Renaissance de l’Allemagne (I)

Entré dans l’histoire comme militaire et homme politique, Hermann Göring est beaucoup moins connu pour ses écrits. Du reste, ils sont peu nombreux : Aufbau einer Nation (E. S. Mittler , Berlin 1934), Die Rechtssicherheit als Grundlage der Volksgemeinschaft /Hanseatischeverlagsanstalt, Hambourg, 1935) et Reden und Aufsätze (F. Eher Nachf., Munich, 1938). Jusqu’à présent, seul le premier a été traduit en français, sous le titre de « Renaissance de l’Allemagne » (Fernand Sorlot , Paris, 1939). Jamais republié, il mériterait cependant de l’être, pour ses aperçus sur les particularités du peuple allemand, pour la lumière qu’il jette sur les causes de la Première Guerre mondiale et les raisons véritables de la défaite allemande, pour ses remarques sur le caractère nocif et corrupteur du communisme et du socialisme, pour l’analyse qu’il fait des pseudo-principes et de l’action délétère de la démocratie et, en particulier, du régime de Weimar et, enfin, pour ses aperçus sur la nature de l’État et du pouvoir, sur les moyens à mettre en œuvre pour reconstruire l’État et la nation et sur le seul type humain capable de mener à bien cette reconstruction. Assurément, la lucidité de Göring a des limites ; elle n’est pas sans être plus ou moins affectée par certains des préjugés de la mentalité qu’elle combat, comme le montrent, malgré leur caractère plus moins convenu, les références au dieu du judéo-christianisme. Il n’en reste pas moins que le texte constitue plus que jamais un point de repère pour tous les rares blancs de bonne race qui résistent à l’occupation de leur continent en voie de sous-développement par les masses d’extra-européens que les insignifiants et exotiques valets politicards des forces de la subversion y importent de plus en plus massivement dans le seul but d’anéantir les ultimes vestiges de la civilisation blanche.

