Marxisme et germanisme

Dans un livre intitulé Idoles Allemandes (Paris, 1935), M. Max Hermant, qui n’est pas seulement un écrivain distingué, mais une haute personnalité du monde des « grandes affaires », écrit les lignes suivantes :
« Le germanisme a produit sa principale création : le marxisme de Karl Marx. L’erreur de Karl Marx a été de penser que le développement du germanisme et le développement de l’humanité ne seraient et ne devaient être qu’une seule et même chose… (Karl Marx étant allemand et d’esprit germanique). »
A supposé même que le marxisme et le germanisme hitlérien aient, en commun, même dessein et même but, – ce que je me garde de croire – il n’en reste pas moins que les lignes ci-dessus sont l’expression d’une erreur et d’une confusion colossales. Il est d’autant plus essentiel de relever cette opinion qu’elle tend, en plusieurs endroits, à devenir un lieu commun.
S’il se présente revêtu de défroques allemandes empruntées, le marxisme n’en est pas moins, dans son essence, d’inspiration judaïque. La dialectique hégélienne, la pensée critique de Feuerbach, ne sont que des vêtements et des revêtements, des moyens d’expression subtilement choisis pour donner meilleure apparence à la marchandise messianique du dernier des prophètes hébreux.
L’apparente objectivité scientifique, la dialectique, l’économie politique, ne sont que des instruments dont se sert, for habilement d’ailleurs, Marx, pour manifester sa pensée, afin de la rendre plus accessible et lui donner une portée plus générale. Karl Marx emprunte de toutes mains, à Hegel, son mode de raisonnement ; à Feuerbach, quelques idées ; à son congénère libéral, Ricardo, sa théorie de la valeur ; aux rabbins, ses ancêtres, leur subtilité talmudique ; et de tout cela se compose, accommodée à « l’allemande », une savante mixture dont paraîtra découler, a posteriori, ce qu’on avait décidé de prouver a priori : le caractère inéluctable, fatal, irrésistible, la nécessité « scientifique » de la réalisation des vieux rêves messianiques d’Israël.
Le marxisme, c’est cela, rien que cela. Lorsqu’on le dépouille de ses oripeaux pseudo-hégéliens, ou pseudo-scientifiques, lorsqu’on le considère nu, dans son essence, le marxisme apparaît comme la dernière incarnation, la plus moderne, du messianisme juif, avec son trésor d’espérances contrariées, de rancunes, et de haines accumulées à travers les millénaires. Mais un messianisme en veston, qui en impose par ses allures doctorales et par la pédanterie de son langage. En fait, « les savants » marxistes sont tout juste dignes des médecins de Molière. Le marxisme est une « science » au même titre que la chiromancie ou la cartomancie, mais plus dangereuse car, non content de prédire l’avenir, il prétend le préparer.
Pour se plier aux exigences des temps, le messianisme a transféré son action du terrain religieux sur le terrain économique, mais son contenu psychologique et mystiques est resté le même.
Les sentiments demeurent inchangés, la volonté de domination identique, on fait appel aux mêmes passions pour recruter des prosélytes, en vue des mêmes fins ; seul est changé le langage que l’on parle. Le » prolétaire » de stricte obédience marxiste n’appartient nullement à une classe, comme les « docteurs de la Loi » tentent de le lui faire croire, mais à une secte dont il adopte le dogme, la doctrine et les rites. Une secte qui détient la Vérité, et prétend établir la Justice. On n’a pas assez remarqué, comme je l’avais déjà signalé dans mon Problème Juif (1), l’étroite analogie qui existe entre le Pauvre de la Bible, le Pauvre des Psaumes, et notre moderne Prolétaire, l’un et l’autre obéissant aux mêmes mobiles. De même que le Pauvre n’est pas forcément « celui qui est privé du nécessaire », « celui qui vit dans le dénuement », de même « le Prolétaire » n’est pas forcément celui qui ne possède rien et qui ne vit que misérablement de la vente de son travail, selon la définition de Kautsky, le Prolétaire, « c’est celui qui se sent prolétaire et veut prendre part à la lutte de classe du prolétariat ». En un mot, celui qui adhère à la Secte, on dit aujourd’hui : au Parti. Chacun sait qu’à notre époque le « prolétaire » millionnaire n’est pas une espèce rare.
