Canaille d’en-haut, racaille d’en-bas

La dissolution des Templiers fut directement responsable de l’augmentation spectaculaire des actes de piraterie qui affectaient l’Europe, l’Amérique et même l’océan Indien à la Renaissance.
Les pirates ont été décrits comme des bandes de casse-cou aventureux à la gâchette facile depuis l’époque de l’écrivain Daniel Defoe. La réalité est moins pittoresque – et plus intéressante. Si, comme l’écrit Defoe dans sa délusoire Histoire générale des plus fameux pirates, la plupart des pirates avaient effectivement « une vie courte mais heureuse », d’autres vivaient beaucoup plus longtemps que les hommes d’équipage de la marine britannique. Ils mangeaient mieux, étaient traités moins durement et avaient droit à une plus grande part du butin.
Les pirates étaient liés par des engagements qui leur garantissaient une meilleure protection que celle qu’offrait le droit maritime et qu’ils confirmaient par un vote chaque fois qu’ils prenaient la mer. Le vaisseau pirate et les ports de pirates, comme celui de Sainte Marie à Madagascar, furent les laboratoires de la démocratie. La pratique démocratique (« un homme, une voix ») avait cours sur les vaisseaux des pirates avant d’être plus ou moins reprise par la Révolution américaine.
Les pirates achetaient des provisions et des armes, vendaient des biens mal acquis (de la laine, des bijoux, etc.) et, avec le produit de leurs ventes, ils achetaient des domaines ou, tout au moins, des fermes, où ils se rangeaient. Pour prendre place dans la société, il leur fallait des relations. Pour se faire des relations, il leur fallait appartenir à une confrérie. A cette époque, les héritiers des Templiers fondaient des loges et d’anciens liens étaient renoués. La franc-maçonnerie, qui était restée plus ou moins clandestine jusqu’au début du dix-huitième siècle, fournissait un logement, du travail, de la nourriture et même des vêtements à ses membres. La franc-maçonnerie leur permettait aussi d’établir un réseau de contacts, qui était clandestin et souvent au-dessus de la loi. Le maître d’une loge était tenu de faire serment que les francs-maçons étaient des « frères des pirates et des corsaires ».
Ceux qui naviguaient sous le pavillon de la tête de mort aux os croisés pouvaient trouver protection dans les ports et dans les tribunaux, où une certaine poignée de main ou une phrase codée obligeait leurs frères francs-maçons à leur porter secours.
Les grosses fortunes bâties par les pirates et par ceux qui affrétaient leurs vaisseaux et achetaient leurs butins survécurent à « l’âge d’or de la piraterie ». Des dynasties fondées sur des activités clandestines et l’appartenance à des sociétés secrètes donnèrent naissance à un pouvoir qui continue d’exister à l’époque moderne.
Les pirates étaient eux-mêmes organisés en confréries (1), ils faisaient serment d’œuvrer au bien du groupe, ils promettaient de partager équitablement les butins et ils se battaient sous le même pavillon que la flotte de combat des Templiers. Les bases des pirates – les ports d’Ecosse, d’Irlande et d’Amérique où ils pouvaient mettre à quai et vendre ouvertement leur butin – étaient protégées par des cellules maçonniques qui, comme nous l’avons vu précédemment, avaient leurs entrées dans les tribunaux et les parlements.
La contrebande aussi devint une véritable entreprise dans le monde entier, malgré son illégalité. De Salem et de Newport aux Caraïbes et aux Bermudes, les ports, qui abritaient et facilitaient le commerce des pirates, n’avaient aucun scrupule à se faire les complices des contrebandiers. De même que les organisations maçonniques formèrent des corporations d’artisans pour protéger le gagne-pain de leurs membres, ainsi il fallait s’assurer de la loyauté des individus qui se livraient à la contrebande. Aux Bermudes, où les deux tiers des échanges étaient illégaux au dix-huitième siècle, les partenaires commerciaux étaient tenus de garder le secret sur leurs activités. L’île fut et est toujours un bastion de la franc-maçonnerie. Le bureau des douanes y ressemble davantage à un temple maçonnique qu’à un bâtiment gouvernemental.
