La némésis de l’inférieur

L’appauvrissement racial est le fléau de la civilisation. Cette maladie insidieuse, avec ses deux symptômes, l’extermination des êtres supérieurs et la multiplication des inférieurs, a ravagé l’humanité comme un feu dévorant, réduisant les sociétés les plus fières à l’état de ruine calcinée et sordide.
Comme nous avons déjà étudié le processus biologique qui perpétue à la fois les êtres supérieurs et les inférieurs en fonction de leur nature, nous pouvons maintenant examiner de manière pratique les types inférieurs.
Tout d’abord, distinguons soigneusement entre deux aspects de l’infériorité : l’infériorité physique et l’infériorité mentale. C’est l’infériorité mentale qui est notre préoccupation principale. Physiquement, l’espèce humaine semble être à la hauteur de toutes les exigences que l’on peut avoir à son égard. Malgré les aspects délétères de la civilisation et malgré le fait que la médecine moderne et la philanthropie, par leur action combinée, maintiennent en vie des individus physiquement faibles, l’humanité ne semble pas menacée de décrépitude physique générale. Nous sommes les héritiers d’une sélection physique qui remonte à l’origine même de la vie, il y a des dizaines, peut-être des centaines, de millions d’années et son influence bénéfique est si répandue et profonde que quelques millénaires de dérèglement partiel de son mécanisme n’ont produit que des effets superficiels.
Le cas de l’infériorité mentale est complètement différent. Les traits d’intelligence qui différencient l’homme des animaux ne sont apparus qu’il y a quelques centaines de milliers d’années et ne se sont vraiment développés que chez quelques races humaines (1). Du point de vue biologique, donc, l’intelligence supérieure est un trait caractéristique très récent, qui est toujours relativement rare et qui peut se perdre facilement.
Il est flagrant que la supériorité mentale est beaucoup plus rare que la supériorité physique dans l’espèce humaine. Les races sauvages et barbares actuelles d’un niveau d’intelligence moyenne manifestement faible, comme les noirs, sont physiquement vigoureuses et, en fait, possèdent une vitalité animale apparemment plus grande que celle des races plus intelligentes. Il en va de même pour les peuples intellectuellement décadents comme ceux de la Méditerranée, qui ont perdu les grandes capacités intellectuelles qui étaient les leurs dans l’antiquité, sans pour autant décliner physiquement. En fin de compte, même parmi les populations actuelles les plus civilisées et avancées, il existe manifestement une grande disparité entre la supériorité physique et la supériorité mentale. Les tests d’intelligence auxquels a été récemment soumise l’armée américaine en sont un exemple frappant (2). Même si les 1700000 jeunes hommes qui ont été examinés étaient presque tous d’excellents spécimens du point de vue du développement physique, moins d’un militaire sur vingt était vraiment doté d’une intelligence supérieure. Il apparaît donc que la supériorité mentale est relativement rare, la plupart des hommes étant mentalement, soit médiocres, soit inférieurs.
Nous avons également vu que la vie civilisée a jusqu’ici eu tendance à rendre la supériorité mentale de plus en plus rare et à accroître la proportion d’éléments médiocres et inférieurs. En effet, jusqu’aux découvertes biologiques récentes, on pensait qu’il s’agissait là d’un phénomène normal et non anormal. Nos ancêtres considéraient le dépérissement des couches supérieures de la société et la multiplication de ses couches inférieures comme naturel et inévitable. Prenons, par exemple, l’attitude des Romains. La société romaine était divisée en six classes. La sixième classe sociale, la plus basse, composée de pauvres, de vagabonds et de dégénérés, était exempte de devoirs civiques, de service militaire et d’impôts. Etait-il interdit à cette classe d’avoir des enfants ? Pas du tout. Au contraire, elle était vivement encouragée à en faire. Cette lie de la population romaine était désignée sous le nom de « prolétaires », de « progéniteurs » (3) ! Autrement dit, un homme pouvait être dispensé de l’accomplissement des devoirs civiques, exempté des obligations militaires et des impôts, mais être considéré non seulement comme capable de se reproduire, mais comme particulièrement apte à avoir des enfants, qui étaient considérés comme sa contribution à la société. Songeons ce que cette attitude implique en matière raciale ! Il n’est pas étonnant que Rome se soit effondrée (4) ! Or, il ne faut pas oublier que ce fut l’attitude de la plupart de nos grands-parents et que c’est toujours l’attitude de millions de personnes prétendument « instruites ». Là encore, on voit bien l’influence néfaste du passé, qui perpétue de vieilles erreurs et empêche la diffusion effective de nouvelles vérités.
Ce mélange de vieilles et de nouvelles forces est en réalité la principale cause de l’acuité de nos problèmes sociaux et raciaux. Les influences traditionnelles qui sont à l’origine de l’affaiblissement de la race sont plus actives que jamais, c‘est le moins que l’on puisse dire. D’autre part, beaucoup de nouveaux facteurs, comme l’éducation pour tous, le niveau de vie élevé, la médecine préventive et le contrôle des naissances, qui pourraient tous contribuer puissamment à l’amélioration de la race, ont jusqu’à présent surtout concouru à l’affaiblissement racial, en accélérant à la fois la stérilisation sociale des individus supérieurs et la préservation des inférieurs.
Jamais peut-être les conditions sociales n’ont été si « dysgéniques », si destructives des valeurs raciales, qu’aujourd’hui. « Dans les premiers temps de la société, l’homme interférait peu avec la sélection naturelle. Mais, au siècle dernier, le développement de l’esprit philanthropique et les progrès de la médecine ont largement contribué à perturber le processus sélectif. A certains égards, la sélection dans le genre humain a presque cessé ; en fait, à bien des égards, elle s’inverse, c’est-à-dire qu’elle fait survivre l’inférieur plutôt que le supérieur. Autrefois, le criminel était sommairement exécuté, l’enfant faible mourrait peu après la naissance faute de soins médicaux appropriés, les fous étaient traités de manière tellement brutale que, s’ils n’étaient pas tués par leur traitement, ils étaient au moins considérés comme désespérément « incurables » et avaient peu de chance de devenir parents. Toutes ces mesures étaient dures, mais elles garantissaient dans une certaine mesure la pureté du plasma germinatif.
« Où en est-on aujourd’hui ? Les incapables, les gaspilleurs, les handicapés physiques mentaux et moraux sont soigneusement préservés aux frais de l’Etat. Le criminel est remis en liberté conditionnelle après quelques années de prison pour devenir père de famille. Le fou est autorisé à sortir « guéri » de l’asile pour accomplir ses devoirs de citoyen. L’enfant débile est « éduqué » tant bien que mal, souvent au détriment de son frère normal ou de sa sœur normale. Bref, les indésirables, à qui la main sanglante de la sélection naturelle aurait réglé leur compte en bas âge, sont maintenant soignés jusqu’à leur vieillesse » (5). Et, comme il a déjà été indiqué, des facteurs comme le contrôle des naissances, l’éducation et un niveau de vie élevé suppriment simultanément les éléments supérieurs à un rythme sans précédent.
Telle est la situation. Que faut-il faire ? Revenir aux méthodes sinistres de « sélection naturelle » ? Bien sûr que non. Aucune personne sensée ne pourrait préconiser une telle chose. Non seulement elle offenserait notre sens moral, mais elle obtiendrait des résultats bien inférieurs à ceux d’autres méthodes d’amélioration de la race que la science a déjà découvertes et élaborées. C’est l’aspect encourageant de la situation. Quoique notre situation actuelle soit critique, nous ne devons pas perdre un temps précieux à échafauder des solutions théoriques. La science, particulièrement cette branche de la science connue sous le nom d’eugénisme ou d’amélioration de la race, nous montre une voie à la fois beaucoup plus efficace et infiniment plus humaine que les méthodes grossières et dommageables de la sélection naturelle, qui, si elle a éliminé la plupart des mauvais, n’en a pas moins emporté beaucoup de bons éléments. La science, donc, nous offre un moyen d’échapper aux périls imminents, non par un retour à la sélection naturelle, mais par le biais d’une sélection sociale améliorée fondée sur la loi naturelle au lieu de l’être, comme jusqu’ici, sur l’ignorance et le hasard. La discussion détaillée du programme eugéniste sera repoussée au dernier chapitre de ce livre. En attendant, continuons notre examen de l’infériorité humaine, pour mieux comprendre combien l’application rapide de mesures eugénistes à la société est devenue impérative.
L’infériorité se voit le plus clairement dans ce que l’on appelle les « classes déficientes » – les débiles, les fous et certaines catégories de mal-formés et de malades. La plupart de ces « déficients » sont porteurs de tares héréditaires, autrement dit de tares qui sont transmises dans le plasma germinatif de génération en génération. Aucune ligne naturelle de démarcation ne sépare vraiment les « classes déficientes » du reste de la population. Ce terme est simplement utilisé pour les groupes de personnes qui présentent de telles insuffisances qu’ils peuvent être classés comme tels. En plus de ces grands déficients, un grand nombre de personnes ne présentent que de petites tares, tandis que d’autres encore ne révèlent absolument aucun défaut extérieur, cependant que leur plasma germinatif est affecté d’une tare latente ou « récessive » qui peut se manifester chez leurs enfants, particulièrement si elles se marient avec des personnes affectées de la même tare.
La débilité (ou, comme on l’appelle souvent, la « déficience ») est donc considérée comme un problème aussi complexe que grave. Les déficients sont plus ou moins incapables d’occuper des postes utiles dans l’ordre social et ont tendance à s’enfoncer dans les profondeurs de la société, où ils forment ces éléments indigents, vagabonds et criminels qui représentent également un fardeau et une menace pour la société. La plupart des personnes qui n’ont pas étudié le problème de la déficience ne savent pas à quel point il est grave. Examinons ces « classes déficientes ».
Tout d’abord, l’imbécile. L’imbécillité est un état caractérisé par des traits tels que l’intelligence bornée, le manque de sens moral, le manque de sang-froid, l’impuissance, l’imprévoyance, etc. Elle est fortement héréditaire et, malheureusement, elle est souvent associée à la vigueur et à la vitalité, de sorte que les imbéciles se reproduisent toujours rapidement, sans égard pour les conséquences. Autrefois, le nombre des imbéciles était limité par le processus rigoureux de sélection naturelle, mais la charité moderne et la philanthropie les ont protégés et ont ainsi favorisé leur multiplication rapide. Les imbéciles deviennent aujourd’hui un problème de plus en plus sérieux dans tous les pays civilisés. On estime qu’il y a au moins 300 000 personnes atteintes imbécillité aux États-Unis. Au cours des dernières décennies, il est certain qu’un grand nombre des cas les plus sérieux ont été isolés dans des institutions, où on les empêche évidemment de se reproduire ; mais, même aujourd’hui, le nombre de ceux qui y sont isolés ne représente qu’environ 10 ou 15 pour cent de ceux qui devraient incontestablement être placés en institution – en attendant, le reste cause des ennuis sans fin à aux générations actuelle et future.