L’héritage de l’Allemagne

L’incompréhension de bien des peuples étrangers vis-à-vis de l’Allemagne leur vient surtout de ce qu’ils ignorent le caractère particulier de notre histoire.
L’histoire de l’humanité, c’est l’histoire de la guerre. L’histoire du peuple allemand, c’est aussi l’histoire de guerres cruelles : une chaîne de fer tendue de la bataille d’Arioviste à la résistance passive de la Ruhr. Depuis que l’Allemagne et le peuple allemand sont devenus un concept historique, nous constatons que l’union ne se base que sur la communauté de culture, de langue et de sang. C’est déjà pour cette raison que le peuple allemand dans son ensemble n’a jamais mené de grandes guerres de conquête et qu’en général il soutenait au contraire des guerres entre Etats inférieurs pour le plus grand profit d’autres peuples. Les Allemands, durant des siècles, furent forcés de défendre leur propre foyer, leurs propres sillons, l’espace nécessaire à la vie de la race et finalement à celle du peuple. L’Allemagne ne possède pas de frontières naturelles. Elle n’a jamais été une forteresse dont mers et montagnes forment les remparts. Camp ouvert au cœur de l’Europe, elle n’est protégée que par le corps de ses hommes. Telel est la raison pour laquelle les Allemands n’ont jamais combattu que pour leur propre honneur et non point pour des couronnes étrangères, pour leur propre liberté et non point les pays étrangers, pour garantir leur propre sécurité et non point pour soumettre d’autres peuples.
Le chemin difficile que s’est frayé le peuple allemand à travers son histoire a commencé en 843 avec le partage de l’Empire germanique par le Traité de Verdun. Il s’est poursuivi jusqu’en 1919 au « diktat » de Versailles, en passant par le « testament de Richelieu » et la paix de Westphalie qui devait « éterniser » les « libertés germaniques ». Ces « libertés germaniques » ne signifiaient ni plus ni moins que le perpétuel morcellement de l’Empire en de nombreux royaumes et principautés. Ceux-ci, selon la devise de Louis XI, « Divide et impera », étaient poussés les uns contre les autres, comme les pions d’un jeu, par les nations voisines.
Il en fut ainsi jusqu’à ce que la Prusse accomplit sa grande mission dans l’histoire universelle : l’unification de l’Empire allemand. Ce fut une formidable tâche pour ce génie incomparable, Frédéric II, que ses ennemis eux-mêmes appellent « le Grand ». Il était à la fois »le plu royal des hommes et le plus humain de rois ». Au cours de sa vie austère et sans exemple, il fit de la petite Prusse les bases du futur empire. Quand, solitaire, il rendit le dernier soupir entre les bras de son hussard, sur le simple lit de camp qui avait connu tant de bivouacs, ses dernières paroles furent comme un testament pour son successeur : « Je vois au loin la Terre Promise, mais je ne la foulerai pas. »
Après Frédéric le Grand vint le Reichsfreiherr vom Stein qui lutta passionnément pour atteindre son grand but : « Je ne connais qu’une patrie qui s’appelle l’Allemagne. » mais au terme d’une vie vaillante de travail, de combats et de défaites, victime de la calomnie et de la trahison, il n’obtint lui aussi qu’une victoire partielle. Mais il pressentait également l’unification future dont il ne devait pas voir la réalisation.
Après lui, Bismarck, qui naquit dans la province du Brandebourg, poursuivit et acheva presque, dans un effort inouï, l’œuvre gigantesque de Frédéric et de Stein. Mais Bismarck, à ses derniers instants, comme si la mort lui arrachait un voile des yeux , soupira ces paroles suprêmes : « Allemagne, Allemagne… »
A Versailles, sous les drapeaux, dans la galerie des Glaces qui fut le berceau de l’empire de Bismarck, se trouvait le lieutenant von Hindenburg. Il avait combattu à Königgrätz et en France. Dans la plus grande de toutes les guerres, son maître impérial l’appela à la tête de la puissante armée qui durant quatre ans lutta contre le monde hostile.
Quelque part dans l’immense rempart de soldats allemands, un homme luttait et saignait. Inconnu comme tant d’autres, il était destiné à inscrire dans le livre éternel de l’histoire comme sauveur du peuple allemand, c’est lui qui devait consommer sa solidarité et son unité. Cet homme était Adolf Hitler.
L’Allemagne est née des trois grandes guerres du dernier siècle gagnées par la Prusse. Le sang allemand s’est uni au sang allemand sur les champs de bataille de Leipzig et de Waterloo, de Königgrätz et de Sedan. Le vieux rêve allemand de l’Empire germanique s’est accompli sous les canons de Paris et dans le château de Louis XIV. C’est une ascension sans égale qui commença par le regroupement de toutes les forces nationales. Une paix de près de cinquante ans, sous la protection de la force armée et d’une bonne flotte, permit au jeune Empire d’organiser brillamment son économie et de provoquer sa prospérité.
Si la population de l’Allemagne n’était en 1871 que de 41 millions d’hommes, elle atteignait en 1914 près de 70 millions. Une multitude infatigable se pressait et travaillait dans les champs, les usines, les laboratoires et les mines, derrière les comptoirs ou les bureaux, dans les ports et sur les quais de toutes les parties du monde. Ce succès mondial est connu et quelques chiffres suffisent à le démontrer.
L’Allemagne figurait en tête sur le marché mondial par sa technique de l’électricité, son industrie du verre et des jouets, ses mines de charbon et de fer. A elle seule l’industrie chimique allemande répondait aux 4/5 des besoins mondiaux. Depuis le début du siècle, le trafic allemand avec les ports transatlantiques avait quintuplé. C’est ainsi que dans une émulation paisible, grâce à son application, son habileté, son organisation, l’Allemagne était devenue un facteur puissant dans la vie économique mondiale. Cette position acquise par un travail paisible conduisit, en définitive, au plus terrible des conflits, à la guerre mondiale. L’encerclement de l’Allemagne fut bientôt accompli, les peuples européens sombraient dans une mer de sang et de misère, le monde entier dans une catastrophe aux incalculables conséquences.
Le 28 juin 1914 à Sarajevo, un jeune étudiant de 19 ans tuait le dauphin autrichien. Ce coup de revolver déclencha subitement, impitoyablement, l’orage qui depuis plusieurs années pesait sur l’Europe. Le premier roulement de tonnerre amena les trains interminables qui portaient à la frontière allemande les corps d’armée russes mobilisés. Cette gigantesque machine de guerre commença sa marche mortelle. L’Europe mobilise ! Les dés sont jetés ! L’Allemagne menacée de toutes parts est poussée à prendre l’épée en main.

Hermann Göring, Renaissance de l’Allemagne, Fernand Sorlot, Paris, 1939

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