La question juive dans l’antiquité

Un des arguments tactiques le plus généralement opposé à ceux qui soulèvent présentement le problème juif est que l’antisémitisme est simplement une mode, une idéologie étrangère et une imitation maladroite du racisme et du national-socialisme allemand, qui n’a pas sa place dans notre pays [1]. Nous avons déjà éventé cette manœuvre dans le numéro de juin [de La Vita Italiana] [2] de l’année dernière, en montrant que le problème juif peut et doit être posé chez nous indépendamment de prémisses racistes ou nationales-socialistes et qu’il n’est pas artificiel, car, dans sa forme la plus élevée, il est intimement lié à l’idée impériale romaine.
Un autre argument tactique est que l’antisémitisme actuel ne serait que le résidu sécularisé d’un préjugé religieux. Le christianisme, dit-on, a crée l’antisémitisme. Coudenhove-Kalergi a même tenté d’attribuer l’aversion instinctive de nombreux non Juifs pour le Juif à une hérédité inconsciente : cet instinct aurait son origine, selon lui, dans la haine que la religion chrétienne inocula autrefois contre ceux qui ont supplicié Jésus et demandé que son sang retombe sur eux. Cette conception aussi est tendancieuse et inexacte. La preuve en est que l’antisémitisme existait déjà dans le monde antique avant l’apparition du christianisme. Le monde préchrétien, aryen, classique et méditerranéen connaissait déjà des formes précises d’antisémitisme et percevait déjà le péril juif, souvent d’une manière étonnamment semblable à celle dont il est perçu de nos jours. Il nous semble qu’il convient de le souligner. C’est pourquoi, bien qu’on ait généralement entendu parler de nombreux témoignages d’antisémitisme dans le monde antique, il y a avantage à les passer en revue pour liquider définitivement l’argument polémique que nous venons d’indiquer. Du reste, on sait que l’antisémitisme à caractère chrétien a eu en quelque sorte un effet boomerang ; mis en circulation autrefois par le christianisme contre Israël, il risque de se retourner contre le christianisme lui-même, car les formes les plus extrêmes de l’antisémitisme sont aujourd’hui sur le point de trahir l’élément juif qui est présent dans la tradition chrétienne. Mais, répétons-le, constater la présence de l’antisémitisme dans le monde antique, c’est contribuer notablement à déblayer le terrain.
Il conviendrait vraiment de s’entendre sur le sens du terme même d' »antisémitisme » dans le monde antique. Dans l’antiquité, l’attitude qu’il désigne ne se rapporte jamais, par exemple, aux Assyriens, aux Babyloniens ou aux Arabes, qui sont également des peuples sémites : aussi serait-il plus juste de parler d' »antijudaïsme ». Il est bien certain qu’on pourrait justifier le terme, devenu courant, d’« antisémitisme », en se fondant sur de grandes oppositions de types généraux de civilisation et de vision du monde, comme Evola [3] a cherché à le faire chez nous ; mais ceci nous amènerait trop loin et en dehors du sujet auquel nous entendons nous attacher spécialement ici. Il est donc entendu que, pour nous, l’« antisémitisme » dans le monde antique est synonyme d’« antijudaïsme ».
En ce qui concerne les origines de l’antisémitisme, nous ne suivrons pas véritablement Mgr. Trzeciak qui a voulu voir dans la Bible elle-même le point de départ de l’antisémitisme, sous prétexte que ce texte renferme, à partir du Deutéronome, de nombreuses accusations contre le peuple juif et de nombreuses prédictions selon lesquelles il doit s’attendre à être châtié à cause de ses pêchés et de son impiété. Dans la Bible, nous voudrions faire remarquer que les monarques égyptiens avaient déjà pressenti le péril juif et s’étaient efforcés d’y faire face. « Le roi d’Egypte leur dit : « Moïse et Aaron, pourquoi détournez-vous le peuple de son travail ? Retournez à vos corvées ! ». Le pharaon ajouta : « Ce peuple est maintenant nombreux dans le pays, et vous lui feriez interrompre ses corvées ! » Le jour même, le pharaon donna aux inspecteurs et aux commissaires du peuple l’ordre suivant : « Vous ne donnerez plus comme avant de la paille au peuple pour faire des briques. Ils iront eux-mêmes ramasser de la paille. Vous leur imposerez néanmoins la quantité de briques qu’ils faisaient auparavant, vous n’en supprimerez rien. En effet, ce sont des paresseux. Voilà pourquoi ils crient : « Allons offrir des sacrifices à notre Dieu ! » (Exode, 5.4-8). Dès cette époque, les Juifs étaient donc considérés comme un danger intérieur, une race qui, non contente de devenir grande et puissante dans le peuple qui l’accueille, le trahit en passant à l’ennemi à la première occasion favorable. De là la « captivité » égyptienne, première mesure pratique de l’antisémitisme antique.