Le « Pauvre » a pour ennemis, qu’il poursuit d’une haine farouche, les Nations et le Méchant. Le « Prolétaire », internationalisme par définition – « les prolétaires n’ont pas de patrie » – proclame le Manifeste communiste, – a également pour ennemis les Nations, les Patries et le Méchant, qui s’est longtemps dénommé le bourgeois, et se dénomme de préférence aujourd’hui le Fasciste, ce terme n’ayant d’autre signification que « celui qui n’est pas prolétaire », ou tout au moins « sympathisant », au sens marxiste du mot.
Dégagé du fatras savant de ses formules rituelles et de son appareil pseudo-scientifique, – matérialisme historique, lutte des classes et dictature du prolétariat, – tout le marxisme, intégralement, dans tout ce qu’il a de fondamental, se dégage et se déduit du judaïsme. Mais je n’ai pas loisir de m’y attarder plus longtemps ici.
Quant au fait que Karl Marx soit essentiellement Juif et que sa personnalité s’explique tout entière par le Judaïsme, les Juifs eux-mêmes, mieux que nous à même d’en juger, ne s’y sont pas trompés. Laissons la parole à l’un d’entre eux :
« Marx, ce descendant d’une lignée de rabbins et de docteurs hérita de toute la force logique de ses ancêtres ; il fut un talmudiste lucide et clair, que n’embarrassèrent pas les minuties niaises de la pratique, un talmudiste qui fit de la sociologie et appliqua ses qualités natives d’exégète à la critique de l’économie politique. Il fut animé de ce vieux matérialisme hébraïque qui rêva perpétuellement d’un paradis réalisé sur la terre et repoussa toujours la lointaine et problématique espérance d’un éden après la mort ; mais il ne fut pas qu’un logicien, il fut aussi un révolté, un agitateur, un âpre polémiste, et il prit son don du sarcasme et de l’invective, là où Heine l’avait pris : aux sources juives (2). »
Où est le « germanisme » dans tout cela, et l’erreur et la confusion, – si grosse de conséquences, – d’où proviennent-elles ?
C’est ce qu’il importe d’examiner maintenant.
Les circonstances ont voulu que le dernier des prophètes hébreux, l’annonciateur des temps messianiques, naquit en Allemagne, et que la langue allemande fut sa langue maternelle… sa langue « culturelle », celle qui servit de véhicule à sa pensée prophétique. L’œuvre de Karl Marx, comme en un autre domaine, celle de Heinrich Heine, sont des œuvres juives, d’expression allemande, qui vinent « enrichir » le germanisme, mais en l’adultérant par un apport d’inspiration profondément étrangère.
Rappelons ici quelques dates :
Les Juifs furent émancipés, en Prusse, après l’insurrection de 1848 ; en 1863, le parti social-démocrate fut fondé par les Juifs Karl Marx et Ferdinand Lassalle. L’émancipation complète des Juifs en Allemagne date de 1870, et c’est à la suite de la victoire de la Prusse contre la France, qu’obéissant à l’inspiration de Marx, la Social-Démocratie lia son sort à celui du nouvel Empire, et prit la tête de l’Internationale, qu’elle ne cessera de dominer jusqu’à la guerre de 1914.
C’est de 1870 que date vraiment l’alliance tacite de la Juiverie et de l’Allemagne, qu’il s’agisse des Juifs libéraux, – bourgeois, capitalistes, gens d’affaires et industriels, – ou Juifs messianiques, – révolutionnaires de tous poils et de toutes obédiences. En dépit de ce qui peut les opposer, tous jouent la carte allemande et, – selon le schéma marxiste, – tous travaillent dans le même sens. Les uns procèdent à la concentration des capitaux et des entreprises, les autres organisent le prolétariat afin qu’il soit prêt à assumer la dictature quand sonnera l’heure « catastrophique » de l‘écroulement final pour la société bourgeoise et capitaliste.
Le fait que les Juifs d’affaires aient été, entre 1870 et 1914, en Allemagne, et hors d’Allemagne, les commis voyageurs de l’impérialisme économique du Reich, ne saurait être contesté, tant les preuves abondent.
Quant à l’internationalisme marxiste, il a été également, aux mêmes périodes, et dans d’autres domaines, un des véhicules du pangermanisme, – d’un certain pangermanisme, – obéissant en cela aux inspirations et aux directives de Karl Marx lui-même.
En effet, par l’intermédiaire de Karl Marx, agitateur et prophète, les Juifs ont mis la main sur l’Internationale, et l’ont mise au service de l’Allemagne, alors qu’ils pensaient que l’impérialisme allemand serait le meilleur instrument au service de l’impérialisme juif.
