Importance de la théorie des « races intérieures »

La doctrine globale de la race explique les rapports entre la race et l’esprit d’après les principes que nous avons énoncés : l’extérieur est fonction de l’intérieur, la forme corporelle est à la fois l’instrument, l’expression et le symbole d’une forme psychique. La conception susmentionnée du type racial vraiment pur dérive de cette doctrine : c’est un type « entier », un type harmonieux, cohérent, homogène. C’est celui chez qui les suprêmes aspirations spirituelles d’un type donné ne rencontrent ni obstacles, ni contradictions dans les qualités de caractère et le « style » de l’âme d’une race donnée, tandis que l’âme de cette race se trouve elle-même dans un corps capable de l’exprimer et de la rendre manifeste.
Naturellement, ce type « pur » existe à peu d’exemplaires chez les peuples actuels, qui, comme nous l’avons vu, correspondent essentiellement à des « composés » ethniques. En fait, il serait rare même dans une race qui serait restée suffisamment isolée de toute influence hétérogène, parce qu’il correspond à un concept idéal, c’est-à-dire à un culmen et à une réalisation théorique parfaite de la race dans un sens général – et c’est précisément à cette limite que nous avons dit que les valeurs suprêmes de la personnalité s’identifient à celle de la race.
C’est pourquoi, à cet égard, les recherches racistes ne peuvent pas être d’ordre quantitatif : sans ignorer les éléments extérieurs communs qui prédominent numériquement, elles doivent faire un choix, chercher le représentant d’une race donnée qui est le plus apte à incarner l’exemple le plus parfait et le plus pur d’un style bien particulier, de manière à nous permettre de saisir et de comprendre ce qui s’y exprime et ce qui l’anime (c’est-à-dire sa race intérieure aussi) et de percevoir l’unité originelle vers laquelle converge les différents éléments d’une race. Une fois que toutes ces conditions sont réunies, on peut considérer aussi les types moins purs de la même race, c’est-à-dire ceux chez qui la correspondance entre les divers éléments extérieurs et intérieurs n’est pas aussi complète et parfaite ; chez qui on constate, pour ainsi dire, une déformation du « style » de cette race. Il s’agit donc d’une approche qualitative, d’une recherche fondée sur un examen intérieur, une faculté intuitive et introspective. Naturellement, la physiognomonie, ou science de la physionomie, y joue un grand rôle : il est banal de dire que « le visage est l’expression de l’âme », mais le corps tout entier (la forme du crâne, la proportion des membres, etc., ont un langage éloquent pour ceux qui savent le comprendre. La craniologie, la squelettologie et des disciplines scientifiques apparemment arides de ce genre revêtent ainsi une signification nouvelle.
Le racisme favorise donc une nouvelle conscience du corps et de la forme physique du corps humain en général. Il n’est pas indifférent qu’un corps ait une forme et non une autre ; cela n’est pas fortuit et n’est pas sans conséquences. Celui qui sait ce qu’est un type chez qui tous les éléments du corps humain forment un tout vraiment organique sait aussi ce que sont les cas tragiques et obscurs où cette unité a disparu. Une âme qui fait l’expérience du monde comme quelque chose par rapport à quoi elle prend position activement, qui regarde le monde comme un objet d’attaque et de conquête, devrait avoir un visage qui reflète cette expérience intérieure par des traits fermes et déterminés, un corps droit, nerveux, grand, mince – un corps aryen ou nordico-aryen. Ce cas contraste avec celui où cette âme a pour moyens d’expression un visage plein et rond, un corps trapu et lent, en bref une race physique qui semble normalement faite pour exprimer une intériorité de type très différent. Il est certain que la race intérieure fera, pour ainsi dire, violence à ce corps hétérogène, donnera une autre signification aux traits : malgré tout, elle trouvera un moyen de s’exprimer. Mais, pour reprendre une image de Clauss, tout se passera comme si une partition de violon était jouée à l’ocarina.
