici, est que le danger est imminent. Les signes de paralysie que montrent les démocraties de l’Europe de l’Ouest devant la menace la plus mortelle pour elles sont alarmants. La juiverie internationale fait tout ce qu’elle peut pour les encourager. L’opposition au communisme au cours de notre lutte pour le pouvoir dans notre propre pays fut artificiellement paralysée par les journaux juifs et seul le national-socialisme la réveilla. Il en va de même aujourd’hui pour les autres nations. Là encore, la juiverie apparaît comme l’incarnation du mal, le démon incarné de la décadence et le vecteur d’un chaos international destructeur de culture.
Dans ce contexte, on pourra comprendre d’après ce qui vient d’être dit que notre politique à l’égard des juifs est cohérente. Nous considérons la juiverie comme une menace directe pour tous les pays. Peu nous importe comment les autres peuples se défendent contre ce danger. La manière dont nous nous en défendons ne regarde que nous et nous ne tolèrerons aucune objection de la part des autres peuples. La juiverie est une maladie infectieuse, qui se communique par contagion. La protestation hypocrite qu’émettent les pays ennemis contre notre politique antijuive et les larmes de crocodile qu’ils versent sur nos mesures antijuives ne nous empêcheront pas de faire ce qui est nécessaire. En tout cas, l’Allemagne n’a pas l’intention de céder à cette menace, mais bien plutôt, si besoin est, de la combattre par les mesures les plus radicales en temps utile. (Après cette phrase, la clameur empêche le ministre de continuer pendant plusieurs minutes).
Les difficultés militaires du Reich à l’Est sont au centre de ces considérations. La guerre des robots mécanisés contre l’Allemagne et l’Europe a atteint son point culminant. Dans sa résistance armée à cette menace grave et directe, Le peuple allemand, avec ses partenaires de l’Axe, remplit une mission européenne dans le sens le plus vrai du terme, lorsqu’il combat par les armes ces menaces graves et directes. Nous ne nous laisserons pas abuser par les vociférations de la juiverie internationale dans la poursuite courageuse et sincère du combat gigantesque contre cette peste mondiale. Il peut et doit se terminer par la victoire (des exclamations retentissent : aux armes, Allemands ! au travail, Allemandes !).
La bataille de Stalingrad, par ses implications tragiques, est tout bonnement un symbole de résistance héroïque et virile à la révolte des steppes. Elle a non seulement une signification militaire, mais aussi intellectuelle et spirituelle des plus profondes pour le peuple allemand. Nous avons pour la première fois ouvert les yeux sur la problématique de cette guerre. Nous en avons désormais assez des faux espoirs et des illusions. Nous voulons regarder  courageusement la réalité en face, aussi dure et cruelle soit-elle. Car l’histoire de notre parti et de notre État a toujours démontré que la connaissance d’un danger permet de le conjurer rapidement. Nos prochaines actions défensives majeures à l’Est seront placées sous le signe de cette résistance héroïque. Elles absorberont nos soldats et nos armes comme jamais aucune de nos campagnes précédentes ne l’a fait.  Une guerre impitoyable fait rage à l’Est. Le Führer l’a bien caractérisée, lorsqu’il a déclaré qu’à son issue il n’y aura ni vainqueurs, ni vaincus, mais uniquement des vivants et des morts.
La nation allemande l’a clairement perçu. Ses instincts sains lui ont permis de se frayer un chemin à travers la jungle quotidienne des difficultés morales et émotionnelles dues à cette guerre. Nous savons bien aujourd’hui que la guerre éclair en Pologne et la campagne de l’Est sont toujours d’actualité. La nation allemande se bat pour tout ce qui est à elle. Au cours de cette guerre, nous avons pris conscience que le peuple allemand a dû défendre ses biens les plus précieux : ses familles, ses femmes, ses enfants, la beauté et la pureté de sa campagne, ses villes et ses villages, l’héritage bimillénaire de sa culture et tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.
Le bolchevisme ne comprend naturellement rien aux trésors de notre riche nation et, le cas échéant, il n’y prêterait aucune attention. Il ne s’intéresse même pas à son propre peuple. Depuis vingt-cinq ans, l’Union Soviétique a développé le potentiel militaire bolchevique à un point tel qu’il était inconcevable pour nous et que nous l’avons donc mal évalué. La juiverie terroriste a assujetti 200 millions de personnes en Russie et, avec cela, ses méthodes et ses pratiques cyniques s’adaptent parfaitement à la rudesse obtuse de la race russe, qui constitue du coup un danger d’autant plus grand pour les peuples civilisés européens. À l’Est, un peuple tout entier a été contraint à la guerre. Là, des hommes, des femmes et des enfants ont été forcés non seulement de travailler dans des usines d’armement mais aussi de faire la guerre. Nous sommes confrontés à l’obstination de plus en plus farouche de deux cent millions de personnes en partie terrorisées par le GPU, en partie prisonnières d’une croyance diabolique. Les nuées de chars qui prennent d’assaut notre front de l’Est cet hiver sont la conséquence des vingt-cinq années de malheur social et de misère qu’a vécues le peuple bolchevique.
Nous devons prendre des contre-mesures appropriées, si nous ne voulons pas abandonner la partie, en la considérant comme perdue.
J’exprime ma ferme conviction que nous ne pouvons pas vaincre la menace bolchevique dans le long terme, si nous ne l’affrontons pas avec des méthodes, sinon similaires, du moins équivalentes. La nation allemande est donc confrontée à la question la plus grave de cette guerre, à savoir celle de tout mettre en œuvre pour préserver tout ce qu’elle possède et tout ce dont elle a besoin pour l’avenir.
Donc, il n’est plus question aujourd’hui de maintenir un haut niveau de vie au détriment de nos forces de défense contre l’Est, il s’agit plutôt de renforcer nos forces de défense au détriment d’un haut niveau de vie qui n’est plus d’actualité. Il s’agit de le faire par des méthodes qui n’ont absolument rien à voir avec les méthodes bolcheviques. Nous avons déjà utilisé d’autres méthodes dans la lutte contre le Parti communiste, comme nous en avons utilisé d’autres contre les partis bourgeois. Car ici il s’agissait d’un adversaire qui devait être traité différemment, si l’on voulait en venir à bout. Il utilisait la terreur pour écraser le mouvement national-socialiste. Mais on ne vainc pas le terrorisme par des arguments intellectuels, seulement par le contre-terrorisme.

Fortsetzung folgt.

P.J. Goebbels, « Nun, Volk steh auf, und Sturm brich los! Rede im Berliner Sportpalast,” Der steile Aufstieg , Zentralverlag der NSDAP, Munich, 1944, p. 167-204, traduit de l’allemand par B. K.

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