La rapidité avec laquelle les troupeaux d’imbéciles se propagent et les dégâts qu’ils causent sont illustrés de façon éclatante par de nombreuses études scientifiques (6). Ces études aboutissent aux mêmes conclusions en Europe et aux-Etats-Unis : les imbéciles s’isolent en « clans », prolifèrent comme des croissances cancéreuses, perturbent la vie sociale, infectent le sang de communautés entières et vivent des efforts absurdes qui sont faits pour « améliorer leur sort », de la charité et d’autres formes de services sociaux (7).
Un cas typique est celui de la famille Juke, qui fut examiné d’abord en 1877, puis en 1915. Pour citer l’étude originale : « d’un vagabond paresseux surnommé Juke, né dans l’Etat de New York en 1720, dont les deux fils se marièrent à cinq sœurs dégénérées, sont issues six générations comptant environ 1200 personnes toutes plus ou moins oisives, méchantes, lubriques, indigentes, malades, stupides, folles et criminelles. Sur l’ensemble des sept générations, 300 sont morts en bas âge ; 310 ont été des mendiants, qui ont passé au total 2300 ans dans des hospices ; 440 ont été physiquement détruits par leur propre « cruauté maladive » ; plus de la moitié des femmes sont tombées dans la prostitution ; 130 ont été condamnés pour meurtre ; il y a eu 60 voleurs ; 7 meurtriers ; seuls 20 ont appris un métier, 10 d’entre eux dans une prison d’Etat, pour un coût de plus de 1250000 $ (8). En 1915, le clan en était à sa neuvième génération et avait considérablement aggravé son cas. Il comptait alors 2820 individus, dont la moitié était en vie. Vers 1880, les Juke avaient quitté leur région d’origine et s’étaient éparpillés dans tout le pays, mais le changement d’environnement n’avait entraîné aucun changement significatif dans leur nature, car ils étaient toujours « aussi imbéciles, indolents, licencieux et malhonnêtes, même lorsqu’ils n’étaient pas handicapés par les connotations négatives de leur nom de famille et malgré le fait qu’ils vivaient dans de meilleures conditions sociales » (9). Ils avaient alors coûté à l’Etat environ 2500000 $. Comme le remarque le chercheur, tout ce mal aurait pu être évité, si l’on avait empêché les premiers Juke de se reproduire. Dans l’état actuel des choses, le cas des Juke s’aggrave même, car, en 1915, « des quelques 600 Juke imbéciles et épileptiques actuellement en vie, seuls trois sont dans des établissements de soins » (10).
La famille « Kallikak » (11), du New Jersey, illustre bien à quel point la supériorité et la dégénérescence sont de la même manière rigidement déterminées par l’hérédité. Durant la Guerre d’Indépendance, un certain Martin « Kallikak », jeune soldat de bonne race, eut une relation illicite avec une servante imbécile dont il eut un fils. Quelques années plus tard, Martin épousa une femme de bonne famille qui lui donna plusieurs enfants légitimes. Voici ce qui arriva : les enfants légitimes que Martin avait eus avec la femme de bonne race firent du chemin et fondèrent une des familles les plus distinguées du New Jersey. « Dans cette famille et ses branches collatérales, nous ne trouvons que de bons citoyens. Il y a des docteurs, des avocats, des juges, des éducateurs, des commerçants, des fermiers, bref, des citoyens respectables, des hommes et des femmes de marque dans tous les domaines de la vie sociale. Ils ont essaimé aux États-Unis et jouent un rôle de premier plan dans leurs communautés, partout où ils sont allés… dans cette famille, il n’y a eu aucun imbécile ; aucun enfant illégitime ; aucune femme immorale ; elle ne compte qu’un seul débauché (12). Les descendants de la femme imbécile se distinguent nettement de cette branche de la famille. On a retrouvé trace de 480 d’entre eux. Voici ce qu’il en est : 143 imbéciles avérés, 36 enfants illégitimes, 33 dépravés (surtout des prostituées), 24 alcooliques notoires, 3 épileptiques, 82 morts en bas âge, 3 criminels, 8 tenanciers de maison close. Deux familles ont beau avoir la même filiation paternelle, vivre sur le même sol, dans la même atmosphère et plus ou moins dans le même environnement, « l’une porte les stigmates de la bâtardise à chaque génération et l’autre en est dénuée » (13).
On pourrait multiplier presque indéfiniment les exemples de généalogies déprimantes comme celles-ci. Et, notons-le bien, elles ne représentent que des dommages directs et visibles. Les dommages indirects et moins visibles causés par l’imbécillité, quoique plus difficiles à déterminer, sont beaucoup plus répandus et sont incontestablement encore plus graves, comme nous allons le montrer à présent. Mais, avant d’examiner ce point, étudions certaines des autres classes profondément déficientes.
Le fou, bien qu’il diffère nettement de l’imbécile, constitue un problème encore plus grave à bien des égards. Naturellement, la « folie « est un terme qui recouvre toutes sortes d’états mentaux anormaux, dont certains sont passagers, tandis que d’autres, quoique incurables, ne sont pas génétiques et, donc, n’ont aucune signification raciale. Mais de nombreuses formes de folie sont incontestablement héréditaires (14) et les dommages causés par ces souches corrompues, lorsqu’ils se propagent dans toute la race et infectent les souches saines, sont tout simplement incalculables.
À la différence de l’imbécillité, la folie est souvent associée à des qualités vraiment supérieures, (15) qui peuvent rendre les individus qui en sont atteints extrêmement dangereux pour la société. Les imbéciles n’ont jamais renversé un Etat. Eléments essentiellement négatifs, ils peuvent faire sombrer une civilisation dans la décadence, mais ils ne sont pas assez intelligents pour la bouleverser. D’autre part, les fous peuvent être profondément dynamiques et faire un mauvais usage de leurs pouvoirs à des fins de destruction. Nous verrons sous peu que de nombreux apôtres de la violence anarchique et de la protestation furieuse furent des déséquilibrés. Naturellement, ces personnes sont rarement « folles » dans le sens technique d’« internables ». Elles représentent simplement un des aspects de cette vaste « frange » de l’aliénation mentale qui est largement répandue dans la grande masse de la population. On déplore cependant de nombreux cas graves d’internement. Aux États-Unis, par exemple, plus de 200 000 personnes sont internées et il est bien connu que, en plus de ceux qui sont dans des institutions, il y a une multitude d’autres individus tout aussi atteints de démence qui sont sous la garde de leurs proches ou en liberté.
Les épileptiques forment une autre catégorie de grands déficients. L’épilepsie est certainement héréditaire, car elle est probablement due, comme l’imbécillité et la folie héréditaire, à certains facteurs qui provoquent un développement anormal dans le plasma germinatif. Comme la folie, elle est souvent associée à des qualités mentales supérieures, mais elle est encore plus souvent associée à l’imbécillité et ses victimes ont tendance à être dangereusement antisociales ; l’épilepsie est fréquemment liée aux pires actes de violence. La multiplication des épileptiques dans les souches saines est incontestablement désastreuse, car elle cause de graves dangers sociaux et des dégâts raciaux déplorables.
A ces causes exceptionnelles de dégénérescence viennent s’ajouter certaines autres formes de déficience qui, même si elles ne sont pas très graves individuellement, représentent dans l’ensemble un lourd fardeau pour la société et une charge pour la race. On peut classer parmi celles-ci la surdité congénitale et la cécité, certains types de difformité et certaines maladies héréditaires comme la chorée de Huntington. Toutes ces tares, étant héréditaires, infligent des dégâts répétés de génération en génération et ont tendance à se développer dans les souches saines.
Ainsi se termine notre étude déprimante sur les « classes déficientes ». Dans tous les pays civilisés, le nombre total de leurs membres est énorme et, dans les conditions sociales actuelles, il augmente rapidement. Aux États-Unis, par exemple, on estime à 1 000 000 le nombre total de personnes manifestement atteintes imbécillité, de folie ou d’épilepsie. Et, comme indiqué plus haut, même ce total alarmant représente simplement les personnes souffrant des formes les plus extrêmes des tares qui se répandent dans la grande masse de la population. L’ampleur de cette contamination est révélée par plusieurs études de chercheurs indépendants compétents qui considèrent tous que plus de 30 pour cent de toute la population des Etats-Unis est affectée d’une certaine forme de tare mentale (16). Assurément, la tare est en grande partie latente dans le plasma germinatif et n’a aucun effet sur les porteurs. Pourtant, les tares existent et peuvent apparaître chez leurs enfants, particulièrement s’ils se marient avec des personnes affectées d’une tare héréditaire semblable.
Et, même si nous ne prenons pas en compte les déficiences purement latentes, le problème posé par ceux qui souffrent réellement de formes moins aiguës de déficience que celles précédemment décrites est d’une gravité pratiquement incalculable pour la société et la race. Il ne fait aucun doute que l’inefficacité, la stupidité, le paupérisme, le crime et les autres formes de conduite antisociale sont dues en grande partie (peut-être même essentiellement) à la dégénérescence atavique. Les enquêtes scientifiques minutieuses conduites dans de nombreux pays sur les pauvres, les clochards, les criminels, les prostituées, les alcooliques chroniques, les drogués, etc., ont toutes révélé qu’un fort pourcentage d’entre eux présente une insuffisance mentale (17). Lorsque nous ajoutons à ces ratés les innombrables bons à rien, des journaliers « inemployables » aux « excentriques » qui gaspillent ou pervertissent leurs talents, nous commençons à nous rendre compte de l’action vraiment terrible de la dégénérescence atavique, qui, génération après génération, infecte et corrompt de bonnes souches, impose des coûts plus lourds et menace l’avenir de la civilisation.
Car la dégénérescence menace réellement la civilisation. La présence d’immenses hordes d’inférieurs congénitaux – incapables, mécontents et indisciplinés – menace l’ordre social de désintégration et de désorganisation (18).
Le biologiste Humphrey décrit bien les périls de la situation. « Ainsi, écrit-il, l’armée des médiocres croit dans tous les pays civilisés, et par addition à mesure que de nouvelles incompétences se révèlent et par sa propre multiplication rapide ; et c’est à ce niveau que le précipité humain de toutes les influences dégénérative à l’œuvre dans la civilisation finit par se déposer. C’est déjà une menace de grande ampleur, mais, en Amérique, nous réussissons fort bien à cacher l’étendue et la rapidité de son développement par des œuvres caritatives rassurantes. Et la plupart d’entre nous préfèrent rester aveugles à la proportion croissante de matériau humain médiocre. L’homme s’intéresse essentiellement à l’énergie, à la force, à la réussite. Il tourne le dos à ceux qui échouent, jusqu’au jour où, à son grand déplaisir, la force du nombre les met en vue.
