Le mirage américain

Les Judéo-Américains sont célèbrement idiots, atterrants de sottise, voyez Roosevelt, Otto Kahn, Morgenthau, Filène, Barush, Rosenthal… Regardez ces têtes de cons…
Louis-Ferdinand Céline
L’École des Cadavres

Ce fut d’abord la patrie des « bons » sauvages philosophes qui répandaient des torrents de larmes et pratiquaient la morale naturelle sous l’œil extasié des Pangloss de l’Encyclopédie.
Puis ce fut le « sol sacré de la liberté ». Lorsque, grâce aux soldats du roi de France, les Insurgents eurent contraint les Anglais à opérer leur traditionnel rembarquement, nos « grands ancêtres » poussèrent de grands cris d’allégresse pour la première fois des hommes émancipés des superstitions monarchiques entreprenaient de se gouverner seuls, by the people, for the people
En même temps qu’elle justifiait par ses institutions les rêveries politiques des hurluberlus européens, l’Amérique offrait à tous les malheureux, à tous les faillis, aux mauvais garçons en rupture de gibet et aux fanatiques en quête de vertu biblique, de merveilleuses perspectives de revanche ou d’évasion. C’était la terre des possibilités illimitées, des casiers judiciaires blanchis, de la ruée vers l’or et de l’oncle à héritage.
Ensuite, ce fut le paradis de la technique et de la machine, de la perfection industrielle, des hauts salaires, du travail à la chaîne et de l’auto pour tous.
Aujourd’hui encore c’est vers l’Amérique que se tournent tous ceux que les bouleversements européens ont plongés dans le désarroi, tous ceux qui n’ont pas compris le sens profond de notre révolution et qui, faute d’imagination, s’accrochent pathétiquement à des mythes éculés, à de vieilles recettes, à l’espérance dérisoire d’impossibles miracles : l’Amérique nous rendra le pain, la paix, la liberté et le pernod pour Arthur. On croit à Roosevelt, l’infaillible, le tout-puissant, comme les enfants croient au Père Noël. Avec la même foi mais sans les mêmes excuses.
Car si l’Amérique a jadis symbolisé l’ordre nouveau, si elle a été pendant longtemps un refuge et un exemple, si ses institutions et sa prospérité se sont identifiées avec la notion de progrès, tout ceci a cessé d’être vrai.
L’Amérique n’est plus aujourd’hui qu’une nation réactionnaire où se perpétuent des valeurs périmées, le taylorisme quarante-huitard des bagnes industriels et le verbiage quarante-huitard des tréteaux démocratiques. Elle est comme ces enfants prodiges qui stupéfient leur famille avant de savoir écrire et dont le développement se fige brusquement à l’âge de la puberté. En plein XXe siècle, avec ses maisons géantes, ses locomotives aérodynamiques et ses millions de moteurs, l’Amérique est aussi archaïque qu’un discours de Jefferson. Elle s’est laissée dépasser par les événements. Comme l’ancienne monarchie autrichienne, comme la Turquie des sultans, elle a cessé de marcher au rythme du siècle, elle est perpétuellement en retard d’une idée ou d’une armée : une brillante façade sillonnée d’énormes lézardes qui ne dissimule même plus le bric-à-brac désuet des illusions mortes.
Sans doute le standard de vie élevé d’une partie des masses américaines a-t-il prolongé le mirage. Mais quel mérite y a-t-il à atteindre un certain niveau de prospérité lorsqu’il n’y a qu’à se baisser pour ramasser du pétrole, de l’or, du fer, du charbon ? Dans un pays où les richesses naturelles sont surabondantes, il est inévitable que les individus les moins doués en récoltent au moins quelques miettes.
La prospérité américaine n’est pas la conséquence des principes politiques américains ni du génie américain. Cette prospérité s’est édifiée, il faut bien le dire, malgré les Américains. Les hommes étant libres d’agir à leur guise, sans plan directeur, sans obligations sociales, sans contrainte de l’État, ils ont exploité les ressources du pays absolument au hasard et la fameuse efficiency yankee se traduit surtout par un gigantesque gaspillage. Les pionniers ont déboisé à tort et à travers ; ils ont anéanti les forêts les plus indispensables à la régularisation du débit des grands fleuves qui débordent maintenant au printemps avec une violence catastrophique. Les fermiers usent de méthodes qui eussent fait rougir les gens de notre moyen âge. Lorsqu’une terre est épuisée, on va semer un peu plus loin, sans songer à alterner les cultures ni à rendre au sol sa fertilité. Le pays est si vaste… Quant au bétail il s’élève tout seul dans les immenses plaines du Far-West.
Même anarchie dans l’industrie où les ploutocrates des trusts pratiquent un savant malthusianisme. Il ne s’agit pas de fabriquer ce dont les Américains ont besoin, mais ce que l’on peut vendre avec profit. S’il le faut, on réduit la production minière, on met en sommeil les puits de pétrole.