La traite des esclaves fut aussi encouragée par les Templiers. En fait, les chevaliers du Christ participèrent à l’organisation de l’importation de cargaisons d’esclaves en Europe et contribuèrent plus tard à la légalisation de ce commerce aux Amériques. (2) Les ordres de chevalerie qui contrôlaient les gouvernements du Portugal et de l’Espagne vendaient des licences à d’autres gouvernements, qui créaient à leur tour des sociétés pour étendre ce commerce. Les familles royales d’Europe en furent les premiers bénéficiaires ; en échange d’une partie des bénéfices, elles accordaient des licences à des marchands et à des hommes d’affaires attachés à la cour. Ceux-ci les vendaient ensuite aux plus offrants, qui n’appartenaient pas tous à la classe des marchands et qui, à la faveur de ces licences, pouvaient ainsi y entrer. En Amérique, la démocratie et la libre entreprise permettaient théoriquement à tout le monde de jouer un rôle dans l’achat et la vente d’êtres humains mais ce fut une poignée de grandes familles, liées à leurs homologues en Angleterre et en France, qui s’emparèrent de ce commerce.
Lorsque la Révolution américaine éclata, Benjamin Franklin se tourna vers la pseudo-élite franc-maçonne de France, qui contrôlait la traite des esclaves, pour obtenir des armes, des fournitures et des soldats. Dans les quatre-vingt premières années de l’histoire américaine, tous les ports négriers de Charleston à Newport furent sous le contrôle d’une poignée de familles unies par des liens maçonniques.
Ces marchands n’étaient pas prêts à renoncer à ce commerce lucratif et ne reculèrent devant rien pour combattre l’abolition. Les membres de la pseudo-élite considéraient que la présidence pouvait s’acheter et, lorsque l’argent n’était pas en mesure de décider d’une élection, ils employaient d’autres moyens pour arriver à leurs fins. Après la mort soudaine et suspecte des présidents Harrison et Taylor, des antiabolitionnistes furent parachutés à la vice-présidence. Lorsque la mort elle-même s’avéra incapable d’arrêter les abolitionnistes, le pays sombra dans la guerre la plus destructive qu’il ait jamais connue. Pour la pseudo-élite, la Guerre Civile ne s’acheva pas à Appomattox, où les armées de Jefferson Davis se rendirent. Les membres de l’association quasi-maçonnique des Chevaliers du Cercle d’Or tramèrent une conspiration contre le président Lincoln dans le but d’invalider la Proclamation d’émancipation et de supprimer ses effets sur le commerce états-unien avec l’Angleterre. Dans l’après-guerre, la reconstruction fut entachée par les activités d’un autre groupe maçonnique de Chevaliers, le Klu Klux Klan.
Même si la contrebande et la piraterie n’étaient plus aussi profitables en Amérique depuis qu’elle était devenue indépendante, des institutions comme la traite des esclaves et le trafic de drogue y étaient florissantes. La fortune que la traite des esclaves permit à la pseudo-élite d’amasser constituerait le fondement de l’industrie américaine. Le trafic de drogue que les Etats-uniens et les Britanniques s’unirent pour organiser dans la première partie du dix-neuvième siècle deviendrait un fléau dont les effets continuent de se faire sentir aujourd’hui. Là aussi, un petit groupe de familles contrôlaient ce commerce et, aux Etats-Unis comme en Angleterre, elles étaient organisées en cellules maçonniques.
S’il n’est pas surprenant que les Pères Fondateurs aient été pour la plupart des propriétaires d’esclaves, puisque l’esclavage était légal à cette époque, il l’est davantage qu’ils aient souvent été aussi des contrebandiers. Les profits du trafic de drogue, de la contrebande, de la traite des esclaves et même de la piraterie sont directement à l’origine de la fondation des plus importantes banques du pays, qui sont toujours en activité aujourd’hui. Les sociétés d‘assurance du New England naquirent et prospérèrent grâce aux profits procurés par l’assurance des navires chargés d’opium et d’esclaves. Le grand réseau ferroviaire qui fut construit aux Etats-Unis au dix-neuvième siècle fut financé par le trafic de drogue. Et c’est un des barons de l’opium qui fournit les fonds destinés à financer la création de l’industrie du téléphone et des communications.
La famille de Franklin et Théodore Roosevelt s’était enrichie par le trafic de drogue. Les liens de consanguinité étaient essentiels dans le trafic d‘opium. Le père de Franklin Delano Roosevelt fit fortune en faisant de la contrebande d’opium, perdit tout et se remit à en trafiquer pour se refaire. Ulysse S. Grant épousa une femme issue d’une famille de trafiquants d’opium qui avait des relations en Amérique et en Europe. Les capitaux nécessaires à la création d’Harvard, de Yale, de Columbia et de Princeton, que les premières grandes familles de New York et du New England fournirent sous la forme de donations, provenaient du trafic de drogue. Ce sont ces mêmes familles qui feraient construire le réseau ferroviaire et les usines de textile, fonderaient les banques et les compagnies d’assurance, tout en faisant fructifier leur argent de génération en génération.