« Lorsque l’on examine les derniers jours de l’Empire romain et que l’on découvre les nombreux divertissements publics qui y étaient organisés pour amuser et contrôler les hordes d’asociaux qui s’y étaient dangereusement accumulés, la question se pose de savoir dans combien de temps nos propres masses asociales deviendront indociles (19) Une chose est certaine : nos méthodes plus humanitaires nous rapprochent de ce jour funeste à un rythme plus rapide. Et l’attachement que nous nous targuons de montrer à notre pays n’est pas un remède à l’incompétence mentale. Les registres de police de nos villes montrent que les criminels qui sortent brusquement de nulle part au moindre relâchement du contrôle policier sont nés pour la plupart aux Etats-Unis et qu’il y a très peu d’illettrés parmi eux ; pourtant, leurs instincts animaux reprennent le dessus aussi spontanément que chez des arriérés russes.
« Il est ridicule d’entretenir l’illusion que plus de démocratie et plus d’éducation transformeront les mal-nés en bons citoyens. La démocratie n’a jamais été conçue pour des dégénérés (20) et une nation qui laisse se reproduire des individus qui doivent continuellement être réprimés n’est pas disposée à étendre les libertés démocratiques. Il est inévitable que les clivages entre les classes s’accentuent en réaction au nombre croissant de bâtards, comme dans toutes les cultures précédentes. Quelque éloigné que soit le cataclysme, ce vers quoi notre race va est le chaos social ou la dictature.
« En attendant, nous provoquons l’agitation sociale en promouvant des idées confuses d’égalité. La démocratie, telle que nous l’idéalisons assez librement de nos jours, est une représentation exagérée du bonheur terrestre ; elle incite les sots à espérer un nivellement impossible des êtres humains. Tout ce que nous pouvons raisonnablement espérer réaliser est une juste égalisation des chances ; mais chaque étape qui est franchie pour atteindre ce but révèle plus distinctement ces inégalités héréditaires fondamentales qu’aucune action sur le milieu ne peut réduire. Les plus mécontents sont ceux qui sont le moins capables de saisir une opportunité quand on leur en offre une » (21).
A cet égard, nous ne devons jamais oublier que ce sont les « grands » déficients qui sont les plus dangereux pour l’ordre social. C’est le « petit génie », l’homme dont la marque fatale pervertit les talents, qui le plus souvent excite et mène la foule. Les doctrines révolutionnaires sociales égalitaristes de notre époque, comme le syndicalisme, l’anarchisme et le bolchevisme, superficiellement séduisantes, mais fondamentalement fausses et destructrices, sont essentiellement le produit d’une pensée détraquée – de cerveaux dérangés. Le sociologue Nordau analyse bien les énormes dommages que causent ces personnes et ces doctrines non seulement en réveillant les éléments dégénérés, mais aussi en égarant un grand nombre de gens du peuple qui sont biologiquement normaux, mais dont l’intelligence n’est pas assez élevée pour les protéger contre des sophismes habiles parés d’appels remplis de ferveur.
Nordau écrit : « outre les formes extrêmes de dégénérescence, il en existe de plus bénignes, plus ou moins inapparentes, impossibles à diagnostiquer au premier abord. Celles-ci sont cependant les plus dangereuses pour la communauté, parce que leur influence destructrice ne se fait sentir que progressivement ; nous ne nous en méfions pas ; en effet, dans de nombreux cas, nous ne les reconnaissons pas comme la cause réelle des maux qu’elles font apparaître – maux dont personne ne peut douter de la grande importance. »
« Un détraqué ou un imbécile, poussé par une haine viscérale, érige son état subjectif en un système fondé sur le pessimisme, en Weltschmertz – en spleen. Un autre, chez qui un égoïsme sans amour domine toute la pensée et tous les sentiments, de sorte que tout le monde extérieur lui semble hostile, organise ses instincts antisociaux en anarchisme. Un troisième, qui souffre d’insensibilité morale, de sorte qu’aucun lien de sympathie ne l’unit à ses semblables ou à tout autre être vivant et qui est habité par une vanité confinant à la mégalomanie, prêche une doctrine du surhomme, qui ne sait pas ce qu’est l’estime et la compassion et n’est soumis à aucun principe moral, mais « vit sa vie » sans tenir compte des autres. Quand ces imbéciles, comme c’est souvent le cas, s’expriment avec emphase – quand leur imagination, non contenue par la logique ou l’intelligence, leur fournit des idées étranges, sensationnelles et des associations et des images surprenantes – leurs écrits font une forte impression sur les lecteurs crédules et exercent aisément une influence décisive sur la pensée dans les cercles cultivés de leur époque.
« Bien entendu, les personnes équilibrées ne deviennent pas des disciples de ces cultes morbides. Mais les prêches de ces détraqués favorisent le développement de dispositions similaires chez d’autres personnes et servent à polariser, dans leur propre sens, des tendances encore incertaines et à donner à des milliers d’individus le courage de penser et d’agir d’une manière ouverte, impudente, vantarde, conformément à des convictions que, sans ces théoriciens bruyants et enjôleurs, ils auraient trouvées absurdes ou infâmes, qu’ils auraient dissimulées avec honte ou qui seraient en tout cas restées des monstres connus d’eux seuls et emprisonnés dans les tréfonds de leur conscience. »
« Ainsi, les enseignements d’imbéciles dégénérés font naître des conditions qui, contrairement aux cas de folie et de crime, ne peuvent pas être évaluées de façon précise, mais peuvent néanmoins être définies par leurs effets politiques et sociaux. Nous observons en plus en plus un affaiblissement général de la moralité, une absence croissante de logique dans la pensée et dans l’action, une irritabilité morbide et une indécision dans l’opinion publique, un relâchement du caractère. Les délits sont traités avec une indulgence frivole ou sentimentale qui encourage les fripons en tout genre. Les gens perdent tout sentiment d’indignation morale et s’habituent à l’envisager avec mépris comme quelque chose de banal, rétrograde, inélégant et stupide. Des actes qui auraient autrefois mis pour toujours un homme au ban de la vie publique ne sont plus un obstacle à sa carrière, de telle sorte que des personnalités louches et corrompues peuvent accéder à des postes de responsabilité, parfois prendre le contrôle des affaires publiques. Le bon sens est de plus en plus rarement et de moins en moins convenablement apprécié, de plus en plus sous-estimé. Personne n’est choqué par les propositions, les mesures et les modes les plus absurdes et la folie règne dans la législation, l’administration, dans la politique intérieure comme dans la politique extérieure. Tous les démagogues trouvent un public, tous les imbéciles rassemblent des adeptes, tous les événements ont un retentissement démesuré, suscitent un enthousiasme ridicule, répandent une consternation morbide, déclenchent des manifestations violentes dans un sens ou l’autre et des procédures officielles qui sont à tout le moins inutiles, souvent déplorables et dangereuses. Chacun s’accroche à ses « droits » et se révolte contre toute limitation de ses désirs arbitraires, de par la loi ou la coutume. Chacun essaye d’échapper à la contrainte de la discipline et de se débarrasser du fardeau du devoir (22) ».
Telle est l’action destructrice de la dégénérescence, qui s’étend comme un cancer et menace de ronger la société jusqu’à la moelle. Contre ces assauts de l’infériorité ; contre les légions intelligemment menées des dégénérés et des arriérés ; où la civilisation peut-elle chercher ses champions ? Uniquement dans les rangs clairsemés de ceux qui sont racialement supérieurs – ces lignées « A » et « B » dont, en Amérique par exemple, nous savons qu’elles constituent aujourd’hui à peine 13 % de la population ? C‘est cette « ligne rouge » de sang riche, pur, qui nous sépare de la barbarie ou du chaos. C’est là notre seul espoir. Ne nous laissons pas abuser par les parlotes sur le « gouvernement », l’« éducation », la « démocratie » : nos lois, nos constitutions, nos livres sacrés eux-mêmes, sont, en dernière analyse, de simples barrières de papier, qui ne tiendront qu’aussi longtemps que se trouveront derrière elles des hommes et des femmes qui ont l’intelligence de les comprendre et la force d’âme de les maintenir.
Cependant, non seulement c’est là une maigre planche de salut pour la civilisation, mais elle s’amenuise à une vitesse qui épouvante ceux qui sont pleinement conscients des faits. Nous avons déjà affirmé que jamais peut-être dans l’histoire humaine les conditions sociales n’ont été aussi destructrices des valeurs raciales qu’aujourd’hui, tant à cause de l’élimination des lignées supérieures qu’à cause de la multiplication des inférieures.
Il est une erreur dangereuse que nous devons nous ôter de la tête : l’erreur de juger des populations humaines d’après ce que nous voyons parmi les variétés sauvages de plantes et d’animaux.
Parmi ces dernières nous observons une stabilité marquée du type et nous sommes portés à conclure que, pour l’homme comme pour les autres formes de vie, « l’évolution est un processus lent » dans lequel quelques générations ne pèsent pas lourd et donc que nous n’avons pas besoin de nous inquiéter excessivement des mesures d’amélioration de la race parce que nous avons « amplement le temps ».
C’est là une périlleuse illusion ! et une preuve de plus de la confusion de notre pensée et de al superficialité de notre connaissance des lois de vie. Une réflexion un peu plus intelligente nous montrerait la dissemblance profonde des deux cas. Les animaux et les plantes (lorsqu’ils n’ont pas été « domestiqués » par l’homme) vivent dans l’« état de nature », où ils sont soumis à l’action pratiquement invariable de la « sélection naturelle ». Leur plasma germinatif est de qualité variable comme le plasma germinatif humain (ainsi que l’ont établi de façon concluante des éleveurs compétents comme Luther Burbank) ; mais, dans un cas comme dans l’autre, la sélection naturelle n’élimine qu’une série limitée de caractéristiques, afin que la race ne se modifie pas ; tandis que l’homme civilisé, qui vit dans des conditions qu’il a créées lui-même, remplace la sélection naturelle par diverses sélections sociales qui produisent des modifications très profondes et rapides.
Il y a un point que nous devons garder à l’esprit : la rapidité avec laquelle les qualités d’une espèce peuvent être altérées par une modification de la sélection biologique. Il est littéralement étonnant d’observer comment l’humanité gaspille depuis si longtemps son énergie en tentant vainement de changer les individus existants, au lieu de changer la race en déterminant quels sont les individus existants qui devraient se reproduire et quels sont ceux qui ne devraient pas se reproduire (23). Bien sûr, les changements raciaux dus à la sélection sociale existaient avant que l’homme ne les découvre ; ils existent de toute éternité. Le problème est que, au lieu de porter l’humanité vers les sommets, comme ils auraient pu le faire, s’ils avaient été intelligemment orientés, ils ont été aléatoires et ont généralement causé la décadence et la ruine.
