Race et nation

Il n’est aucun raciste, pas même le plus extrémiste, qui ne soit prêt à reconnaître que des expressions telles que « race italienne », « race allemande », « race anglo-saxonne » et même « race juive » sont scientifiquement incorrectes, car, dans ce domaine, il convient au contraire de parler de peuples ou de nations, aucun peuple et aucune nation ne pouvant prétendre correspondre à notre époque à une race pure et homogène unique.
Nous l’expliquerons plus tard en faisant valoir qu’aujourd’hui, s’agissant de la race, on ne fait plus appel aux grandes catégories générales de l’anthropologie ancienne, qui se limitait à parler de races blanche, noire, rouge, jaune, etc., mais on se réfère à des unités ethniques plus individuées et plus originelles, qui, d’une certaine manière, pourraient être comparées aux corps simples, ou « éléments », qui, dans la chimie, servent de base à l’étude des composés. Les peuples et les nations actuels seraient donc des composés, plus ou moins stables et homogènes. Ainsi, par exemple, pour Deniker, le mot de « race » se réfère à un ensemble de caractéristiques qui se rencontraient à l’origine chez un ensemble d’individus, mais qui, aujourd’hui, sont éparpillées dans des proportions variables dans les divers groupes ethniques qui sont précisément les peuples et les nations modernes, groupes qui se distinguent les uns des autres essentiellement par la langue, le mode de vie, les coutumes, etc.
Quelles sont les relations entre l’idée nationale et l’idée raciale ?
Où réside l’élément le plus important : dans la nation ou dans la race ? Quelque épineux qu’il soit, ce problème doit être abordé, car, si notre position venait à manquer de clarté en la matière, il serait impossible de comprendre le sens et la justification de tous les aspects pratiques et « opératifs » du racisme et surtout de la sélection raciale. Les nations et les peuples sont tous deux des synthèses. On peut reconnaître que les éléments qui figurent dans cette synthèse ne sont pas uniquement raciaux, si l’on conçoit la race comme une entité purement ethnique et anthropologico-biologique. Mais ce n’est pas là notre conception de la race. Pour nous, la race est une entité qui se manifeste à la fois dans le corps et dans l’esprit. Les différentes formes de culture, d’art, de religion, d’éthique et ainsi de suite sont des manifestations de la race de l’âme et de la race de l’esprit. Donc les éléments non ethniques et non anthropologiques qui permettent de définir une nation peuvent aussi être l’objet de recherches « racistes ».
A présent, il convient de dire quelques mots des conséquences du métissage. Faisons d’abord remarquer que, lorsque des races hétérogènes se croisent, il n’en résulte pas seulement (ou pas toujours) chez les descendants une dénaturation des traits caractéristiques propres des types purs correspondants. En fait, on peut observer un hybridisme plus grave dans ses effets, c’est-à-dire une descendance chez laquelle la race du corps d’un type donné ne correspond plus ni à la race de l’âme, ni à la race de l’esprit qui devraient normalement s’y rapporter et auxquelles elle était liée à l’origine. Il en résulte nécessairement une disharmonie et, souvent, une cassure intérieure.
En outre, il est nécessaire de s’étendre sur la généralisation de deux concepts propres à la théorie mendélienne de l’hérédité des croisements : celui de dominant et celui de récessif.
Dans un croisement, il peut arriver que, dans la descendance, les caractéristiques de l’un des deux types croisés viennent à prédominer pendant une ou plusieurs générations, au point de créer l’illusion qu’aucun mélange, qu’aucun abâtardissement, ou hybridisme, ne s’est produit. Ce qu’est qu’une simple apparence. Les « gènes », c’est-à-dire les potentialités héréditaires, de l’autre type aussi se transmettent et agissent dans la descendance, mais sous une forme latente : ils sont, pour ainsi dire, en embuscade, du fait que, pendant un certain temps, l’influence des « gènes » propres au premier type prédomine. Mais, à un moment ou à un autre, ils réapparaitront, s’affirmeront de manière visible et produiront une forme correspondante. Ces caractéristiques latentes constituent le caractère « récessif », l’autre constituant au contraire le caractère « dominant ».
Alors que, dans le domaine strictement biologique et dans le monde des espèces naturelles –végétales et animales -, le facteur « récessif » et le facteur « dominant », dans leur alternance, sont sujets à des lois objectives et impersonnelles, un facteur spirituel entre encore en jeu dans le contexte des races humaines. Un caractère reste « dominant » dans des croisements qui ne dépassent pas certaines limites, aussi longtemps que la race reste dans un état de tension, pour ainsi dire présente à elle-même. Quand cette tension créatrice se relâche, le caractère « dominant » cesse de l’être et des influences externes, que celui-ci avait forcé à demeurer « récessives », c’est-à-dire simplement latentes, s’affirment à leur tour.
Maintenant que ces notions élémentaires de doctrine de la race ont été expliquées, nous pouvons aborder le problème des rapports entre la race et la « nation », ou entre la race et le « peuple ». Nous avons dit que, à rigoureusement parler, les nations et les peuples actuels sont des entités ethniques mixtes, qui sont arrivées à leur forme présente à travers diverses vicissitudes historiques. Ils sont des points d’interférence, non seulement entre diverses « races du corps », mais aussi entre diverses « races de l’esprit », qui forment le substrat le plus profond d’éléments de civilisations et d’influences culturelles variées. Le point de vue prédominant sur la nation au cours de l’époque démocratique était « historiciste » et agnostique : on évitait le problème de la genèse et de la composition d’une communauté donnée, on présentait les nations comme des faits accomplis et on s’efforçait simplement de maintenir dans un certain équilibre les diverses forces qui y étaient à l’œuvre, souvent même de manière contradictoire.
