Que faut-il entendre par « race » ?

Qu’entend-on par « race » ? Voici certaines des définitions les plus connues : « La race est une unité vivante d’individus de la même origine qui ont les mêmes caractéristiques corporelles et spirituelles » (Woltmann) ; « C’est un groupe humain qui se distingue de tout autre groupe humain par une réunion spécifique de caractères somatiques et de propriétés psychiques qui se montre toujours semblable à elle-même » (Günther) ; « C’est un type héréditaire » (Topinard) ; « C’est une souche définie par des groupes d’hommes qui ont le même génotype (c’est-à-dire les mêmes caractères héréditaires) et non d’hommes qui ont la même forme extérieure » (Lenz, Fischer) ; « C’est un groupe défini non par la possession de tel ou tel caractère spirituel ou corporel mais par le style qui s’y manifeste » (Clauss).
Nous n’avons pas pris ces définitions au hasard. Chacune marque une progression qui correspond à celle qui a eu lieu ces dernières décennies dans la théorie de la race. À l’origine la race se résumait à un concept anthropologique. Or l’anthropologie a perdu son sens ancien et étymologique d’« étude de l’homme » dans son ensemble pour revêtir celui d’une science naturelle particulière qui étudie l’homme sous l’angle des caractéristiques qui font de lui une espèce naturelle parmi d’autres.
Au début le concept de race était donc purement naturaliste et descriptif : de même que les différentes espèces animales et végétales étaient décrites dans leur évidente inégalité, ainsi les êtres humains étaient distribués dans des catégories distinctes essentiellement selon leurs caractères physiques et somatiques. Par conséquent le critère était purement « statistique » et quantitatif : la race était définie par les caractères communs à la majorité des individus.
Les premières recherches anthropologiques s’arrêtaient aux éléments morphologiques les plus évidents : la couleur de la peau, des cheveux et des yeux, la stature, les traits du visage, les proportions, la conformation crânienne. L’introduction de la mensuration constitua un premier progrès : on calcula en chiffres les proportions du corps, on mesura les indices crâniens et les angles faciaux. Les techniques descriptives cherchèrent ainsi à devenir « positives » par des méthodes numériques. Ensuite la psychologie fut mise à contribution : on essaya d’identifier les qualités héréditaires qui correspondaient ou étaient présumées correspondre aux divers groupes humains.
La première anthropologie avait aussi considéré l’hérédité : une fois que les différences morphologiques entre les êtres humains furent observées, il parut naturel de conclure à la persistance de ces différences chez leurs ancêtres comme chez leurs descendants. Néanmoins l’élément « hérédité » ne revêtit une importance particulière que dans l’anthropologie récente, qui est déjà proche du racisme au sens strict. D’où les définitions de Topinard, de Lenz et de Fischer que nous avons mentionnées plus haut. Dans le racisme moderne la théorie de l’hérédité est fondamentale. Il y est affirmé, contrairement aux conceptions qui avaient cours dans l’ancienne anthropologie, que ce qui doit être attribué en propre à une race, ce ne sont pas tous les caractères ou les qualités qui se rencontrent dans un groupe humain donné mais uniquement ceux qui peuvent être transmis héréditairement.
Ce n’est pas tout. Après avoir constaté un certain nombre de modifications extérieures (aussi appelées paravariations) qu’un type donné peut subir pour diverses raisons, sans toutefois qu’elles soient transmises héréditairement, on formula la distinction fondamentale entre le génotype et son phénotype. Le « gène » est pour ainsi dire une potentialité : c’est la force qui produit un type ou une série de types, qui peut varier dans certaines limites bien déterminées. La forme extérieure (extérieure dans un sens général, car la théorie de l’hérédité appliquée à l’homme considère non seulement les caractères morphologiques, physiques mais aussi les qualités psychiques), qui, de naissance en naissance, dérive du génotype peut en effet varier et peut apparemment s’éloigner du type originel normal au point de devenir méconnaissable. Cette forme extérieure s’appelle le phénotype. Chez les espèces naturelles on a pu constater que les modifications relatives au phénotype n’affectent pas l’essence. Sous l’influence de phénomènes qui sont extérieurs au phénotype (qu’ils soient subjectifs ou du milieu), la potentialité du génotype se comporte quasiment comme une substance élastique : elle semble perdre, dans certaines limites, sa forme propre mais elle la reprend, aussitôt que cesse le stimulus, dans les types auxquels elle donne naissance dans les générations suivantes. Un exemple typique nous en est donné par le monde végétal : la primevère produit à température normale des fleurs rouges, alors qu’elle en produit des blanches dans un milieu surchauffé. Une de ces plantes est mise en serre et, si les graines sont transplantées de nouveau dans un milieu surchauffé, il en sortira, dans la série des nouvelles plantes, des fleurs blanches. Mais si, après un certain temps, une graine de ces plantes est semée dans un milieu qui est à température normale, une plante à fleurs rouges réapparaîtra, identique à son ancêtre. La variation du phénotype n’est donc pas essentielle mais transitoire et illusoire. La potentialité reste intacte, conforme au type originel.
Ce qui est héréditaire et, selon les conceptions les plus récentes, « racial », ce ne sont pas les formes extérieures en elles-mêmes mais les potentialités, les manières constantes de réagir à des diverses circonstances, d’une manière éventuellement différente mais toujours en conformité avec certaines lois.
C’est là le fondement de la conception actuelle de la race. Avec la définition susmentionnée de Clauss, le fondateur de la psycho-anthropologie, nous progressons vers une certaine « spiritualisation » de ce que l’on appelle le génotype : l’essence de la race est recherchée dans un « style », dans une manière d’être. La race devient ici une sorte de « ligne » constante qui s’exprime non seulement dans les caractères physiques, c’est-à-dire dans la race du corps, mais aussi dans la manière d’utiliser certaines qualités ou caractères psychiques, comme nous le verrons de plus près ultérieurement. C’est ce style, lui-même héréditaire, qui définit un groupe donné d’individus qui, par rapport à d’autres groupes qui ont un style différent, constitue une race.

Julius Evola, Eléments pour une éducation raciale, traduit de l’italien par B. K.

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