Dans l’éducation raciale, il importera de souligner le fait que, à cet égard aussi, le racisme est animé par un esprit classique et adopte un idéal humain classique. Le racisme recherche une correspondance exacte entre le contenu et le contenant, entre l’intériorité et l’extériorité. Il veut des hommes entiers, des forces coordonnées et cohérentes. Il déteste et refuse toute promiscuité, tout dualisme aliénant et, par conséquent aussi, cette idéologie romantique qui s’abandonne à une interprétation tragique de la spiritualité et suppose que ce n’est que par des oppositions éternelles, la souffrance, un désir ardent continu et une lutte confuse que nous nous approchons des valeurs suprêmes. La véritable supériorité des races aryennes est olympienne : elle se manifeste dans la calme domination de l’esprit sur l’âme et le corps ; l’âme et le corps apparaissent à l’esprit comme des instruments d’expression appropriés à la manifestation de sa race dans leur style et dans leurs lois.
La théorie de la race intérieure est importante, car elle met en lumière les aspects les plus pernicieux du métissage et de l’hybridisme : ceux-ci conduisent à une lésion et une contradiction intérieures, à une rupture de l’unité intérieure d’un être humain d’une race donnée. Ils permettent à des âmes d’une race de se trouver dans les corps d’une autre race, ce qui a pour effet l’altération des deux. Ils créent de véritables « perturbés » au sens le plus fort, jusqu’à ce que, la force intérieure s’étant épuisée en conflits et en tensions de toutes sortes, ce qui avait conservé dans une certaine mesure un caractère dominant finit par le perdre complètement et que la race intérieure disparaisse, pour être remplacée par une substance informe et désagrégée dans des corps dans lesquels les caractéristiques raciales initiales qui peuvent subsister ne sont plus que des échos, des formes vidées de leur signification profonde. C’est, comme nous l’avons mentionné, à ce stade que les mythes internationalistes et cosmopolites, l’idéologie de la soi-disant égalité spirituelle fondamentale de l’espèce humaine, commencent à devenir des vérités.
C’est dans la direction opposée que nous devons aller. Le point de départ est un examen intérieur destiné à découvrir l’élément fondamental en nous, la « nature propre », ou race spirituelle, conformément à laquelle nous devons essentiellement agir et à laquelle nous devons rester fidèle envers et contre tout. Nous devons ensuite chercher à donner à notre être autant de cohésion et d’unité que possible ou, au moins, à faire en sorte que ce qui a déjà été accompli permette à nos descendants de trouver des conditions plus favorables : car l’influence formative qu’une idée peut exercer sur le plan somatique et biologique, à supposer que cette idée ait un certaine relation avec l’élément intérieur primordial de la race, est une réalité positive qui est confirmée par des exemples très précis, qu’ils soient historiques et collectifs ou individuels.
Les conséquences de la science de la race en matière de politique culturelle sont également fort claires. Citons Clauss : « Dans la mesure où il est donné à une connaissance scientifique d’exercer une influence sur l’histoire, la tache qui incombe à la psycho-anthropologie à cet égard est la suivante : elle doit identifier les frontières qu’aucun peuple, qu’aucune communauté raciale et culturelle ne peut franchir sans courir le risque de s’auto-détruire. La recherche des frontières de l’âme est donc aujourd’hui une tache historique. » Nous devons faire en sorte d’appliquer à la nation dans son ensemble les critères de cohérence et d’unité, de conformité entre les éléments intérieurs et les éléments extérieurs, dont nous avons déjà parlé au sujet de l’individu. Cette explication n’a fait que faire ressortir encore plus clairement le thème central des considérations que nous avons développées jusqu’ici sur les relations entre la race et la nation.
Il est donc dans la nature d’une doctrine complète de la race d’éviter les dangers du relativisme et d’un particularisme étriqué, auxquels peuvent donner lieu des théories de ce genre, lorsqu’elles sont exposées de façon unilatérale et extrême. C’est particulièrement en matière de culture et de « race de l’âme » que nous devons reconnaître la nécessité de définir et de défendre certaines frontières intérieures, correspondant à un domaine placé entre la corporalité et la spiritualité pure, parce que la » fermeture » qui s’en suit est, selon la formule de Goethe, une « limite créatrice », plutôt qu’une limite paralysante ; une limite qui ne barre pas la voie ascendante, mais la voie descendante, vers une promiscuité sub-raciale et, au fond, sub-personnelle qui facilite des processus de dénaturation, de désagrégation et de lésion intérieures.

Julius Evola, Eléments pour une éducation raciale, traduit de l’italien par B. K.

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