Les Sémites et le sémitisme

Les civilisations sémitiques, si éclatantes qu’elles paraissent, ne sont que de vaines images, des parodies plus ou mains grossières des décors de carton peint que certaines gens ont la complaisance de prendre pour des œuvres de marbre et de bronze. Dans ces sociétés artificielles le caprice et le bon plaisir sont tout et sont seulement couverts du nom prostitué de la justice qui n’est rien… Le bizarre, le monstrueux y tiennent la place du beau et la profusion a banni de l’art le goût et la décence. Le Sémite n’est point fait pour la civilisation et pour l’état sédentaire. Au désert, sous la tente, il a sa beauté, sa grandeur propre, il suit sa voie, il forme harmonie avec le reste de l’humanité. Ailleurs, il est déplacé, toutes ses qualités disparaissent : ses vices ressortent. Le Sémite, homme de proie dans les sables de l’Arabie, héroïque dans un certain sens, devient un vil intrigant dans la société. Quelques-uns arrivent à être ministres et favoris des rois, comme cela s’est vu en Égypte, à Babytone, à Suse, et dans quelques capitales modernes ; la masse rampe aux plus bas échelons : tous traitent le coin de la terre où ils se sont arrêtés en pays conquis et le dévastent insatiablement.

Eugène Gellion-Danglar *, Les Sémites et le sémitisme aux points de vue ethnographique, religieux et politique, Paris, Maisonneuve et Cie, 1882, chap. I, p. 6.

Non, quoi qu’on fasse, le Sémite est un enfant voué à une enfance éternelle. Il fera toujours sérieusement des choses puériles et touchera puérilement à des choses sérieuses. C’est un peuple-femme ayant toutes les faiblesses de la femme ; beaucoup plus sensible que
raisonnable, craintif, mystique, ami du mensonge et du merveilleux, ignorant du droit, nullement soucieux de la liberté, jouet du caprice et de la fantaisie, contemplatif, indifférent, nonchalant, ne connaissant point le prix du temps, bavard, criard, ergoteur, d’une mobilité excessive, d’une coquetterie achevée, plein de distinction, de finesse et d’élégance, même sous des haillons, séduisant, aimable, insinuant, caressant, félin, défiant,
avide, rapace.

Ibid., 117

* (1829-1882). Administrateur civil français, préfet de l’Ain (12 janvier 1880-26 janvier 1880) et collaborateur de La Libre pensée.

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