La rapidité ahurissante avec laquelle une souche particulière peut, soit se développer, soit être éliminée dans une population donnée peut être précisément déterminée par la comparaison de son taux d’accroissement avec celui de reste de la population. Et le facteur déterminant dans ce taux d’accroissement est ce que l’on appelle le « taux différentiel de fécondité ». On sait depuis longtemps que les populations qui se reproduisent librement ont tendance à s’accroître extrêmement vite. Mais ce qui vaut pour une population dans son ensemble s’applique également à chacun de ses éléments constitutifs. Ainsi, dans n’importe quelle population donnée, les éléments qui se reproduisent le plus rapidement domineront le caractère moyen de la nation – et le feront à un rythme toujours croissant. Prenons comme exemple un taux différentiel de fécondité relativement peu élevé pour montrer comment des différences à peine perceptibles d’une année à l’autre peuvent transformer entièrement le paysage racial en quelques générations. Soit deux souches formées chacune de 1000 individus, dont l’une est juste en-dessous du seuil de reproduction, tandis que l’autre croit au même rythme que la population anglaise – qui est loin d’avoir un taux de fécondité élevé. Un an après, la première souche ne comptera plus que 996 individus ; un siècle plus tard, elle sera tombée à 687 individus et, au bout de deux siècles, elle n’en totalisera que 492. A l’inverse, la deuxième souche en comptera 1013 un an plus tard, 3600 un siècle plus tard et environ 13 000 deux siècles plus tard. Autrement dit, au bout de cent ans (après trois ou quatre générations) la souche la plus prolifique serait six fois plus nombreuse et, au bout deux siècles, trente fois plus nombreuse que la moins prolifique. En supposant que la souche la moins prolifique avait de grandes aptitudes, tandis que la souche la plus prolifique était médiocre ou inférieure, on peut mesurer l’appauvrissement de la race et le recul de la civilisation.
Cet exemple a été simplifié exprès en combinant d’autres facteurs comme les taux différentiels de mortalité et de mariage, qui devraient être considérés séparément dans l’évaluation des taux relatifs d’accroissement des différents groupes ou lignées. Mais il donne vraiment une idée assez précise de la différence moyenne actuelle de fécondité nette entre les éléments très supérieurs et les éléments médiocres dans les principales nations du monde civilisé, tout en minimisant énormément la fécondité des éléments distinctement inférieurs. Ce qui est effrayant, c’est que, dans presque tous les pays civilisés, le taux de natalité des éléments supérieurs a baissé rapidement au cours des cinquante dernières années et que, aujourd’hui, malgré un taux de mortalité en forte baisse, leur nombre est stationnaire, ou même diminue; tandis que les autres éléments augmentent proportionnellement à leur médiocrité et à leur infériorité. Ces faits ont été démontrés par une multitude de recherches scientifiques conduites dans toute l’Europe et aux Etats-Unis (24).
Nous pouvons déterminer avec précision le seuil de reproduction d’un groupe en observant son taux de mortalité et son taux de mariage et en évaluant ensuite le nombre moyen des enfants légitimes. En ce qui concerne le monde civilisé dans son ensemble, il a été établi qu’il faudrait environ quatre enfants par mariage pour qu’une souche se reproduise. Dans certains pays comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande et dans certains des groupes de haute qualité, où les taux de mortalité sont très bas, une moyenne de trois enfants par mariage peut suffire pour qu’une lignée se reproduise, mais cela semble être le strict minimum.
Compte tenu de ce niveau minimal de fécondité, que constatons-nous en réalité ? Nous constatons qu’en Europe (à l’exclusion des pays très arriérés) les éléments supérieurs de la population ont en moyenne de deux à quatre enfants par mariage ; que les éléments médiocres ont en moyenne de quatre à six enfants par mariage ; que les éléments inférieurs, dans leur ensemble, ont en moyenne de six à sept enfants et demi par mariage, tandis que les éléments les plus inférieurs, comme les journaliers, les pauvres et les déficients, considérés séparément, ont en moyenne de sept à huit enfants (les naissances illégitimes incluses, bien sûr). Les taux différentiels de fécondité dans les différents quartiers des grandes villes européennes sont typiques. Quelques années avant la dernière guerre, le sociologue français Bertillon a constaté qu’à Paris et à Berlin les naissances dans les quartiers pauvres étaient au moins trois fois plus nombreuses que les naissances dans les meilleurs quartiers résidentiels, tandis qu’à Londres et à Vienne elles étaient environ deux fois et demie plus nombreuses.
Les conditions ne sont pas meilleures aux États-Unis qu’en Europe – à certains égards, elles semblent être plutôt pires. En dehors du Sud et de certaines régions de l’Ouest, les vieilles souches américaines ne se reproduisent pas, les taux de naissance des immigrants originaires de l’Europe de l’Ouest et du Nord baissent rapidement, tandis que les taux de naissance des immigrants originaire de l’Europe de l’Est et du Sud restent élevés, même s’ils sont en très légère diminution. Les catégories intellectuelles américaines sont beaucoup moins fertiles que les catégories européennes semblables. Le nombre moyen d’enfants par diplômé marié des principales universités américaines comme Harvard et Yale est environ de deux, tandis qu’il est environ d’un et demi dans les principales universités féminines. En outre, les taux de mariage des étudiants et des étudiantes sont si faibles que, si l’on considère à la fois les diplômés mariés et les diplômés célibataires, la moyenne statistique est environ d’un enfant et demi par étudiant et de moins d’un enfant par étudiante. Le professeur Cattell a examiné la taille des familles de 440 scientifiques américains, ne choisissant que les cas dans lesquels l’âge des parents indiquait que la famille était complète. Malgré un taux de mortalité très faible, le taux de natalité était tellement plus faible que, comme il le remarque lui-même, « il est évident que les familles ne se perpétuent pas. Les scientifiques de moins de cinquante ans, dont 261 ont une famille complète, ont en moyenne 1.88 enfant, dont environ 12 pour cent meurent avant l’âge du mariage. Nous ne savons pas combien d’entre eux se marieront, mais seulement environ 75 pour cent des diplômés d’Harvard et de Yale se marient ; seulement 50 pour cent des diplômées d’universités féminines se marient. Un scientifique a en moyenne 0.7 fils adulte. Si trois-quarts de ses fils et petits-fils se marient et que leurs familles continuent à être de la même taille, 1000 scientifiques auront environ 350 petits-fils pour transmettre par mariage leurs noms et leurs traits héréditaires. L’extermination du lignage matrilinéaire sera encore plus rapide » (25). Ces chiffres contrastent fortement avec les taux de naissance élevés dans les quartiers populaires des grandes villes de l’Amérique. À New York, par exemple, le taux de naissance dans l’East Side est plus de quatre fois celui du taux de naissance dans les quartiers résidentiels. Au sujet des conditions semblables qui règnent à Pittsburgh, où le taux de naissance dans les quartiers les plus pauvres est trois fois plus élevé que celui des meilleurs quartiers résidentiels, Popence et Johnson remarquent : « La signification de ces chiffres par rapport à la sélection naturelle est évidente. A Pittsburgh, comme c’est probablement le cas pour toutes les grandes villes des pays civilisés, c’est la lie qui se reproduit. Moins une classe est intelligente, plus elle contribue à la reproduction. En tenant compte du fait que l’intelligence est héritée et que les chiens ne font pas des chats, il n’y a pas de quoi se réjouir de la qualité de la population de Pittsburgh dans quelques générations. » (26).
En outre, il ne faut pas oublier que ces taux différentiels de fécondité posent à l’Amérique des problèmes encore plus complexes que ceux qu’ils posent à l’Europe ; parce que, tandis qu’en Europe ils entraînent surtout des changements dans l’intelligence de groupe, en Amérique ils signifient aussi des changements de race avec tout ce que cela implique de modifications des tempéraments, des idéaux et des institutions nationaux fondamentaux. Et c’est précisément ce qui a lieu dans de nombreuses régions de l’Amérique. La Nouvelle-Angleterre, par exemple, autrefois pépinière de la « race » ambitieuse et intelligente des Yankees, qui se pressa par millions dans l’Ouest, ne cesse de perdre son caractère de région anglo-saxonne. Dans le Massachusetts, le taux de fécondité des femmes nées à l’étranger est deux fois et demie plus élevé que le taux de fécondité des indigènes ; dans le New Hampshire, deux fois ; dans le Rhode Island, une fois et demie – les groupes étrangers les plus prolifiques étant les Polonais, les Juifs, les Russes juifs, les Russes-Polonais, les Italiens du Sud et les Canadiens français. Ce que ceci peut signifier dans quelques générations est indiqué par un calcul du biologiste Davenport, qui a déclaré que, aux taux de reproduction actuels, 1000 diplômés d’Harvard d’aujourd’hui n’auraient que cinquante descendants dans deux siècles, tandis que 1000 Roumains de Boston, au rythme où ils se reproduisent actuellement, auraient 100000 descendants dans le même espace de temps.
Pour revenir à un aspect plus général du problème, il est clair que, tant en Europe qu’en Amérique, la qualité de la population se dégrade, car les groupes les plus intelligents et les plus doués diminuent d’une manière relative ou absolue. Ceci ne constitue rien de moins qu’une menace mortelle pour la civilisation comme pour la race. Examinons comment les experts psychologiques qui ont mis au point les tests d’intelligence auxquels a été soumise l’armée américaine ont caractérisé les catégories d’intelligence supérieures. Les hommes de catégorie A ont été décrits comme étant « capables de réussir leurs études universitaires » ; les hommes de catégories B comme étant « capables de faire des études universitaires » ; les hommes de catégorie C comme étant « rarement capables de finir leurs études secondaires » et, sur la base des évaluations de l’armée, presque 75 pour cent de toute la population actuelle des États-Unis n’entre même pas dans la catégorie C !
Puisqu’il est probable que la population américaine (à l’exception de ses groupes d’immigrants originaires du sud et de l’est de l’Europe et de ses noirs) atteint en moyenne un niveau d’intelligence plus ou moins aussi élevé que les peuples d’Europe du Nord, il n’est pas difficile de prévoir que, si l’intelligence continue à se retirer de la race au rythme actuel, la civilisation ou sombrera, ou s’effondrera brutalement faute d’hommes supérieurement intelligents. Les conséquences fatales d’un manque quasi total de cerveaux sont bien décrites par le Professeur McDougall aux lignes suivantes : « La civilisation de l’Amérique dépend de votre capacité à continuer à produire des hommes de catégorie A et de catégorie B en grand nombres. Et, actuellement, les hommes de catégorie A sont 4 pour cent, les hommes de catégorie B 9 pour cent et, comme l’indique la partie inférieure de la courbe, ce sont surtout les hommes de catégorie C qui se reproduisent. Les hommes de catégorie A et les hommes B, les diplômés de l’enseignement supérieur, ne font pas assez d’enfants, tandis que la population s’accroît énormément. A ce rythme, dans quelques générations, les hommes de catégorie A et même les hommes de catégorie B ne seront-ils pas devenus aussi rares que les éléphants blancs, ne représentant plus qu’une simple fraction de 1 pour cent ? C’est plus que probable.
