La signification profonde du racisme

Si nous avons ainsi résumé le sens qu’a pris le concept de « race » dans les recherches modernes, nous n’avons toujours pas dépassé le domaine des définitions abstraites, comme nous devons le faire pour préciser ce que la race doit représenter concrètement aujourd’hui pour l’individu et, par conséquent, ce que la conscience raciale doit véritablement signifier. C’est là le point fondamental. Pour le traiter, il importe de se référer à l’expérience directe.
L’expression courante d’« homme racé » ne date pas d’hier. En règle générale, elle renvoyait à un concept aristocratique. De la masse des individus ordinaires et médiocres se détachent des êtres « racés », c’est-à-dire des être supérieurs, « nobles ». Cette noblesse, cependant – il est bon de le rappeler – n’impliquait pas nécessairement le blason : cette impression de race pouvait se dégager d’un paysan ou d’un homme du peuple sain et honnête de la même manière que d’un aristocrate digne de ce nom. Il y a une raison à cela : de même que, dans la noblesse, certaines traditions profondes ont longtemps réussi à protéger la pureté du sang, ainsi des conditions favorables particulières, à la campagne, dans la nature, ou des occupations et des mœurs saines ont pu produire le même effet chez d’autres éléments, non aristocratiques, d’un peuple donné.
Le mot de « sang », outre celui de « race », a eu une signification précise et vivante fort différente de celle qu’il a aujourd’hui et qui est essentiellement d’ordre biologique et scientiste. On dit par exemple « bon sang ne peut mentir » et on parle d’« instinct du sang ». Il y a des injures qui sont « sanglantes », des situations dans lesquelles « le sang ne fait qu’un tour ». Que veut dire tout cela ? Au plus profond de chaque être humain, bien au-delà de la sphère des concepts abstraits, du raisonnement discursif et des conventions sociales, il existe des instincts qui ont une forme déterminée, il peut se produire des réactions directes et absolues, qui sont normales chez l’homme « racé » mais qui ne se manifestent que d’une manière sporadique chez l’homme de la rue, dans des cas extrêmes et dans des situations exceptionnelles.
S’agit-il ici d’impulsions propres à la vie animale et biologique ? Il serait imprudent de l’affirmer. Les forces en question, les réactions instinctives de l’homme « racé », loin d’être des prolongements des instincts animaux, les démentent souvent et imposent à l’existence une norme supérieure, forçant cet homme à obéir à une certaine « ligne », à un style fait de maîtrise, de tension intérieure et d’affirmation, qui devient chez lui naturel et spontané. Les réactions de la race n’ont de commun avec les instincts animaux que l’immédiateté et la précision : elles ne relèvent pas du raisonnement ou de considérations intellectuelles mais sont spontanées et manifestent l’être dans sa totalité. Ce n’est pas tout : elles investissent aussi l’intellect, car elles se manifestent dans des formes directes, particulières, de sensibilité, de jugement et d’examen. La race, le sang, fournit à l’homme des preuves qui sont indiscutables et qui, en tant que telles, sont aussi directes que celles qui sont fournies par des sens sains et normaux. De même que personne ne se demande pourquoi la couleur rouge est rouge, ainsi un certain nombre d’évidences précises et naturelles sont propres à l’homme « racé », tandis que l’homme moderne, cérébral et dégénéré, en est réduit à avancer pour ainsi dire à tâtons, cherchant à remédier à la perte du sens de la vue par celui du toucher à l’aide de l’intelligence discursive, de sorte qu’il va d’une crise à l’autre sans pouvoir en résoudre aucune et adopte des critères conformistes.
C’est sur ce plan que la race doit être comprise et vécue. La race vit dans le sang et même plus profondément encore, à une profondeur où la vie individuelle communique avec une vie supra-individuelle, qui ne doit cependant pas être comprise du point de vue naturaliste (en tant que « vie de l’espèce ») mais comme un domaine dans lequel des forces réellement spirituelles sont à l’œuvre.
Les anciens le savaient bien : que l’on pense aux cultes rendus aux lares, aux Pénates, aux héros fondateurs, au « démon » de la gens, entités qui symbolisaient toutes le mystère du sang et les forces mystiques de la race.
La science peut sans doute mettre en évidence l’importance de l’hérédité au moyen des résultats obtenus par la génétique, la démographie et la pathologie. Tout cela peut favoriser le réveil d’un sentiment de race mais ne peut pas le provoquer. Il faut donc une réaction intérieure, à laquelle le mythe en tant qu’idée force, idée créatrice peut contribuer plus efficacement que n’importe quelle considération scientifique. Nous avons déjà indiqué quel est ce mythe : c’est la race en tant que source de plénitude, de supériorité et d’affirmation de soi. Il y a des hommes vulgaires et des hommes racés. A quelque classe sociale qu’ils appartiennent, ces hommes constituent une aristocratie dans laquelle vit encore un mystérieux héritage immémorial.
C’est pourquoi le racisme a une valeur d’épreuve, de réactif, même dans ses formulations les plus générales. Les réactions de tel ou tel individu aux idées racistes sont une sorte de baromètre qui révèle la « quantité » de race présente dans la personne en question. Dire oui ou non au racisme n’est pas une simple alternative intellectuelle, ce n’est pas un choix subjectif et arbitraire. Celui qui dit oui au racisme est celui chez qui la race vit encore ; au contraire, celui qui a été vaincu intérieurement par l’anti-race et chez qui les forces originelles ont été étouffées par des détritus ethniques dus à des croisements, des processus de dégénérescence ou un style de vie bourgeois, efféminé et intellectualiste qui a perdu contact depuis des générations avec tout ce qui est vraiment originaire, s’y oppose et cherche des alibis dans tous les domaines pour justifier son aversion et discréditer le racisme.
On ne saurait trop insister sur le fait que ce point est quasiment une prémisse de tout exposé sérieux du racisme. Le fascisme fait appel aujourd’hui à tous ceux chez qui la race n’est pas encore éteinte.

Julius Evola, Eléments pour une éducation raciale, traduit de l’italien par B. K.

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