Conséquences du sentiment de race

Le comte de Gobineau qui, d’un certain point de vue, peut être considéré comme le père du racisme moderne, ne fit pas mystère de l’origine profonde de sa doctrine. Ce qui l’amena à écrire Essai sur l’inégalité des races (1883) fut son opposition complète au « marécage démocratique et égalitaire » dans lequel les nations européennes ne cessent de s’enfoncer.
C’est précisément ce pathos qui doit accompagner toute attitude raciste cohérente et produire des effets déterminés dans le domaine politico-social. Bien entendu, ces déductions ne peuvent aller que dans le sens des éléments fondamentaux de l’idéologie fasciste, qu’elles renforçent et, pour ainsi dire, dynamisent.
Être racistes signifie en fait se dresser contre le mythe démo-maçonnique selon lequel la valeur suprême est l’« humanité » au singulier et tous les êtres sont par essence égaux et frères. En réalité, cette mythique humanité postulée par l’évangile des « droits de l’homme », soit n’existe pas, soit n’a pas la moindre importance pour nous, car elle constitue non un plus mais un moins.
Pour clarifier le point de vue raciste, nous dirons que nous n’entendons nullement contester que la grande majorité des êtres humains possèdent un certain nombre d’éléments communs. Toutefois, les aspects sous lesquels leur différence est évidente et incontestable sont tout aussi réels. Nous devons prendre position sur leur importance respective et, là encore, il s’agit d’un test de nos vocations intérieures.
Le racisme, nous pouvons le dire avec certitude, va de pair avec l’esprit classique, dont la caractéristique fut l’exaltation de tout ce qui a une forme, un visage, une individuation, par opposition à tout ce qui est informe, commun et indifférencié. L’idéal classique, nous ajouterions même aryen, est celui du cosmos, c’est-à-dire d’un ensemble de natures et de substances très individualisées, organiquement et hiérarchiquement reliées les unes aux autres dans un tout : ce n’est pas l’idéal plus ou moins romantique ou panthéiste du chaos en tant que principe qui, par son indifférenciation, est supérieur à tout ce qui a une forme.
Dans cet ordre d’idées, nous pouvons dire que l’« humanité » idéale du mythe démo-maçonnique nous apparaît comme un dénominateur commun ou un substrat collectif, qui n’a d’intérêt pour nous que sous les formes vivantes, concrètes et bien définies dans lesquelles il s’articule. Ces formes sont précisément les races, qui doivent être comprises comme des unités du point de vue de la langue et de l’instinct aussi bien que de l’esprit. Par conséquent, le raciste reconnaît la différence et veut la différence : pour lui, être différent, être soi-même, n’est pas un mal mais un bien.
Quand la fameuse « humanité » existe-t-elle vraiment ? Quand un monde bien articulé dégénère en un monde chaotique, collectiviste, indifférencié, qui ne peut être conçu que comme stade terminal et effrayant d’un processus de désintégration et de nivellement sociaux et spirituels.
Ce n’est qu’alors que, dans l’hypothèse où il subsisterait encore quelques différences au physique entre les êtres humains, ces différences pourraient être considérées comme accidentelles, superflues, insignifiantes et négligeables. Voilà ce qui se cache derrière le mythe égalitaire et l’idéologie démo-maçonnique.
Dans la vision raciste de la vie, a contrario, toute différence – même physique – est symbolique : l’intérieur se manifeste extérieurement, l’extérieur est le symbole, le signe ou le symptôme de quelque chose d’intérieur ; ce sont là les principes fondamentaux d’un racisme intégral.
De notre point de vue romain et fasciste, il est particulièrement important d’insister sur la tendance classique susmentionnée du racisme : volonté de forme, aversion pour tout ce qui est indifférencié, retour aux principes de notre ancienne sagesse : connais-toi toi-même et sois toi-même. Fidélité à sa nature, c’est-à-dire à son sang et à sa race : c’est là la contrepartie intérieure, éthique et spirituelle des données de la génétique, de la science de l’hérédité et de la biologie qui servent à formuler le racisme scientifique.

Julius Evola, Eléments pour une éducation raciale, traduit de l’italien par B. K.

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