« Actuellement, l’ensemble de la courbe a tendance à s’infléchir dans le mauvais sens. Et cela vaut probablement aussi pour les qualités morales, ainsi que pour la stature intellectuelle. Si le temps vient où vos hommes de catégorie A et B ne sont plus que 1 pour cent, ou même moins, de la population – que deviendra votre civilisation ?
« Permettez-moi de présenter mes arguments plus concrètement, par rapport à l’un des grands métiers essentiels, dont j’ai une certaine connaissance pour l’avoir exercé, à savoir la profession médicale. Il y a deux cent ou cent ans, les connaissances à acquérir par l’étudiant en médecine, avant d’exercer sa profession, formaient un ensemble relativement petit de règles empiriques. Le progrès de la civilisation a énormément multiplié ces connaissances et l’existence même de nos sociétés civilisées dépend de l’application continue et efficace de ce vaste corps de l’art médical et de la science. L’acquisition et l’application judicieuse de cette masse de connaissances exigent infiniment plus d’efforts de celui qui se veut praticien que ne le faisait la maîtrise de l’ensemble des règles de nos ancêtres. Par conséquent, la durée du programme d’études prescrit pour nos étudiants en médecine doit être constamment allongée ; elle est maintenant de six ans.
« Les étudiants qui suivent ce long et rigoureux cursus sont déjà un corps choisi. Ils ont réussi leurs études secondaires. Il est légitime de penser que la grande majorité d’entre eux appartient au groupe A ou B, ou au moins au groupe C +, dans l’échelle d’intelligence qui avait été établie pour l’armée.
« Quelle est, je vous le demande, la proportion d’entre eux qui s’est montrée capable d’assimiler le vaste corpus de connaissances médicales et de l’appliquer intelligemment et efficacement ? Si j’ose généraliser à partir de ma propre expérience, je dirais qu’une proportion très considérable, même de ceux qui ont réussi leurs examens, ne parviennent pas à les assimiler efficacement. La masse de connaissances médicales modernes est trop vaste pour leur capacité d’assimilation, sa complexité trop grande pour leur pouvoir de compréhension. Pourtant, la science médicale continue à se développer et à se complexifier et la communauté en est de plus en plus intimement dépendante.
« Dans cette profession, qui est de plus en plus exigeante sur les qualités intellectuelles et morales de ses membres (27), le besoin d’hommes de catégorie A et B augmente régulièrement et la réserve diminue régulièrement à chaque génération.
« Et ce qui vaut pour cette profession semble valoir pour toutes les grandes professions et toutes les grandes vocations. Notre civilisation, en raison de sa complexité croissante, est de plus en plus exigeante sur les qualités de ses porteurs. Les qualités de ces porteurs diminuent ou se détériorent au lieu de s’améliorer (28) ».
Les grands aspects du problème sont savamment posés par Whetham qui écrit : « Quand nous examinons le taux de natalité que connaît actuellement notre structure sociale, nous nous apercevons que les groupes dans lesquels il est le plus élevé sont ceux qui, comme les imbéciles et les fous, sont dépourvus de personnalité intelligente, ou, comme la plupart des ouvriers sans emploi et des journaliers, semblent être, soit sans idéaux, soit sans moyen de les exprimer. Dans tous les groupes sociaux qui se sont jusqu’ici distingués par leur cohésion, leur industrie, leurs bonnes capacités physiques et mentales, leurs facultés d’organisation et d’administration, le taux de natalité n’est plus assez élevé pour que la nation conserve ces qualités. Les grands hommes sont rares ; la personnalité du groupe est de plus en plus indistincte et la personnalité de la race, gage de succès dans le passé, est donc sur le déclin, tandis que les forces du chaos sont une fois de plus à l’œuvre parmi nous, prêtes à se déchaîner et à détruire la civilisation, quand les types supérieurs ne seront plus en nombre suffisant pour les guider, les contrôler ou les soumettre (29) ».
La rapidité sans précédent de notre appauvrissement racial semble due, comme déjà dit, à de nombreuses causes, certaines anciennes et d’autres nouvelles. Nous avons vu que la complexité étouffante des grandes civilisations a toujours eu tendance à éliminer les souches supérieures en détournant leur énergie des fins raciales vers des fins individuelles ou sociales, ce qui a pour effet une augmentation du célibat, du mariage tardif et une baisse de la fécondité. La plupart des phénomènes qui sont à l’origine de ces phénomènes racialement destructeurs peuvent être regroupés en deux catégories : le coût élevé de la vie et le coût de la grande vie. Ces deux expressions générales recouvrent une multitude de facteurs spéciaux tels que la hausse des prix, le niveau de vie élevé, le goût du luxe, la rivalité sociale, l’inefficacité du gouvernement, une fiscalité élevée et (le dernier et non le moindre) la pression de masses de plus en plus nombreuses d’individus ignobles, incompétents, qui sont autant de grains de sable dans les rouages sociaux et qui, par les secours, les soins, l’éducation, la surveillance policière, etc., qu’ils nécessitent, consomment une partie toujours plus grande de la richesse et de l’énergie nationale.
Or, tous ces facteurs variés, quelle que soit leur nature, ont ceci en commun : ils ont tendance à faire des enfants un fardeau de plus en plus lourd pour l’individu supérieur, aussi nécessaires que ces enfants puissent être à la civilisation et à la race. Le fait est que, dans les conditions actuelles, relativement peu de gens de qualité peuvent se permettre d’élever et d’éduquer correctement de grandes familles d’enfants. C’est la raison fondamentale de la forte baisse des taux de natalité des classes supérieures et moyennes de tous les pays civilisés au cours du dernier demi-siècle. Bien sûr, la chute a été accélérée par la découverte simultanée de plusieurs méthodes de contraception qui sont regroupées sous l’expression de « contrôle des naissances ». Cependant, ce ne sont pas tant les nouvelles méthodes que les fortes pressions économiques et sociales qui ont été exercées pour qu’elles soient employées qui expliquent la rapidité de la baisse du taux de fécondité. Dans les conditions de la vie moderne, une baisse prononcée du taux de natalité était inévitable. Pour ne citer que l’une des nombreuses raisons, les progrès de la science médicale ont considérablement réduit le taux de mortalité et ont ainsi rendu possible une énorme augmentation nette de la population. Si les nations occidentales n’avaient pas agi pour faire baisser le taux de natalité, elles auraient été encombrées par des masses humaines à faible revenu comme celles de l’Asie.
Pour échapper à ce sort, les éléments les plus intelligents et clairvoyants dans tous les pays civilisés ont rapidement commencé à recourir aux nouvelles méthodes de contraception et à limiter la taille de leur famille de cette manière. Cela a soulevé un tollé général (en grande partie pour des raisons religieuses) et, dans la plupart des pays (30), la diffusion d’informations sur la contraception a été rendue illégale. Cette mesure a été extrêmement stupide – et désastreuse. Les nations clairvoyantes auraient dû se rendre compte que, avec l’apparition de nouveaux facteurs sociaux tels que la baisse du taux de mortalité, l’élévation du coût de la vie et l’amélioration du niveau de vie, un faible taux de natalité était tout simplement inévitable ; que les peuples civilisés ne pouvaient pas se reproduire et ne se reproduiraient pas comme des animaux, comme ils l’avaient fait autrefois, lorsque la vie n’était pas chère, que le niveau de vie était faible et qu’un taux de natalité élevé était compensé par les ravages incontrôlés de la mort.
Mais, la réduction du taux de natalité étant inévitable, il restait à savoir comment et par qui il devait être réduit. Devait-il l’être par des méthodes traditionnelles comme le célibat (tempéré par les relations sexuelles illicites et la prostitution), le recul de l’âge du mariage, l’infanticide et l’avortement (31) ; ou par les nouvelles méthodes de contraception ? Encore une fois : devait-on réduire le taux de natalité de toutes les sections de la population ou seulement celui des classes les plus intelligentes ? Malheureusement pour la race, ce fut la dernière solution qui prévalut. Au lieu de donner des informations sur la contraception aux masses et donc d’atténuer autant que possible les maux d’un taux différentiel de natalité néfaste pour la race, la société réussit à maintenir les masses dans l’ignorance et à faire en sorte que leur taux de fécondité reste élevé, mais ne réussit pas à protéger de la propagande contraceptive les plus intelligents, qui pratiquèrent de plus en plus le contrôle des naissances – et firent moins d’enfants.
Ici, un grand instrument potentiel d’amélioration de la race a été perverti en un agent de la décadence de la race. Avec une soumission aveugle aux chiffres bruts et avec un mépris total de la qualité, la société a délibérément favorisé les éléments inférieurs au détriment des supérieurs. Les résultats sont ceux que nous avons déjà examinés dans notre étude des taux différentiels de natalité d’aujourd’hui.
Ainsi se termine notre étude sur les facteurs généraux de l’appauvrissement de la race. Avant de conclure, cependant, il faut noter un facteur particulier des plus déplorables – la Grande Guerre. La Grande Guerre a été incontestablement la catastrophe la plus terrible qui soit jamais arrivée à l’humanité. Les pertes raciales ont certainement été aussi importantes que les pertes matérielles. Non seulement la guerre elle-même a détruit d’inestimables valeurs raciales, mais ses conséquences s’avèrent à peine moins défavorables à la race. Les mauvaises conditions sociales et le coût terriblement élevé de la vie continuent à réduire les taux de natalité de toutes les classes, sauf celui des éléments les plus irréfléchis et insouciants, dont l’augmentation est plus une malédiction qu’une bénédiction.