Peut-être n’est-il pas inutile de reproduire ici pour plus de précision les « deux conclusions » du Karl Marx pangermaniste de James Guillaume (3):
1° « Il n’est pas vrai que l’Internationale ait été la création de Karl Marx. Celui-ci est resté complètement étranger aux travaux préparatoires qui eurent lieu de 1862 à septembre 1864. Il s’est joint à l’Internationale au moment où il s’est joint à l’Internationale au moment où l’initiative des ouvriers anglais et français venait de la créer. Comme le coucou, il est venu pondre son œuf dans un nid qui n’était pas le sien. Son dessein a été, dès le premier jour, de faire de la grande organisation ouvrière l’instrument de ses vues personnelles. Ne la trouvant pas, en France, docile à son gré, il n’a cessé, de 1865 à 1870, de montrer de la malveillance à l’égard des ouvriers français (des crapauds, comme Engels e lui s’amusent à les appeler dans leurs lettres intimes), et de les poursuivre de son dénigrement et de ses sarcasmes. En 1867, il complote « pour donner le coup de grâce » aux militants parisiens l’année suivante, à Bruxelles ; en 1868, il se félicite que les juges de l’Empire aient mis sous les verrous les membres de la Commission parisienne ; en 1870, à la nouvelle de la proclamation de la République et à la réception de l’Appel au peuple allemand lancé par l’Internationale parisienne, Engels et lui se répandent en injures contre les imbéciles de Paris et leurs ridicules manifestes, contre la « vieille infatuation française » ; Engels répète ce que Marx lui avait déjà écrit le 20 juillet, que « les Français ont besoin d’être rossés » ;
2° « Dès sa constitution qui fut faite sous l’inspiration de Marx, la Social-Démocratie allemande a été un parti impérialiste, c’est-à-dire visant à la fondation d’une Allemagne centralisée, fût-ce par le militarisme prussien, t voyant en Bismarck un collaborateur qu’il fallait de résigner à subir. En 1870, Marx et Engels, patriotes allemands avant tout, ont applaudi aux victoires des armées allemandes, parce qu’elles devaient assurer « la prépondérance du prolétariat allemand sur le prolétariat français » et qu’elles « transféraient de France en Allemagne le centre de gravité du mouvement ouvrier européen » Et ils ont abusé alors de leur situation pour essayer, au nom du Conseil général de l’International, de dissuader le prolétariat français de lutter contre les envahisseurs : il faudrait, écrivait Engels à Marx, le 12 septembre, « si on pouvait avoir quelque influence à Paris, empêcher les ouvriers de bouger jusqu’à la paix ». leur attitude, à ce moment, a été une véritable trahison envers l’Internationale au profit des intérêts pangermaniques. »
Si l’on veut des preuves documentaire sur cette collusion de l’impérialisme judéo-marxiste et de l’impérialisme « germanique » entre 1855 et 1917, on les trouvera, décisives et complètes, dans les ouvrages suivants : Edmond Laskine, Les Socialistes du kaiser (Paris, 1915) ; du même auteur : L’Internationale et le Pangermanisme (Paris, 1918) ; Charles Andler : Le Socialisme impérialiste dans l’Allemagne contemporaine (Paris, 1918) ; du même auteur : La décomposition politique du socialisme allemand (Paris, 1919) ; et aussi, pour ce qui concerne les origines, dans le petit ouvrage de James Guillaume : Karl Marx pangermaniste (Pais, 1915).
Durant les quarante-trois années de prodigieuse expansion économique que traversa l’Allemagne entre 1870 et 1914, elle fut grandement idée, et aussi profondément contaminée par ses Juifs. En dépit d’un antisémitisme latent, qui se manifesta sporadiquement à partir de 1878, on peut dire, sans exagération, que, tandis que le Juif conquérait l’Allemagne, et que l’Empire des Hohenstaufen était devenu un instrument au service des desseins d’Israël.
A la veille de 1914, l’Empire allemand était un édifice germano-juif ; au lendemain de la guerre, la République allemande fut, un moment, un édifice judéo-allemand.
On peut mesurer ici la profondeur et la portée de la révolution, ou plutôt de la rénovation hitlérienne, qui a renversé le courant.
L’enjuivement du monde au cours du XIXe siècle, a été d’ailleurs, à des degrés divers, un phénomène absolument général dans tous les pays d’Occident. Les principaux théâtres en furent l’Angleterre au début du siècle, et l’Allemagne au cours de son dernier tiers, pour ne pas parler des Etats-Unis d’Amérique, quoi ont été et qui demeurent encore, – pour combien de temps, – la Terre Promise pour les fils d’Israël.