Un autre document sur les origines de l’antisémitisme, dans le Livre d’Esther, montre que les Juifs étaient dispersés dès le quatrième siècle avant J.-C. dans l’empire perse, où ils n’avaient cependant pas une bonne réputation. Voici ce que Haman dit au roi Assuérus des Juifs de cette époque : « Il y a un peuple dispersé parmi les peuples, par toutes les provinces de ton royaume, et qui, toutefois, se tient à part, dont les lois sont différentes de celles de tous les peuples, et qui n’observe point les lois du roi. Il n’est pas expédient au roi de le laisser en repos. Si donc le roi le trouve bon, qu’on écrive pour le détruire; et je livrerai entre les mains de ceux qui manient les affaires, dix mille talents d’argent, pour qu’on les porte dans les trésors du roi. » (Esther, 3. 8-10). Il est intéressant de citer ce passage dans sa version grecque [4], car il fait ressortir encore davantage le caractère juif. Il y est question d’un décret du roi aryen contre les Juifs : « Un peuple hostile s’est mêlé à tous les peuples de la terre, qui, par ses lois, s’oppose à toutes les nations et transgresse continuellement les décrets royaux, de sorte que le gouvernement impérial que nous dirigeons scrupuleusement n’a pas la paix. Puisque nous avons considéré que seul ce peuple adopte une attitude hostile à l’égard de tout le monde et que sa loi lui dicte un mode de vie qui nous est étranger, et que, dans son hostilité, il se rend coupable des pires actions envers nous et trouble vraiment l’ordre de l’empire, nous en avons décrété la destruction. » Dans le texte biblique, l’épisode se termine cependant par une victoire des Juifs, qui réussissent à se venger de Haman et à gagner la faveur du roi (il est significatif que ce soit grâce à la juive Esther et à un fonctionnaire juif du roi : le fameux mos judaicum). Quoiqu’il en soit, la Bible nous apprend qu’il existait déjà un antisémitisme dans la Perse du quatrième siècle avant J.-C. et que l’on avait déjà distingué ce que la polémique antisémite des époques suivantes jusqu’à nos jours a indiqué comme étant les caractéristiques d’Israël.
A partir du quatrième siècle avant J.-C., l’aversion pour les Juifs grandit dans le monde grec, puis dans le monde latin, à mesure que le judaïsme se répand de plus en plus dans le monde antique.