D’autres présidents eurent des liens indirects avec la piraterie. John Tyler entra par mariage dans une famille qui devait son statut social à une fortune acquise par la flibusterie. Le grand-père de Millar Feelmore (3) fut jugé pour actes de piraterie. Comme le commerce de l’opium, la piraterie était une entreprise qui dépendait d’un vaste système d’obligation et de confiance. De Cape Cod à Long Island, de New York City à la Caroline du Nord et à la Nouvelle Orléans, les pirates se faisaient mutuellement confiance et connaissaient les dirigeants qui étaient susceptibles de leur fournir des abris, une protection juridique et un débouché pour leurs butins. Au débarquer, les capitaines de pirates faisaient un rapport aux quelques puissants qui protégeaient leur commerce. Leurs liens se tissaient et se consolidaient dans les loges maçonniques. Les gouverneurs, les maires et les juges autorisaient et investissaient dans les expéditions de pirates, dont les produits permirent à certaines familles de bâtir des fortunes colossales.
Les navires de pirates étaient des loges flottantes dans lesquelles les rituels, le secret et les serments du sang cimentaient l’union des pirates. Mais les simples pirates n’étaient pas les bienvenus aux réunions de la loge n°8 Holland à New York, d’où la famille Livingston finançait avec bonheur des pirates comme le capitaine Kidd et d’où, un siècle plus tard, elle protégerait encore des pirates comme Lafitte.
La piraterie n’était pas la seule activité illégale en haute mer ; les colonies américaines prospérèrent aussi grâce à la contrebande. Un des contrebandiers les plus célèbres de cette époque, le riche marchand John Hancock, fut à la fois franc-maçon et pirate ; c’est la saisie d’un de ses navires, Liberty, par les douanes de Boston qui sera à l’origine du Tea party et de la révolution. Un pied dans les loges maçonniques de la pseudo-élite où les armateurs et les capitaines étaient les bienvenus, l’autre dans les loges où les manœuvres étaient acceptés, Hancock donnait du travail au tiers des habitants de Boston.
C’est la volonté de l’Angleterre d’imposer ses lois contre la contrebande qui précipita les Etats-Unis dans la révolution, car les colonies comptaient sur les contrebandiers pour leur fournir des armes, de la nourriture et des provisions, dans leur lutte contre l’Angleterre.
Le rôle des partenaires contrebandiers de l’Amérique dans les Caraïbes et aux Bermudes a rarement été examiné par les historiens mais il fut essentiel, dans la mesure où la contrebande et la piraterie servirent de nombreuses dynasties politiques américaines qui sont toujours au pouvoir aujourd’hui.
La révolution mit fin aux importants profits de la contrebande. La piraterie aussi cessa d’être une source de profits faciles. La traite des esclaves devint le nouveau moyen de devenir riche, prospérant dans des ports qui étaient des bastions de la franc-maçonnerie. De Newport à Charleston, l’appartenance à une loge permettait d’avoir accès au financement et à l’assurance et d’affréter des navires négriers. Elle était aussi synonyme d‘accès au marché.
Mais l’appartenance à la franc-maçonnerie n’offrait pas simplement des possibilités dans le milieu. Benjamin Franklin reconnut que la réussite dans l’imprimerie dépendait de la loge de Philadelphie à laquelle on appartenait. John Jacob Astor qui posséda à un moment un quinzième des fortunes personnelles américaines adhéra à la prestigieuse loge n°8 Holland pour faire avancer ses affaires. Seuls les fils de riches, qui pouvaient faire leurs études à Temple, (4) étaient certains de réussir dans les professions juridiques, condition préalable à l’exercice de charges gouvernementales. Passer le barreau est une expression qui fut créée dans ce bastion templier de Londres et c’est un rite de passage qui doit encore être accompli aujourd’hui pour devenir avocat. L’avancement dans l’armée était refusé à un grand nombre de ceux qui ne faisaient pas partie d’une loge militaire comme celle qu’avait fondée George Washington et où Lafayette et le corsaire états-unien John Paul Jones furent initiés.