Pour ne considérer que l’une des nombreuses causes qui font que le taux de natalité des éléments supérieurs de la population reste faible, prenons le fardeau écrasant de la fiscalité dans toute l’Europe, qui empêche en particulier les classes moyennes et supérieures de s’accroître. Le Sunday Review de Londres l’a très clairement expliqué dans un éditorial : « A un homme dont le salaire annuel est de 2000£ le collecteur d’impôts prend 600£. Les 1400 restants, en raison de la dépréciation de l’argent, ont un pouvoir d’achat à peu près égal à celui qu’avaient 700£ en 1913. Aucun jeune homme n’envisagera de se marier avec moins de 2000£ par an, du moins s’il appartient aux classes moyennes ou supérieures. En règle générale, un homme parti de rien ne peut arriver à un salaire annuel de 2000£ qu’après avoir passé l’âge de se marier. Ainsi, l’espèce sera perpétuée presque exclusivement par la classe des ouvriers, d’intelligence moyenne. »
Dans la même veine, le Times de Londres décrit dans les termes suivants ce qu’il appelle « La mort des classes moyennes » : « Le fait est que, avec le coût actuel de la vie, la fiscalité actuelle, le prix actuel des maisons, il est impossible de fonder une « famille » dans le sens qu’avait autrefois ce terme, à moins de vouloir connaître, non pas simplement l’inconfort, mais la privation et, par conséquent, de voir sa santé se détériorer. Il vaut donc bien mieux élever un enfant en bonne santé et lui fournir une éducation acceptable que de tenter d’élever trois enfants sans pouvoir les nourrir correctement et sans espoir d’être en mesure de leur offrir une formation professionnelle. Mais le mal est loin de s’arrêter là. Il est notoire que les mariages, les mariages de la classe moyenne en particulier, sont actuellement reportés en raison des difficultés de logement et de nourriture et il ne fait aucun doute que beaucoup d’hommes évitent le mariage en raison de la considérable contrainte financière qu’il impose. Le monde est d’humeur joyeuse, les attraits de la vie familiale avec un salaire à peine suffisant pour deux ne sont pas nombreux. Célibataire, un homme peut se faire plaisir, préserver sa liberté d’action et se permettre de s’amuser avec ses amis. Il n’est pas prêt à travailler dur, à avoir une vie frugale, peu de plaisirs et beaucoup d’angoisses. »
Bien que la guerre n’ait pas touché l’Amérique aussi durement que l’Europe, les effets désastreux qu’elle a eus sur la race sont évidents ici aussi. Un éditorial récent du New York Times décrit ainsi non seulement certains des effets de la guerre, mais aussi certains des conséquences de la philanthropie à courte vue qui pénalise la personne économe et digne en dorlotant les assistés et les imprévoyants. « La déclaration du Commissaire à la santé Copeland selon laquelle le taux de natalité des Américains est en baisse par rapport à celui de l’élément étranger dans notre population ne contient rien de nouveau, si ce n’est la remarque que la guerre a accéléré la baisse. Cela fait longtemps qu’il est évident que l’on ne pouvait pas ne pas en arriver là. Une grande majorité des étrangers sont des salariés, dont les revenus ont fortement augmenté, petit à petit, du même pas que le coût de la vie. Les Américains de parents américains (32) sont pour la plupart des travailleurs intellectuels, dont les salaires n’ont guère augmenté. Il en est résulté une forte baisse de leur niveau de vie, qui ne pouvait pas ne pas faire baisser leur taux de natalité, déjà faible. Pendant la guerre, le commissaire aux institutions caritatives, Bird S. Coler, a indiqué que, pour la première fois dans l’histoire de son Commissariat, des gens instruits qui avaient été jusque-là des membres autonomes et dignes de la classe moyenne lui avaient amené leurs enfants et lui avaient déclaré qu’ils ne pouvaient plus ni les nourrir, ni les habiller.
« Les statistiques du docteur Copeland sur la mortalité infantile aboutissent aux mêmes conclusions. Parmi les nourrissons nés de mères américaines, le taux est de 90 pour 1000 – contre 79 pour les mères françaises, 75 pour les bohèmes, 69 pour les austro-hongroises, 64 pour les russes, 58 pour les suédoises et 43 pour les écossaises. Le docteur Copeland attribue cette différence au fait que les mères américaines sont moins enclines à utiliser les centres sanitaires pour nourrissons que met à leur disposition son ministère. Les mères nées à l’étranger sont « habituées à dépendre de ceux-ci et d’autres organismes gouvernementaux ». C’est la mort dans l’âme que, comme les parents de la classe moyenne qui ont amené leurs enfants au Commissaire aux institutions caritatives, les Américains sollicitent l’aide publique pour leur famille. En attendant, ces Américains, par leurs impôts, contribuent en grande partie à financer les nombreuses « agences gouvernementales » qui aident l’ouvrier immigré et sa famille. Pendant la guerre, Henry Fairfield Osborn a protesté contre cette injustice au motif qu’elle rendait la vie impossible aux Américains éduqués, dont le foyer est le bastion de nos traditions nationales.
« Les statistiques démographiques montrent à quel point la situation est devenue grave. En 1910, il y avait à New York 921 318 Américains d’origine, 1 820 141 Américains de descendance étrangère ou mixte et 1 927 703 de personnes nées à l’étranger. Les chiffres complets pour 1920 ne sont pas encore disponibles, mais le docteur Copeland confirme que la proportion de ceux dont les traditions sont d’origine étrangère est en augmentation rapide. Sa déclaration se termine par une exhortation contre le contrôle des naissances, dont l’esprit est admirable, mais dont la logique n’est pas claire. Ce qu’il a en tête, évidemment, n’est pas un contrôle des naissances, mais une augmentation des naissances chez les Américains issus de l’ancienne immigration. C’est là, comme il semble le croire, une simple question morale, mais sa déclaration montre que cette question morale est étroitement liée aux conditions économiques modernes. Celles-ci ont sans doute été accentuées par la guerre, mais elles couvaient depuis de nombreuses décennies et continuent d’exercer leur influence avec une force croissante. »
Nous sommes là au cœur du problème. La guerre, aussi terrible qu’elle a été, n’a fait qu’accélérer un appauvrissement racial qui se préparait depuis longtemps ; que détruire la planche de salut de la civilisation, qui n’était déjà pas peu mince et communiquer une énergie encore plus féroce aux forces montantes de la barbarie et du chaos que nous allons maintenant examiner directement.

Lothrop Stoddard, The Revolt Against Civilization : The Menace of the Under Man, Charles Scribner’s Sons, 1922, traduction de l’américain par B. K.

(1) L’auteur était partisan de la théorie évolutionniste [Note du Traducteur.]
(2) Pour de plus amples informations sur ces tests, voir D. Westen, Psychologie: pensée, cerveau et culture, p. 433-434 – disponible à http://books.google.fr. [Note du Traducteur]
(3) Plus exactement, « proletarius » signifiait « qui ne compte dans l’Etat que par ses enfants ». Sa définition était donc restrictive. [Note du Traducteur]
(4) La situation que décrit ici l’auteur est celle de la Rome impériale, cosmopolite et plus ou moins christianisée. Dans la Rome préchrétienne, les enfants chétifs ou atteints de malformation congénitales étaient exposés sur la voie publique ; voir M. Gazzo, L’exposition des enfants à Rome de l’époque archaïque à la fin de l’empire. La Loi des Douze Tables, rédigée de – 451 à – 449 avant J.-C., prescrit « Que soit tué l’enfant atteint d’une difformité manifeste ». « L’exposition des enfants nouveau-nés paraissait tellement normale et habituelle aux Latins qu’ils s’étonnaient que certains étrangers », dont les Juifs, « ne la pratiquent pas » (Andreau, J., Descat, R., Esclave en Grèce et à Rome, p. 50). Dans la sphère grecque, Aristote recommande « qu’une loi défende d’élever aucun enfant difforme. Mais, dans les cas d’accroissement excessif des naissances (comme le niveau des mœurs s’oppose à l’exposition de tout nouveau-né), une limite numérique doit dès lors être fixée à la procréation, et si des couples deviennent féconds au-delà de la limite légale, l’avortement sera pratiqué avant que vie et sensibilité surviennent dans l’embryon ». [Note du Traducteur]
(5) P.B. Popence, R.H. Johnson, p. 148-9.
(6) La question, que ne semble jamais se poser l’auteur, se pose, absolument fondamentale pour la compréhension de la crise du monde moderne, de savoir quelle est exactement la nature de ceux qui, non seulement laissent se reproduire l’imbécile sous ses formes les plus monstrueuses et grotesques, mais s’efforcent par tous les moyens de stimuler autant que possible sa prolifération : peut-on penser que, pour ce qui est des vulgaires exécutants, c’est-à-dire des politicards aux ordres de la haute finance internationale, ils ne soient pas eux-mêmes atteints, qu’ils soient blancs de peau ou de race de couleur, d’une forme ou d’une autre d’imbécillité ? Quant à ceux qui conçoivent et commandent : d’individus qui sont dotés au plus haut point de cette faculté que l’auteur met sur un piédestal et dont il considère qu’elle est en quelque sorte la bouée de sauvetage de la civilisation : l’intelligence. Nous y reviendrons.
Pour l’instant, nous nous contenterons de faire remarquer que l’auteur a cependant bien vu la différence à laquelle nous faisons allusion ici, lorsqu’il fait observer que « Les imbéciles n’ont jamais renversé un Etat. Eléments essentiellement négatifs, ils peuvent faire sombrer une civilisation dans la décadence, mais ils ne sont pas assez intelligents pour la bouleverser. » [Note du Traducteur]
(7) Voir J.O.W. Holmes, p. 27-40 ; Popence, P. B., Johnson, R. H., p. 159-161.
(8) Cité par P.B. Popence, R.H. Johnson, p. 159.
(9) Ibid., p. 159-160.
(10) Ibid.
(11) Ce n’est évidemment pas le vrai nom de la famille. Il s’agit d’un pseudonyme scientifique composé des mots grecs « kalos » (« bon ») » et « kakos » (« méchant »). Bref, c’est la famille « bonne et méchante », en référence au caractère très divergent de ses deux branches.
(12) Holmes, J. O. W., p. 31
(13) Popence, P. B., Johnson, R. H., p. 160.
(14) Pour une discussion des formes de la folie, voir Holmes, J. O. W., p. 27-72 ; Popence, P. B., Johnson, R. H., p. 157-160 ; 176-183.
(15) L’idée extraordinaire que le génie était une forme de la folie était autrefois très répandue. Une enquête scientifique approfondie a clairement réfuté cette idée. D’une part, les études statistiques détaillées de personnalités éminentes ont montré qu’il y a moins de cas de folie chez eux que dans la population en général. Bien sûr, un nombre considérable d’hommes éminents ont incontestablement été atteints de troubles psychiques. Mais ce ne sont pas ces troubles qui les ont rendus éminents ; au contraire, ils ont été des handicaps. Une tare a été introduite à un moment donné dans une lignée d’ancêtres qui constituait jusque-là une souche saine, supérieure et a produit cette combinaison disharmonique de qualités.
(16) Telle est l’opinion de quelques-uns des membres du Bureau des Archives eugénistes, le premier centre de recherche scientifique américain sur ces problèmes. Les psychiatres de renom Rosanoff et Orr estiment que plus de 31 pour cent des personnes apparemment normales sont atteintes de troubles psychiques.