Notons qu’il est faux de croire que la dispersion des Juifs date de la seconde destruction de Jérusalem (70 apr. J.-C.) et qu’elle a donc des causes extérieures. Cela faisait déjà longtemps que les Juifs s’étaient dispersés dans le monde méditerranéen, de leur propre gré et en fonction leurs intérêts. Lorsque le roi perse Cyrus leur permit de retourner chez eux, la plupart des Juifs ne songèrent pas à quitter ce qu’ils appelaient leur « captivité » : ils y avaient fait de belles affaires, ils y avaient accumulé des richesses et des biens et la perspective de retourner dans un pays aussi pauvre que le leur ne les enchantait guère. On peut en dire autant des dirigeants actuels de l’internationale juive dispersés dans le monde, qui sourient de pitié à ceux qui pensent réaliser en Palestine le « sionisme » et voudraient donc que les Juifs abandonnent les postes en or qu’ils occupent dans les pays aryens pour se retirer dans ce pauvre bout de terre asiatique. Or, bien avant leur dispersion volontaire dans l’ancien monde méditerranéen, c’est-à-dire la diaspora, les Juifs avaient montré qu’ils étaient une race apatride, parasite, hostile au reste du genre humain, prête à passer dans le camp des ennemis des Etats qui les avaient accueillis et même protégés, dès que ces ennemis prenaient le dessus. Dans la civilisation grecque, le jugement le plus frappant est celui d’Apollonius Molon (Ier avant J.-C.), pour qui les Juifs étaient « les plus stupides des barbares et [que] jamais ils n’ont inventé quelque chose d’utile à la vie » (apud Flavius Josèphe, Contre Apion, II, 14). Plus tard, par une intuition confuse, mais profonde, qui s’exprima par le mythe, Jérôme (XX, 14), qualifiera la race d’Israël de « typhonienne » et ceci est extrêmement significatif : Typhon-Set, dans la mythologie égyptienne, représentait une force démonique hostile au Dieu solaire et les « Fils de Set » étaient aussi appelés « Les fils de la révolte impuissante » : dès l’antiquité, l’élément juif était un ferment d’agitation obscure et incessante, de corruption et de révolte soudaine. D’après des documents sur les nombreux conflits entre Juifs et non Juifs en Egypte et en Syrie sous l’empereur Claude, on sait que cette révolte revêtit des formes tangibles et directes à partir de cette époque. Un lien apparaît alors entre l’activité politique révolutionnaire et un mysticisme messianique confus, alimenté par une prédiction « prophétique » dans laquelle revient le thème de l’élection d’Israël, maître de tous les peuples. A ce propos, il est intéressant de noter que les raisons morales qui contribuèrent primitivement à l’antisémitisme des Romains sont extrêmement semblables à celles qui conduisirent à l’interdiction du dyonysisme [5] : la spiritualité juive leur parut suspecte et ils en arrivèrent à accuser les Juifs d’« athéisme » parce qu’ils considéraient à juste titre que leur exclusivisme religieux, fondé sur leur seul Dieu et joint à un fort prosélytisme, revenait pratiquement à nier les cultes et les traditions religieuses de tous les autres peuples, pour lesquels, du reste, les Juifs ne cachaient pas leur arrogant mépris. Ces accusations se retrouvent chez les antisémites romains les plus connus, Cicéron, Sénèque, Tacite. Cicéron déclara qu’il était nécessaire de combattre « la superstition barbare » des Juifs, remarqua que « dédaigner pour le bien de l’État, cette multitude de juifs, parfois déchaînés dans nos réunions, [est] un acte de haute dignité » (pro. Flac., XXVIII, 2) et dénonça ceux qui se détachaient de Rome pour regarder vers la cité lointaine, Jérusalem, qu’ils soutenaient avec l’argent qu’ils avaient subtilisé à la « république » (pro. Flac., X, 3). Pour lui, les Juifs et les Syriens ne sont nés que pour être esclaves (de prov. cons., V, 10). Sénèque (apud Agost., civ. dei, VI, 11) fit remarquer que « les mœurs de ce peuple, le plus scélérat – sceleratissimae gentis consuetudo –, s’implantèrent, de sorte qu’elles furent admises dans tous les pays et que les vaincus imposèrent leurs lois aux vainqueurs ». Tacite surenchérit en disant que « Là [chez les Juifs] est profane tout ce qui chez nous est sacré, légitime tout ce que nous tenons pour abominable… les premiers principes qu’on leur inculque sont le mépris des dieux, le renoncement à sa patrie (à la patrie dont les Juifs sont les hôtes), l’oubli de ses parents, de ses enfants, de ses frères. (Hist., V, 3-8).
Le mouvement insurrectionnel juif contre Rome, comme on sait, commença sous Néron et se termina par la destruction de Jérusalem (70 apr. J.-C.) : le fait que le temple fût complètement rasé et que l’on interdît de le reconstruire montre que les Romains avaient saisi l’essentiel, qui est le lien inséparable entre l’activité subversive d’Israël et sa croyance, sa « promesse » et son espérance messianique, dont le temple est le symbole. Malgré tout, sous Trajan et sous Hadrien, il y eut de nouveaux mouvements révolutionnaires juifs. Poppea Sabina, la femme de Néron, fut la seule impératrice juive. Dans les époques suivantes, l’esprit romain montra une telle aversion pour l’élément juif que Titus qui avait une amante juive, Bérénice, n’osa pas l’épouser par peur de l’opinion publique (Suétone, Titus, 7, sqq). Les dernières recherches sur l’histoire et la religion ont établi qu’une grande partie des mesures que les Romains prirent contre les Chrétiens et des persécutions qu’ils leur firent subir s’explique en grand partie par le fait qu’ils en étaient venus à confondre le christianisme avec le judaïsme et à voir dans le celui-là une forme aiguë et épidermique du danger qu’ils avaient décelé dans celui-ci.