Les pseudo-élites secrètes qui bâtirent les empires commerciaux et les fortunes familiales des Etats-Unis ont bien caché leur histoire. A une époque où la moindre indiscrétion est susceptible de détruire la réputation d’un candidat à une charge publique, les origines et les histoires familiales troubles des Pères Fondateurs sont dignes d’intérêt. Nous avons hérité de grandes écoles et d’universités qui portent le nom d’esclavagistes et de trafiquants d’opium. Nous honorons des présidents et des politiciens dont la fortune repose sur le banditisme. Nous finançons des entreprises créées par des individus dont la richesse provient d’activités illégales.
Les squelettes que la plupart des familles qui sont considérées comme la crème des Etats-Unis ont dans leur placard feraient passer pour des anges les membres des organisations criminelles actuelles. Il ne s’agissait pas de voleurs de chevaux ni de vendeurs d’huile de serpent, ni même d’escrocs que l’on chassait de la ville par le premier train. Les Pères Fondateurs amassèrent des fortunes considérables. Leurs rejetons jouissent encore aujourd’hui des richesses qu’ils leur ont léguées – ainsi que du pouvoir qui en découle et qui est protégé par les institutions qu’ils établirent.et qui leur permettent de garder la mainmise sur les postes clé. Le système, grâce à des gains mal acquis et à un pouvoir illégitime, s’auto-perpétue.
Dans un pays où tout le monde pouvait repartir à zéro sur un pied d’égalité, il est intéressant de constater que le fossé entre les riches et les pauvres se creusa considérablement après la révolution. Cela n’était pas dû au hasard mais aux manœuvres des sociétés secrètes qui avaient été importées d’Europe, où elles étaient établies depuis des siècles.
Pour comprendre l’ubiquité actuelle des sociétés secrètes des pseudo-élites et le rôle déterminant qu’elles ont joué au cours des derniers siècles, il faut revenir au jour de 1307 où la plus grande organisation que le monde eut jamais connue jusque-là a été détruite. (5)

Secret Societies of America’s Elite : From the Knights Templar to Skull and Bones, 2003, Rochester, VT, Destiny books, p. 1-11, traduit de l’américain par B. K.

(1) « Principe de l’équilibre. — Le brigand et l’homme puissant qui promet à une communauté qu’il la protégera contre le brigand sont probablement tous deux des êtres semblables, avec cette seule différence que le second parvient à son avantage d’une autre façon que le premier, c’est-à-dire par des contributions régulières que la communauté lui paye et non plus par des rançons de guerre. (Le même rapport existe entre le marchand et le pirate qui peuvent être longtemps un seul et même personnage : dès que l’une des fonctions ne leur paraît pas prudente ils exercent l’autre. Au fond, maintenant encore la morale du marchand n’est qu’une morale de pirate, plus avisée : il s’agit d’acheter à un prix aussi bas que possible — de ne dépenser au besoin que les frais d’entreprises — et de revendre aussi cher que possible.) Le point essentiel c’est que cet homme puissant promet de faire équilibre au brigand ; les faibles voient en cela la possibilité de vivre. Car il faut ou bien qu’ils se groupent eux-mêmes en une puissance équivalente, ou bien qu’ils se soumettent à un homme qui soit à même de contrebalancer cette puissance (leur soumission consiste à rendre des services). On donne généralement l’avantage à ce procédé, parce qu’il fait en somme échec à deux êtres dangereux, le premier par le second et le second par le point de vue de l’avantage : car le protecteur gagne à bien traiter ceux qui lui sont assujettis, pour qu’ils puissent non seulement se nourrir eux-mêmes, mais encore nourrir leur dominateur. Il se peut d’ailleurs qu’ils soient encore traités assez durement et assez cruellement : mais en comparaison de l’anéantissement complet qui jadis était toujours à craindre, les hommes éprouvent un grand soulagement… » (F. Nietzsche, Humain, trop humain (2ème partie). (NDE.)
(2) L’esclavage est une chose, la traite des esclaves en est une autre.