Aucune organisation rationnelle de la conquête intérieure, aucun effort pour répartir équitablement la richesse commune. Sur une terre qui pourrait assurer des ressources normales à cinq cents millions d’êtres humains, cent vingt-cinq millions d’hommes et de femmes vivent dans une perpétuelle insécurité et onze ou douze millions de chômeurs, augmentés de leurs familles n’ont eu pour subsister, de 1929 à la guerre, que les maigres allocations d’un gouvernement privé d’imagination et d’audace.
L’extraordinaire, ce n’est pas que beaucoup d’ouvriers yankees jouissent d’une certaine aisance, c’est que leur niveau de vie soit tout juste supérieur à celui des travailleurs des nations déshéritées, c’est qu’ils ne connaissent pas une opulence cinq fois plus grande, et qu’au pays de la surproduction, des hommes, par millions, soient réduits à l’indigence.
Au point de vue matériel et social, l’échec est complet. Rien qui corrige, qui tempère l’abominable loi de la jungle du libéralisme économique. Au point de vue politique, même néant : des institutions figées, sclérosées, totalement impropres à donner aux problèmes du monde moderne des solutions saines, qui ont tari l’idéalisme américain, corrompu le peuple, rejeté la jeunesse vers le culte exclusif du gangstérisme et de la finance, qui condamnent l’Amérique à l’impuissance, qui la vouent aux pires catastrophes.
Maintenant que l’Amérique est entrée en guerre, aucun doute n’est plus possible. Cette guerre n’était pourtant pas une surprise pour les gens de Washington. Ils l’avaient voulue avec un fanatisme tenace. En deux ans, ils avaient eu largement le temps de s’y préparer. Mais les premiers coups de canon les ont plongés dans un désarroi complet et révélé au monde l’étendue de la débilité américaine. En quelques semaines, les Yankees ont été balayés du Pacifique, privés de toutes leurs bases, dépossédés des comptoirs et des forteresses dont ils avaient jalonné l’Extrême-Orient. Leurs alliés se font écraser sans qu’ils puissent même esquisser un geste d’assistance. Leur terrible flotte, de combat s’est volatilisée. Leurs navires sont attaqués et détruits par les sous-marins allemands à proximité de leurs eaux territoriales. Anglais et Russes implorent vainement un matériel que les Américains sont incapables de fabriquer pour eux-mêmes en quantité suffisante. Selon le mot de M. Abel Bonnard, Roosevelt en est réduit à se promettre à lui-même les avions qu’il promettait depuis deux ans à tous les antifascistes de la terre.
Et s’il en est ainsi, si cette nation qui avait la possibilité matérielle de devenir la plus puissante du monde et de servir d’exemple à l’univers, donne, dans tous les domaines, la démonstration d’une éclatante faillite, c’est parce qu’elle est une démocratie. Et pour comble d’infortune une démocratie juive.
Ainsi tout s’explique, tout devient limpide. On ne peut rien comprendre à l’Amérique si l’on n’a perpétuellement présente à l’esprit cette explication qui est le fil conducteur de la tragédie américaine.
Les échecs américains sont des échecs démocratiques.
L’abomination américaine, c’est l’abomination juive.
Pas autre chose, rien de plus, mais rien de moins.
Un tel destin n’avait pas d’ailleurs le caractère de la fatalité. Certes, les États-Unis ont été fondés par des philosophes divagants, mais le pays eût pu se dégager à mesure qu’il se développait, de l’hypothèque des « immortels principes ». On l’en a empêché. Dans l’histoire des États-Unis, la guerre de Sécession a une importance déterminante autrement importante que la Déclaration des droits. C’est de cette époque que date la confirmation du régime démocratique, c’est la victoire des Nordistes qui a condamné l’Amérique à s’enliser définitivement dans l’ornière démocratique, qui lui a interdit de chercher d’autres solutions ou même d’être tentée de les imaginer.
Ensuite, lorsque la démocratie eut été solidement assise, les Juifs n’ont eu qu’à paraître pour que le pays s’abandonnât à eux. Et ils ont achevé le plus aisément du monde de saccager l’Amérique, de la souiller, de la pervertir. De même que la présence de Blum à la tête du gouvernement français est la conséquence logique de 89 et de 48, de même la facile conquête de l’Amérique par les Juifs ne s’expliquerait pas sans la guerre de Sécession. Lincoln n’a pas seulement libéré les nègres. Il a préparé les cantonnements de l’envahisseur juif. Il a mis son pays en état de moindre résistance, il l’a offert, sans défense possible, aux convoitises effrénées du peuple élu.

Pierre-Antoine Cousteau, L’Amérique juive, Les Éditions de France, 1942, p. 9-12

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