Généralement, on méconnaît le vrai sens de l’aspect religieux de l’antisémitisme pré-chrétien et romain, le plus grand nombre se contentant de la formule facile de « polythéisme païen » imposée aux « esprits modernes » par une culture délétère. Le fait est que les cultes antiques représentaient l’aspect spirituel d’autant de traditions nationales, car les « Dieux » étaient l’essence même des traditions antiques, la base de leur unité morale, de leurs lois originaires et de leur vision de la vie. C’est pourquoi l’homme antique reprochait aux Juifs leur attitude, qui était plus ou moins la même que celle dont ceux-ci devaient faire preuve à l’époque moderne, car le mépris juif pour les cultes nationaux aryens et, en général, pour les cultes admis et protégés par la romanité, profondément tolérante, correspond à l’influence destructrice de l’universalisme et de l’internationalisme judéo-maçonniques à l’époque moderne, qui est dirigée contre toute culture et toute tradition nationale, contre tout principe différenciateur et hiérarchique. Du reste, en général, un historien honnête comme Mommsen en est venu à constater que « le judaïsme a été un ferment de décomposition nationale et de cosmopolitisme dans le monde antique ». Dans l’antiquité, il semble toutefois que les formes les plus nettes d’antisémitisme se soient manifestées à l’époque où l’homme, surtout celui de la classe intellectuelle, était enclin à l’universalisme qui était celui de la nouvelle civilisation impériale. Ce n’est pas une contradiction. Le fait est que l’universalisme ou, pour mieux dire, l’internationalisme n’est qu’un aspect extérieur du judaïsme, qui haïssait et méprisait tout culte non juif, non pas au nom d’une doctrine véritablement universelle, mais au nom de son propre Dieu, un Dieu national particulier qui ne tolérait pas les autres divinités : le caractère anti-traditionnel d’Israël est le complément de son propre traditionalisme et, dans le monde antique comme dans le monde moderne, le Juif était indifférent et hostile aux Etats nationaux où il vivait et faisait des affaires, alors qu’il était rigoureusement fidèle à sa race, restant un dans la dispersion et en quelque sorte unique parmi tous les autres peuples. C’est là une des raisons principales de l’antisémitisme antique. Il faut souligner que, dans l’antiquité, même l’antisémitisme religieux avait une justification profonde et correspondait à une connaissance exacte de la nature juive. Si le Juif était persécuté et haï parce qu’il restait fidèle à sa religion, c’est que l’on savait que l’élément central de cette religion était le mépris pour toute autre religion et le rêve d’une « mission » dans laquelle le « peuple élu » se voyait attribuer le rôle de la seule race « non idolâtre » qui se préserverait, conserverait ses cultes et dominerait toutes les autres nations.
L’antisémitisme antique avait aussi des causes économico-sociales. On voit apparaître dès l’antiquité des symptômes d’un animus contre le Juif commerçant, capitaliste et usurier. Dans un document datant du deuxième siècle avant J.-C., il est fortement recommandé de « ne jamais emprunter d’argent aux Juifs » ; d’autres documents montrent l’incorrection des Juifs dans les affaires [6]. Il est arrivé que des Juifs retirent de certaines affaires un profit de 900 pour cent [7]. Du reste, les Juifs soutiennent que le Talmud est la rédaction tardive de normes et de lois qui étaient déjà en vigueur depuis bien longtemps et l’on sait que le Talmud sanctionne et même prescrit toute sorte de tromperie et de malhonnêteté dans les rapports avec les goyim, les non Juifs, les « idolâtres ». Les Juifs avaient déjà instauré le système des cliques dans la romanité, ainsi que le montre, par exemple, la XIVe satire de Juvénal, dans laquelle on constate que l’influence exercée à Rome par le judaïsme était si néfaste que les jeunes ambitieux « [n’hésitaient pas à se faire] circonscrire ». En général, on a fait remarquer que la façon même dont les Juifs concevaient les rapports de l’homme avec la divinité, rapports fondés sur un mécanisme de prestations et de récompenses, accuse un mercantilisme qui devait déjà être l’élément essentiel du judaïsme dans l’antiquité ; un esprit qui, cependant, ne pouvait pas ne pas susciter du mépris chez les peuples aryens, accoutumés à un autre type de morale et de conduite. On sait que, dans l’ancienne Loi, la Torah, l’idée messianique était déjà intimement liée aux richesses et aux biens terrestres, contenant en germe la spéculation capitaliste et, enfin, l’économie comme instrument de puissance dans les plans d’Israël.