Le développement de la civilisation industrielle et capitaliste, qui fut celle du dernier siècle, créa un climat particulièrement favorable à l’expansion de l’impérialisme juif, et à la contamination de l’Occident par le virus juif.
Sombart a fait cette constatation qu’à partir de l’époque où l’esprit capitaliste a pris un essor formidable, il a opéré dans notre vie des transformations radicales… : « Transformations qui ne se sont effectuées qu’en conformité avec une seule morale : avec la morale juive. »
Dans son étude sur La Question Juive, Karl Marx lui-même a ait cette profonde remarque :
« Les Juifs se sont émancipés à la façon juive, non seulement en se rendant maître du marché financier, mais parce que, grâce à lui et par lui, l’argent est devenu une puissance mondiale, et l’esprit pratique juif, l’esprit pratique des peuples chrétiens. Les Juifs se sont émancipés dans la mesure même où les chrétiens sont devenus Juifs. »
Mais la morale juive a deux faces, l’une pratique, l’autre messianique, et le Juif ne s’émancipera complètement que le jour où sa double morale aura triomphé, car son émancipation ne peut consister que dans son propre triomphe. Selon l’aveu de Karl Marx, il s’émancipe dans la mesure même où les nations deviennent juives, c’est-à-dire s’asservissent au judaïsme.
Le développement du capitalisme implique le libéralisme économique, – un libéralisme économique sans frein et contrôle, – le simple jeu d’une prétendue « loi naturelle », destructeur de tout ordre social. Le libéralisme économique implique à son tout une sorte de libéralisme idéologique, également sans frein, simple jeu de la logique abstraite, destructeur de toute civilisation fondée sur un ordre traditionnel (4). Dans un monde sans assises traditionnelles, tout, à chaque instant, peut être remis en question. Les idées ne valant que par elles-mêmes et pour elles-mêmes, sans aucun système de référence au réel, sont toute présumées d’égale valeur. Fatalement, on en arrive à cette conclusion que toute idée est respectable du fait même qu’elle est une idée et qu’elle est exprimée. Or, ceci est pur désordre et négation de toute civilisation. La base de toute civilisation étant un système de référence, une norme, autour desquels s’ordonnent et se hiérarchisent des valeurs : idées ou sentiments.
De même que le libéralisme économique favorise le développement d’un capitalisme de proie, faisant fi de tout facteur humain et de tout ordre social, de même, le libéralisme idéologique et latitudinaire, faisant table rase de toute l’expérience accumulée par les traditions, est la porte ouverte à toutes nouveautés, – ou soi-disant telles,- même et surtout les plus absurdes et les plus scabreuses. Par cette porte ouverte le messianisme juif, ce vieil ennemi de l’Occident, se faufile à nouveau sur la scène du monde et tente d’y jouer sa chance.
Par le capitalisme, les Juifs se sont émancipés dans la mesure où ils ont judaïsé les chrétiens, les aryens, les non-Juifs, les autres, de quelque nom qu’on veuille les appeler ; mais ce n’est là qu’un premier stade, et, seule, la révolution marxiste pourra permettre de parachever la « judaïsation » du monde. Seule, la victoire du marxisme, marquant l’avènement des temps messianiques, est susceptible d’apporter une solution à la question juive, par le triomphe du judaïsme prophétique.
C’est l’aveu même que nous apporte, dans un livre intitulé : La Fin du judaïsme, un bon disciple de Karl Marx, le Juif Otto Heller.
Dès sa préface, il précise son dessein.
« Aucun régime social n’a été capable de supprimer la question juive, sous quelque forme qu’elle se présentât à lui. De même qu’il mettra fin à tous les conflits sociaux et nationaux, le socialisme supprimera également la question juive, qui subsiste encore dans la conscience des peuples, comme un héritage du passé. La force créatrice du socialisme se manifestera aussi, et non en dernier lieu, dans la solution du problème juif.