Avec le racisme et, en même temps, les nouveaux concepts racistes d’Etat et de nation définis par le fascisme, le point de vue est tout autre. La question des origines nationales ne peut plus être évitée, lorsqu’il est admis que la ligne de conduite politique ne peut pas être le « système de l’équilibre », mais la direction ferme de l’Etat et de la nation par une élite, un noyau représentant l’élément le plus valable et le plus digne de tous – au point qu’il est souhaitable qu’il imprime son cachet sur le tout. Ici, il est donc nécessaire de formuler la question de la formation des nations d’une manière différente, qui n’est plus « historiciste ». A l’origine de toute véritable tradition nationale nous voyons une race relativement pure et homogène, au moins en tant que race dominatrice d’autres races, qu’elle a assujetties ; nous constatons que, au cours des siècles, cette race originelle a traversé des épreuves dramatiques et parfois même tragiques, qu’il y a eu des époques et des civilisations où elle s’est affaiblie, que des influences étrangères ont fini par faire partie des unités politico-sociales qu’elle avait créées, que les lois naturelles de la race ont été trahies et qu’un mélange s’est produit dans le domaine des créations culturelles et spirituelles, du fait de l’accueil en son sein d’éléments d’autres races, qui ont fait en sorte que ce qui avait conservé jusque-là un caractère « dominant » ne persiste que sous une forme atténuée, « récessive ». Nous constatons aussi des résurrections sporadiques de la race originelle et de la tradition originelle, sa tendance à se maintenir malgré tout, à se libérer ou à se réaffirmer, à produire de nouveau des formes et des conceptions fidèles à sa nature propre.
Toute notre « histoire nationale » doit être écrite et enseignée conformément à cette nouvelle façon de voir, non pas en vue d’une connaissance abstraite ou de récriminations stériles, mais pour favoriser des décisions intérieures et une formation précise de la volonté. Il faut donc s’imprégner de l’idée que, dans le composé qu’est la « nation », il a toujours existé et il existera toujours une « race supérieure ». Tout ce qui, venant de l’extérieur, de races différentes, s’ajoute à la tradition nationale formée par cette race n’a eu et n’aura une valeur constructive, en principe, que dans l’exacte mesure où la source raciale dont il provient est similaire à celle du noyau originel et que règnent les conditions en vertu desquelles ce noyau originel peut conserver, particulièrement dans le domaine spirituel, son caractère « dominant ». Autrement, ce qui s’est ajouté s’avère soit inutile, soit paralysant, voire même dissolvant. Pour ce qui est de l’avenir, si nous devons naturellement veiller à maintenir la cohésion et l’intégrité de la synthèse, nous devons aussi avoir conscience du danger de « laisser faire le reste » à l’histoire. Nous devons au contraire faire en sorte que la partie la plus racialement valable de chaque nation se maintienne, ou mieux se développe dans les générations futures et que les éléments les moins valables, ou simplement secondaires, ne se renforcent pas au point de prévaloir.
Un œil exercé devra s’habituer à discerner les aspects cachés des diverses vicissitudes et des différentes périodes des « histoires des nations » – y compris sur le plan racial – et à y découvrir l’alternance d’influences d’éléments qui, de récessifs, deviennent dominants (et vice-versa) et donnent lieu à des périodes, ou cycles, qui ne sont nullement les étapes d’un processus homogène et continu, mais les symptômes et les manifestations de l’une ou de l’autre de ces composantes qui se sont mêlées par croisement dans les nations au cours de l’histoire.
De ce point de vue, la race, dans le sens de « race supérieure », signifie certainement quelque chose de plus que la simple « nation », c’est l’élément directeur et formateur de la nation et de sa civilisation dominante. Et ceci est parfaitement conforme à l’idée fasciste. En fait, le fascisme, s’écartant en cela du national-socialisme et le dépassant, refuse de dissocier la « nation » de l’Etat. Pour le fascisme, c’est l’Etat qui fonde et anime la nation. Cependant, l’Etat, à son tour, n’est pas une entité abstraite et impersonnelle : dans la conception fasciste, l’Etat est l’instrument d’une élite politique, des meilleurs éléments de la « nation ». Le racisme permet de faire un pas de plus en avant : cette élite est destinée à faire revivre l’héritage de la race la plus grande et de la tradition la plus haute qui est présente dans le composé nationale. Lorsque Mussolini déclara en 1923 : « Rome est toujours et sera toujours, demain et dans les siècles à venir, le puissant cœur de notre race : elle est le symbole impérissable de notre vitalité », il indiqua explicitement la direction d’une décision inéluctable : la race idéale de la nation italienne est la race de Rome, c’est celle que nous avons appelé précisément la race aryo-romaine.
Nous devons également rappeler ce que disait Mussolini, toujours en 1923, à l’élite fasciste : « Vous représentez vraiment le génie de la vieille et merveilleuse race qui, si elle a vécu des heures difficiles, n’a jamais connu les ténèbres du déclin. Si elle a parfois semblé affaiblie, elle n’en a pas moins réapparu de façon encore plus lumineuse. » Nous avons là l’exacte correspondance de ce que nous venons d’exposer dans une terminologie raciale au sujet de la persistance héréditaire de la race primordiale et des vicissitudes liées à l’alternance des caractères « dominant » et « récessif » dans le développement des histoires « nationales ».

Julius Evola, Eléments pour une éducation raciale, traduit de l’italien par B. K.

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