Pour des raisons religieuses – dont nous avons déjà signalé le lien étroit avec le facteur politico-national – et pour des raisons éthiques et économiques, les Juifs réussirent donc à susciter dès l’antiquité des sentiments d’antipathie, d’aversion et d’hostilité, indépendamment de toute prémisse chrétienne. Les Juifs en avaient parfaitement conscience ; il est frappant que le Talmud (b.Jeb., 47b) prescrive que, si un « païen » veut devenir juif, les représentants du judaïsme doivent lui rappeler que cette religion « est haïe par le monde entier ». Les rabbins sont tenus de le faire, pour que les néophytes se rendent compte par avance de toute la gravité de leur décision.
En conclusion à cette enquête extrêmement sommaire, on peut donc répondre par un sourire de commisération à ceux qui viennent nous dire que nous faisons de l’antisémitisme « par mode » ou que, sans le savoir, nous portons en nous les préjugés d’un obscurantisme médiéval fondé sur le fanatisme chrétien. La « tradition » antisémite est beaucoup plus ancienne. L’étude et la connaissance des témoignages d’antisémitisme dans l’antiquité peuvent contribuer efficacement à poser le problème juif avec objectivité, en dehors du cadre religieux, en montrant qu’il tient toujours aux mêmes causes fondamentales. Et c’est avec autant d’objectivité qu’on peut établir le complément positif de l’antisémitisme, c’est-à-dire l’ensemble des valeurs susceptibles de représenter l’antithèse de l’esprit et des mœurs juifs. Nous ne nous lasserons pas de répéter que c’est là l’essentiel, si l’on veut ne pas courir le risque d’attribuer parfois à l’ennemi des idées qui sont affectées, fût-ce sous une autre forme, par le même mal que celui que l’on veut combattre. Et si, pour certaines personnes, l’antisémitisme est effectivement une « mode » et un instrument exclusivement polémique, on peut être absolument certain que ce n’est pas notre cas.

« Arthos », L’ebraismo nel mondo antico, in La Vita Italiana, XXVI, n.304, 7.193 ; in Il « Genio » d’Israele, Catane, il Cinabro, 1992, traduit de l’italien par B. K.

[1] J. Evola fait allusion aux lois raciales fascistes de 1938. (N.d.T.)
[2] La Vita Italiana all’estero est une revue d’orientation nationaliste et antisémite fondée en 1915 par le journaliste Giovanni Preziosi (1881-1945), fasciste de la première heure qui devint ministre de la démographie et de la race dans le gouvernement de la République Sociale Italienne du 14 mars 1944 à la chute de celle-ci. J. Evola y collabora intensément de 1931 à 1943 ; les cent trente-cinq articles qu‘il écrivit pour cette revue ont été réunis dans I testi de La Vita Italiana, t. 1 1931-1938 ; t. 2 1939-1943, Padoue, Ed. di Ar, 2006. (N.d.T.)
[3] La plupart de ces articles sont signés « Arthos ». (N.d.T.)
[4] E. Kautzsch, Apokryphen und Pseudepigraphen des alten Testament, vol. 1, pp. 193, sqq.
[5] J. Leipdt, Antisemitismus in der Alten Welt, p. 5, p. 17.
[6] Mitteis-Wilcken, 1, 2, n° 56, 57, 60.
[7] M. I. Rostovcev, Gesellschaft u. Wirtschaft im römischen Kaiserreich, II, p.322.

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