« C’est pourquoi ce livre ne comprendra pas seulement l’exposé du point de vue du prolétariat révolutionnaire sur cette question, mais montrera aussi la façon dont elle a été résolue par la dictature prolétarienne. »
L’ange exterminateur qui prélude aux temps messianiques n’est autre que Staline lui-même. Qu’on en juge par les dernières lignes de l’ouvrage de Otto Heller :
« La réalisation du plan quinquennal a rapproché de bien plus de cinq ans la solution de la question juive et dans l’Union Soviétique et dans le monde entier. La grande œuvre réalisée là n’est qu’un chapitre d’un développement bien plus formidable. Les cinq années qui voient l’apparition d’un monde nouveau sont en réalité le cinq dernières années de l’histoire, plus de vingt-cinq fois séculaire, du judaïsme. »
Dans une phrase ajoutée à l’édition française de La fin du judaïsme, l’imprudent auteur déclare : « Il n’y a pas d’ure solution de la question juive que dans la victoire du socialisme (c’est-à-dire du communisme bolcheviste), et il ajoute : « L’exemple de l’Allemagne le prouve. »
Or, que s’est-il passé en Allemagne ?
A l’internationalisme impérialiste des marchands et des banquiers, à l’internationalisme révolutionnaire de la Social-Démocratie, l’un et l’autre largement entachés de socialisme, a succédé un nationalisme intransigeant, farouchement replié sur lui-même, qui prétend tout tirer de sa substance germanique, et qui trouve en lui-même sa raison d’être.
Les Juifs n’ont plus leur place dans un monde ainsi conçu, leur influence y est réduite à néant, la judaïsation des gentils d’arrête, les progrès de l’impérialisme juif s’enraient.
Le triomphal développement de l’impérialisme juif doit-il nécessairement se confondre avec les progrès de la civilisation et de l’humanité ?
Les Juifs et leurs alliés, – conscients ou inconscients,- le prétendent implicitement ; les antisémites le contestent explicitement. L’Allemagne nouvelle oppose franchement son nationalisme, – son germanisme,- au judaïsme et à tout ce qui s’en inspire.
Il ne s’agit pas ici de porter un jugement, mais de voir clair. Qu’on l’envisage d’un œil inquiet ou favorable, le phénomène existe, neuf et lourd de conséquences. Dès lors, il n’est de pire leurre que de s’attacher à des formules désuètes, comme l’éternelle Allemagne, en songeant obstinément aux événements de la veille, et de s’en aller, répétant : « Rien n’est changé, tout commence… »
Bonne ou mauvaise, bienfaisante ou redoutable, la conception hitlérienne du nationalisme intégral, du germanisme intégral, introduit dans le monde et dans l’Histoire un élément original et nouveau. Il importe grandement de déterminer la valeur et la portée de ce prodigieux mouvement. J’avais déjà noté, en 1920, lors de la publication de mes études sur Le problème juif, que, considérée de haut, l’histoire de l’Occident, depuis quelque deux mille ans, était dominée par la lutte entre « l’universalisme juif et l’esprit de la Cité » au sens antique du mot, tel qu’il s’incarne dans « les civilisations aryennes », et je terminais un de mes chapitres par cette phrase qui peut encore me servir de conclusion ici :
« C’est aujourd’hui l’esprit de Cité, sous les ormes élargies de la Nation moderne, qui s’apprête à livrer une nouvelle bataille à l’universalisme des Prophètes et des Marchands (5). »
Toute Renaissance implique le retour à des puissances et à des vérités originelles.
Si tout est dans tout, s’il n’est rien d’essentiellement nouveau sous le soleil, le monde, cependant, se renouvelle et se transforme, et out est neuf ; hier n’est pas semblable à demain, dans la destinée de l’Homme, le transitoire, sans cesse se mêle à l’immuable. Aujourd’hui est unique dans chacun de ses instants.

Georges Batault, « Marxisme et germanisme », in Israël contre les nations, Gabriel Beauchesne et ses Fils, 1939.

(1) Paris, Plon, 1931, pp. 124 et suiv..
(2) Baruch Hagani, Le Sionisme politique, Paris, 1917, pp. 27-28
(3) Paris, 1915.
(4) Ces vues sur le libéralisme ne me sont pas personnelles. J’en veux donner pour seules preuves ici deux phrases de Renan :
« Le libéralisme, ayant la prétention de se fonder uniquement sur les principes de la raison, croit d’ordinaire n’avoir pas besoin de tradition. » (il serait plus exact de dire que le libéralisme est une des armes de l’anti-tradition. Note de l’Editeur.)
« L’erreur de l’école libérale est d’avoir trop cru qu’il est facile de créer la liberté par la réflexion, et de n’avoir pas vu qu’un établissement n’est solide que quand il a des racines historiques. » (Essai de morale et de critique, pp. 36 et 37)
(3) Cf. ouvrage cité, p. 56.

Publicités
Cet article, publié dans guerre occulte, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s