(17) Pour des résumés de certaines de ces recherches, européennes comme américaines, voir Popence, P. B., Johnson, R. H., p. 157-160 ; 176-183 ; Holmes, J. O. W., p. 73-97.
(18) Du point de vue traditionnel, ce que l’auteur qualifie d’« ordre social » n’était en réalité, dans l’Europe « bourgeoise » comme aux Etats-Unis, où le bourgeois allait s’encanaillant et la canaille s’embourgeoisant, qu’un chaos social, dans la mesure où, pour citer R. Guénon, sans endosser les critiques qu’il faisait à l’« Occident » sans se rendre compte que les influences qui ont contribué à produire cette monstruosité sont tout sauf d’origine « occidentale », plus « personne ne se [trouvait] plus à la place qui lui convient normalement en raison de sa nature propre. Dès lors que l’accession à des fonctions quelconques n’est plus soumise à aucune règle légitime, il en résulte inévitablement que chacun se trouvera amené à faire n’importe quoi, et souvent ce pour quoi il est le moins qualifié ; le rôle qu’il jouera dans la société sera déterminé, non pas par le hasard, qui n’existe pas en réalité, mais par ce qui peut donner l’illusion du hasard, c’est-à-dire par l’enchevêtrement de toutes sortes de circonstances accidentelles ; ce qui y interviendra le moins, ce sera précisément le seul facteur qui devrait compter en pareil cas, nous voulons dire les différences de nature qui existent entre les hommes. La cause de tout ce désordre, c’est la négation de ces différences elles-mêmes, entraînant celle de toute hiérarchie sociale ». Il conviendrait donc de dire que la présence d’immenses hordes d’inférieurs congénitaux – incapables, mécontents et indisciplinés – menace de désorganiser totalement et de désintégrer complètement ce qu’il reste d’ordre social. [Note du Traducteur]
(19) Entre-temps, les pseudo-élites ont trouvé un moyen de les rendre dociles en substituant la « fabrication du consentement » à la coercition.
L’expression « manufacturing consent » est de l’intellectuel juif et co-fondateur du Council of Foreign Relations Walter Lippmann. « Il s’agit d’une stratégie indirecte de pression comportementale visant à désamorcer en amont toute résistance au changement et aux troubles qu’il provoque par le camouflage de toute intention stratégique contre laquelle résister, de sorte que le pilotage conscient du groupe reste inconscient à ce dernier, imperceptible et attribué à une évolution naturelle des sociétés dont personne n’est responsable. « There Is No Alternative ! », comme le martelait Margaret Thatcher. Dissimuler toute trace de volonté dans le processus de changement est primordial pour faire accepter les chocs en provoquant le moins de réaction possible, hormis peut-être de la nostalgie et des propos dépités sur la décadence et la nature humaine qui serait mauvaise. Fatalisme, résignation, soumission et passivité sont escomptés. Il est impératif que le sujet piloté soit le moins conscient de l’existence du pilotage et du pilote, de sorte qu’il ne puisse même pas lui venir l’idée de s’immiscer dans le mécanisme pour y jouer un rôle actif. À cette fin, il paraît nécessaire de rendre impossible au sujet piloté d’accéder à une vision d’ensemble du système dans lequel il se trouve, une vision globale de surplomb, générale et systémique, qui lui permettrait de remonter aux causes premières de la situation. Cette opération de brouillage, qui n’est rien d’autre qu’un piratage du système de perception et d’analyse du sujet, consistera à spécialiser ses capacités de raisonnement et à les fragmenter sur des tâches particulières, de sorte à orienter leur focalisation dans un sens qui reste inoffensif pour le pouvoir » (Comité Invisible, Max Millo, Gouverner par le chaos, p. 31-32 ; http://www.fichier-pdf.fr/2013/12/27/gouverner-par-le-chaos/gouverner-par-le-chaos.pdf).
Ajoutons qu’une des premières conditions pour assurer l’efficacité de cette technique d’ingénierie sociale a été, au dix-neuvième siècle, la création artificielle des foules, des masses, au milieu desquelles l’individu a tendance à ne pas être plus conscient qu’un hypnotisé ; cet état de suggestibilité a été précisément décrit par G. le Bon. Le Juif Edward Bernays, l’un des pères des « relations publiques » et l’un des pionniers du « marketing », s’appuya sur le concept d’inconscient de son oncle S. Freud pour mettre au point des techniques de manipulation de l’opinion publique. « La manipulation consciente et intelligente des habitudes et opinions organisées des masses, déclare-t-il dans Propagande, est un élément important d’une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est la vraie force dirigeante du pays ». [Note du Traducteur]
(20) Historiquement, cependant, dans les pays « occidentaux », la prolifération des dégénérés est contemporaine de l’établissement de la démocratie. Il est vrai que, si « les dégénérés coûtent cher à la société », ils rapportent beaucoup d’argent, au travers des « services » – du « fast-food » au « SMS » – qu’ils leur « offrent » dans le cadre du « tittytainment », aux quelques « 500 » satrapes qui, dans les coulisses, sont aux commandes du bateau ivre de la démocratie.
Depuis le début des années 2000, le bruit court sur la « toile » que la pseudo-élite aurait préparé un plan de réduction de l’« humanité » à quelques cinq cent millions d’individu – les handicapés seraient particulièrement visés ; des tas de papiers, des tas de vidéos en parlent avec un sensationnalisme consommé et, dans un style non moins apocalyptique et sur un ton solennel, les « résistants au Nouvel Ordre Mondial », particulièrement ceux qui ont des dons prophétiques, s’en font automatiquement l’écho – les handicapés seraient particulièrement visés.
De 2000 à 2014, la population mondiale est passée de 6 à plus de 7 milliards, à cause du taux de natalité très élevé des races de couleur, qui représentent actuellement plus de 80% de la population mondiale et dont la proportion ne cesse de s’accroître. Quant aux handicapés, les dépenses publiques faites pour eux sont en augmentation croissante dans tous les pays « occidentaux ». [Note du Traducteur]
(21) Humphrey, S. K., p. 77-80.
(22) M. Nordau, « The Degeneration of Classes and Peoples », Hibbert Journal, juillet 1912.
(23) En effet, comme le souligne J. Evola, « … en démographie, on ne peut pas se limiter au critère purement quantitatif (faire naître le plus grand nombre d’enfants possible), car il convient de considérer aussi la qualité et, par conséquent, de se demander quel type d’enfants une nation prolifique doit vouloir. Multiplier simplement et arbitrairement le nombre sans connaître l’état racial global d’une nation peut favoriser une invasion des éléments de la race la moins désirable, alors même que, en raison de circonstances diverses, ceux-ci sont les plus prolifiques, au détriment de la race supérieure, mais moins nombreuse ». [Note du Traducteur]
(24) Pour bon nombre de ces recherches, qui contiennent des reproductions de tableaux statistiques et d’autres données, voir Holmes, J. O. W. p. 118-180, 231-234 ; Popence, P. B., Johnson, R. H., p. 135-146, 256-272 ; Whetham, p. 59-73 ; McDougall, p. 154-168.
(25) Nous avons déjà vu que l’intelligence est pour l’auteur l’une des valeurs suprêmes, sinon la valeur suprême. Ici, il apparaît clairement que l’auteur considère que les éléments supérieurs d’une nation et, au-delà, d’une race, sont ses scientifiques et ses intellectuels ; plus bas, il apparaîtra tout aussi clairement qu’il mesure le niveau d’intelligence d’un individu au nombre de ses diplômes.
Pour les eugénistes états-uniens de la fin du dix-neuvième siècle, la valeur par excellence était l’intelligence et, plus précisément, l’intelligence abstraite. Comme la plupart d’entre eux étaient issus d’une famille puritaine, il n’est pas illégitime de se demander s’il existe un lien de cause à effet entre leur éducation puritaine et leur penchant pour cette faculté (voir White, J., Intelligence, Destiny and Education: The Ideological Roots of Intelligence, p. 3).
Le concept d’intelligence apparaît dans les écrits de nombreux philosophes présocratiques, dans lesquels il a trois sens : une entité divine, absolue ; un don divin aux hommes ; la faculté du « sophos », le sage, l’expert, le savant (le « sophistés » est « celui qui s’efforce de tromper par des raisonnements captieux »). Tout laisse à penser que, dès 300 avant notre ère, l’intelligence était associée, au choix, au céleste, au divin, au rationnel, à l’inconnu, à l’abstrait et à la dépendance de l’homme à l’égard d’une déité absente, rationnelle et abstraite. « En assimilant l’intelligence à une déité aux formes parfaites, les philosophes « grecs » jetèrent les fondements de l’autorité de la science et des méthodes de systématisation abstraites ». L’intelligence divine, « entité à laquelle les philosophes prêtaient une immensité céleste, transcendait le monde héraclitéen des formes instables et de la connaissance impossible et rendait possible l’acquisition de la certitude par les mathématiques… La formalisation de méthodes de connaissance abstraites donna lieu à une nouvelle épistémologie, qui assurait que la connaissance pouvait être précise, exacte et vraie. Ce n’est pas par hasard qu’Isaac Newton, comme Augustin avant lui, admirait la façon dont l’intelligence divine du Créateur avait créé de mystérieuses lois de gravité et d’inertie illuminées par la flamme de la certitude mathématique et de la mécanique classique. Les théories néo-platoniciennes d’Augustin, comme le rationalisme mathématique du dix-septième siècle, contiennent virtuellement l’hypothèse que les mathématiques fournissent la meilleure illustration de l’intelligence, qui permet d’atteindre la vérité divine » (Privateer, P. M. Inventing Intelligence, p. 23-24). Le Dieu d’Augustin, dans la plus pure tradition de l’Ancien Testament (voir Deut. 25, 13-15 ; Œuvres de Philon d’Alexandrie, p. 205), est un « dieu légaliste qui pèse et mesure les actes, les pensées et les intentions comme un être humain, un créancier qui entend se faire rembourser une dette considérable… » (Duquesne, J., le Dieu de Jésus, p. 123), tellement rationnel que l’on se demande si, dans la religion judéo-chrétienne, c’est l’homme qui est fait à l’image de Dieu ou Dieu qui est fait à l’image de l’homme.
Quatorze siècles, si l’on doit en croire la chronologie officielle, séparent les deux hommes, au cours desquels les philosophes, les théologiens et les ecclésiastiques tirèrent profit de la vue selon laquelle Dieu est intelligence, pour asseoir le pouvoir de l’Eglise ; et l’on s’explique mal, compte tenu des prémisses augustiniennes, comment il se fait qu’il ait fallu tant de siècles pour préparer les esprits à l’avènement de l’« humanisme ». Les « humanistes » remplacent l’autorité transcendantale et idéologique attribuée à l’intelligence divine par une intelligence « éclairée » dérivée de la faculté strictement humaine de raisonner. Et la raison, on le sait, deviendra plus tard Déesse.