L’esclavage a une justification ontologique et, par conséquent, éthique : « Ceux qui sont aussi éloignés des hommes libres que le corps l’est de l’âme, ou la bête de l’homme (et sont ainsi faits ceux dont l’activité consiste à se servir de leur corps, et dont c’est le meilleur parti qu’on puisse tirer), ceux-là sont par nature des esclaves ; et pour eux, être commandés par un maître est une bonne chose, si ce que nous avons dit plus haut est vrai. Est en effet esclave par nature celui qui est destiné à être à un autre (et c’est pourquoi il est à un autre) et qui n’a la raison en partage que dans la mesure où il la perçoit chez les autres mais ne la possède pas lui-même. » (Aristote, La Politique, L. I, ch. V., Trad. Pierre Pellegrin, Les Intégrales de philo Nathan, p. 35). L’esclavage a également une justification sociale : la preuve en est que, dans la Rome archaïque et dans la Grèce primitive, « les esclaves participaient à pratiquement tous les secteurs de la vie et de l’économie, y compris ceux de la culture et de l’administration. » (J. Andreau, R. Desca, Esclave en Grèce et à Rome, 2006), à tel point que son abolition n’y fut jamais réclamée. De même, dans le monde arabe, la condition de l’esclave qui était reçu dans l’intérieur d’une famille a fait dire à un philanthrope qui a très bien connu cette région que « la différence qu’il y a entre le maître et l’esclave, c’est que le premier se croise les bras et que le second travaille… En résumé, cet esclave n’est pas plus malheureux que beaucoup de gens qui vivent autour de nous et que nous ne voulons pas voir » (L.G. Binger, Esclavage, islamisme et christianisme, Société d’éditions scientifiques, 1891 p. 10).
L’assimilation toute moderne de l’esclavage à oppression sociale est donc aberrante du point de vue traditionnel indo-européen.
Tout aussi aberrant, a contrario, est ce qu’on appelle la traite, par laquelle l’esclave devient une marchandise. Or, comme le montre bien L.G. Binger, une certaine forme de traite existait en Afrique noire bien avant l’arrivée des négriers. Au demeurant, il est bien vrai, même du simple point de vue moral, que, pour citer Voltaire, « Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur » (Essai sur les Mœurs, Imprimerie Didot, t. 8, p. 187).
Dans l’ensemble, la condition des esclaves noirs aux Etats-Unis ne semble avoir été ni pire ni meilleure que celle qui était la leur aux mains de leurs congénères en Afrique.
Même si l’esclavagisme des Sudistes ne reposait pas sur les fondements ontologiques et organiques que l’esclavage avait chez les premiers Hellènes et chez les premiers Romains, il était encore préférable à l’abolitionnisme des Nordistes et des membres de la haute finance apatride pour qui tapinaient les Nordistes, pour lesquels, comme l’a bien vu F.P. Yockey, le Noir ne représentait que « de la main d’œuvre à bon marché » et un « petit emprunteur ».
Enfin, en ce qui concerne l’esclavage des Blancs par les Noirs dans le Sud au dix-huitième et au dix-neuvième siècles, on lira avec profit L. Koger, Black Slaveowners: Free Black Slave Masters in South Carolina, 1790-1860, McFarland, 1985, une des rarissimes études universitaires états-uniennes sur le sujet ; rareté qui n’a évidemment strictement rien à voir avec le fait que la quasi-totalité des présidents de l’Ivy League sont soit d’origine juive, soit mariés avec des Juives (http://thezog.wordpress.com/who-controls-the-ivy-league/ ; https://thezog.info/who-controls-the-ivy-league/).
Concernant l’esclavage des Noirs par les Noirs en Amérique, voir Arthur Kemp, Hidden Facts about Slavery in America (http://marchofthetitans.com/2013/08/11/hidden-facts-about-slavery-in-america/).
Sur l’esclavage des Blancs en Amérique ainsi que l’implication des Juifs dans l’esclavage, voir Laurent Glauzy, Ils étaient blancs et esclaves, ils étaient juifs et négriers (http://www.contre-info.com/ils-etaient-blancs-et-esclaves-ils-etaient-juifs-et-negriers-12 ; http://www.contre-info.com/ils-etaient-blancs-et-esclaves-ils-etaient-juifs-et-negriers-22). (Note de l’Editeur.)
(3) Millard Fillmore (7 janvier 1800 – 8 mars 1874) est le treizième président des États-Unis. (Note de l’Editeur.)
(4) The Temple est un collège d’avocats. Le bâtiment est ainsi nommé parce qu’il était autrefois le palais des Templiers. (Note de l’Editeur.)
(5) En ce qui concerne le rôle des Juifs dans la piraterie, voir Les pirates juifs des Caraïbes : L’incroyable histoire des protégés de Christophe Colomb, André Versaille/Renaissance du Livre, 2012. http://www.andreversailleediteur.com/upload/args/krizler_mepdefprotege.pdf. (Note de l’Editeur.)

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