Comme le fait remarquer R. Guénon, de tous les sens qu’avait le mot latin ratio, on n’en a gardé qu’un seul, celui de « calcul ». L’obsession du « calcul » en arriva à un tel point qu’on se mit en tête de mesurer l’intelligence, c’est-à-dire de mesurer la faculté de calculer. Ainsi, un titre fut créé, semble-t-il au XIIe siècle, dans le cadre de cette fabrique de savants, de scientifiques et de juristes qu’était déjà l’Université, alors sous la tutelle de l’Eglise, pour attester les connaissances et les aptitudes de quelqu’un : le diplôme : « l’ennemi de la culture » (P. Valéry) ; puis, au XVIe siècle, les Jésuites introduisirent des marques d’appréciation : les « prix » ; et, au début du XIXe siècle, les notes apparurent. Enfin, quelques décennies plus tard, après l’échec du Mental Test de Mc Keen Cattell et du facteur G. de Charles Spearman, deux scientifiques bardés de diplômes à la suite d’une scolarité marquée par de nombreux prix et de très bonnes notes, Alfred Binet et Théodore Simon, chargés par le gouvernement français de trouver une méthode de détection des élèves « en difficulté » dans les petites classes (du moins, c’était là l’explication officielle de cette mission), mirent au point, non pas le premier test de quantification de l’intelligence, mais le premier test de quantification de l’intelligence (l’Échelle métrique de l’intelligence) utilisable. Par qui fut-il considéré comme utilisable ? Par d’autres chercheurs, des chercheurs chargés de l’évaluation des tests d’intelligence. D’autres chercheurs encore viendraient qui, eux, seraient chargés de l’évaluation des évaluations des tests d’intelligence, de l’évaluation de l’évaluation des évaluations des tests d’intelligence, pour qui furent d’ailleurs créée une kyrielle de compagnies savantes, d’instituts, de fondations, de centres de recherches, etc., dans lesquels seraient « casés » les rejetons de la pseudo-élite qui ne réussiraient pas à entrer dans la magistrature, le marketing, le management, la finance, l’art ou le show-business, ainsi qu’une poignée de fils et filles d’ouvriers aux dents longues, à des postes tous aussi essentiels les uns que les autres à la construction d’une grande ruche humaine.
Pour en revenir au début du XXe siècle, le Juif Wilhelm Stern, s’inspirant des travaux du duo susmentionné, mit les bouchées doubles et pondit une série de tests censés déterminer un « quotient intellectuel ».
Tout peser (lat. « pondero » ; d’où ponderatio », « pesage », « pesée », « poids »), tout mesurer (R. Guénon indique qu’il est possible de rattacher « materia » à « metiri » (« mesurer) – ajoutons que ce dernier, en raison de son supin (« mensum est »), peut être rattaché à « mens » (l’esprit dans le sens de mental, pensée), qui a la même racine que « menses » (« mois ») et qui se retrouve en français dans « mois », « menstruation », en anglais dans « moon » (« lune »), mind (« esprit », « intellect », « intelligence », etc.), measurement (« mensuration », « mesure », etc.) et, selon certains, « man » (« homme ») , en allemand dans Mond (« lune »), meinen (« penser »), etc.; tout peser, tout mesurer, mentalement et pratiquement, telle est, en dernière analyse, la finalité de la science, la manie des scientifiques, qui, en cela, ne font que se conformer au « plan divin », puisque Dieu a « disposé toutes choses en mesure, nombre et poids » (Sagesse, XI, 20).
Que les « diplômés d’Harvard et de Yale » et Cie cessent de se reproduire et s’éteignent ne serait pas une mauvaise chose pour la race – loin de là ; rien n’indique cependant que ce soit le cas ; depuis le début du XXe siècle, les « diplômés d’Harvard et de Yale », – universités, qui, comme tous les établissements d’enseignement supérieur qui se respectent, attirent la lie de l’« humanité », pour la former, par exemple, aux postes clés auxquels son intelligence supérieure l’appelle dans des commissions chargées du calibrage de la banane ou dans des officines spécialisées dans le baguage du pouillard, – n’ont cessé de proliférer.
L’Université, du « moyen-âge » au XIXe et à la fin du XXe siècle, de la France à la Russie et à l’Allemagne, a toujours été un foyer d’agitation sociale et culturelle, mais aussi un laboratoire de doctrines subversives. Depuis la fin des années 1980. « Ecoles nationales (sic) », « Ecoles supérieures », « Ecoles des hautes études » et autres « Instituts », publics ou privés, à la pointe desquels se trouve tout ce qui est pudiquement appelé « Ecole de commerce », « Ecole de management, « Ecole de marketing », semblent avoir pris le relais, pour ce qui est de la subversion.
Du point de vue racial, il n’est pas inintéressant de noter que l’université pourrait avoir son origine dans une institution arabe appelée jamiʻa (Farid, S., From Jamiʻah to University : Multiculturalism and Christian–Muslim Dialogue, Current Sociology 54). Les jami’ ont été fondées à la fin du Xe siècle en Egypte pour enseigner la jurisprudence, la grammaire, la philosophie, l’astronomie et la logique. En tout cas, les premières institutions d’enseignement supérieur délivrant des diplômes sont nées dans le monde arabe. Justement, il semblerait que de nombreux concepts et de nombreux termes, tels que celui de diplôme et celui de doctorat, aient également une origine arabe (Makdisi, G., Scholasticism and Humanism in Classical Islam and the Christian West, Journal of the American Oriental Society (American Oriental Society), avril–juin 1989 – http://deenlink.com/books/ScholasticismHumanism.pdf). Ce qui est certain est que, grand admirateur des philosophes arabes, Frédéric II, qui avait pu entrer en contact avec les musulmans à la faveur des croisades et qui ensuite « adopta le costume oriental et de nombreuses coutumes et mœurs arabes », fonda une université à Naples, l’une des toutes premières institutions de ce type en Europe, où, comme dans l’ensemble de la Sicile, l’influence juive était forte, « dans le but d’introduire la science arabe dans le monde occidental » (De Lacy O’Leary, Arabic Thought and Its Place in History, p. 280-1). C’est dans les universités, au cours du XIIIe siècle, que les connaissances « gréco »-arabes furent intégrées de façon permanente à la théologie, à la culture et à la science latine ». Al-Rodhan, N. R. F., The Role of the Arab-Islamic World in the Rise of the West, p. 176. [Note du Traducteur]
(26) Popence, P. B., Johnson, R. H., op. cit., p. 139.
(27) Il vaut la peine de citer ici un extrait du fameux serment d’Hippocrate : « Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté. » « Je ne remettrai à personne du poison » est d’autant plus savoureux qu’il n’y a pas si longtemps que tout médecin était regardé comme « un assassin potentiel » (L. Marcou, Staline, vie privée) non seulement en Russie, mais dans l’ensemble des pays européens. Asaph le Juif (VII avant J.-C.) faisait jurer à ses élèves « de ne pas causer la mort par l’administration des jus de racines vénéneuses et de ne pas faire connaître à tout le monde les plantes toxiques et de ne pas les donner à n’importe qui. » Le code déontologique des médecins n’a cessé de troubler. Galien déclara qu’il n’y avait « pas grande différence à Rome entre les voleurs et les médecins » (in Puschmann, T., Geschichte des Medicinischen Unterrichts von den Altesten Zeiten bis zus Gegenwart, Leipzig: 1894, p. 124). Paracelse ((1493-1541) déclara que « les médecins vêtus d’écarlate, d’un chapeau et de fourrure de menu-vair se sont ligués avec les apothicaires pour profiter de l’ignorance » (Pagel, W., Paracelsus, 2e éd, revue). Nicholas Culpeper (1616-1664) décrivit les docteurs comme « des marchands de médecine ignorants et avaricieux ». Peut-être encore plus que les médecins, cependant, ce qui pose problème, c’est ce que l’on appelle « médicaments », dont on sait qu’ils ont pour effet de faire disparaître les symptômes d’une affection pour en causer une autre par leurs « effets secondaires » et rendre ainsi ceux qui en prennent malades à vie, à la grande satisfaction de l’industrie pharmaceutique et de ses actionnaires.
Du point de vue racial, il est à souligner que les dizaines de millions de blancs européens qui sont dépendants des « médicaments » doivent une fière chandelle aux Arabes, car la chimie et l’alchimie arabe ont joué un rôle prépondérant dans la pharmacie à partir du haut-« moyen-âge ». Dès le IXe siècle, le chimiste et alchimiste Muhammad ibn Zakariya Razi (Rhazes) (865-915) préconise l’utilisation des composés chimiques à des fins médicales ; il invente la pommade de carbonate de plomb ; il décrit « un chlorure de mercure employé à l’extérieur contre la gale, plusieurs préparations de cuivre et d’arsenic, un onguent à base de mercure, l’orpiment (zerendj asjar), le réalgar (ahmar ou chôkh), les sulfates de cuivre et de fer (mazadzab, zakh ou chahiréh), le salpêtre (rourec), le borax (tenker)… » (Gazette médicale de Paris, Volume 40, Numéros 1 à 52, p. 223). Abu al-Qasim al-Zahrawi (Abulcasis) (936-1013) fut le premier à préparer des médicaments par sublimation et par distillation. La médecine arabe fut introduite en Europe au milieu du XIe siècle par un certain Constantin, un personnage d’origine orientale et mystérieuse. Avec l’extension que les croisades donnèrent au commerce, les médicaments du Moyen-Orient affluèrent en abondance en Europe, où l’usage des médicaments traditionnels tomba en désuétude (Histoire de la médecine depuis son origine jusqu’au 19e siècle, Volume 2, p. 579. [Note du Traducteur]
(28) McDougall, W., p. 163-168.
(29) Whetham, C. D., p. 72.
(30) Dans certaines nations éclairées, notamment l’Australie, la Hollande et la Nouvelle-Zélande, les méthodes contraceptives ont été accueillies favorablement et des informations sur le contrôle des naissances ont été données à toutes les classes. Les résultats ont été excellents sur le plan social et racial ; en particulier, le taux différentiel de natalité a baissé et les brusques changements de groupe social ont ainsi pu être évités.
(31) L’avortement doit être soigneusement distingué de la contraception. Les méthodes contraceptives ont été découvertes récemment ; l’avortement est pratiqué depuis des temps très anciens. Certains des peuples les plus primitifs, comme les noirs australiens et les Bushmen d’Afrique du Sud, sont des spécialistes de l’avortement.
(32) Nous traduisons ainsi « natives of native parentage », sachant que, par « native American », l’auteur entend les personnes de race blanche nées aux Etats-Unis et non, ainsi que l’expression est généralement admise en français, les « Indiens d’Amérique » [Note du Traducteur.]

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