Renaissance de l’Allemagne (3)

La rébellion

Le peuple allemand commença son calvaire avec la fin désastreuse de la guerre. La guerre souterraine contre les forces de l’Empire, la destruction de la prospérité et de la paix du peuple commença quand se fut répandue en Allemagne la pernicieuse doctrine du Juif Karl Marx. La base du marxisme est la lutte des classes et son point de départ la destruction de l’unité nationale. Le camarade du peuple est poussé contre le camarade du peuple, on ne voit plus l’ennemi qui menace la nation sur la frontière, mais uniquement, à l’intérieur, les camarades du peuple d’une autre classe sociale. Pour que progressât le marxisme il fallait nécessairement que l’Allemagne forte et satisfaite devint faible et mécontente. Durant des décades, on travailla systématiquement pour atteindre ce but. On prêcha partout la haine, l’envie, la jalousie, le mécontentement et la suspicion ; on mina partout la stabilité de l’Empire. L’Armée et la Marine symbolisaient depuis toujours la force d’un peuple. Aussi la haine passionnée du marxisme s’abattit-elle sur elles ; partout où il le pouvait le parti socialiste nuisait au prestige de l’armée, refusait de voter le budget, minait la discipline. Ce parti, durant des décades, se déchaîna contre l’autorité dans tous les domaines, affaiblit par tous les moyens l’ordre existant dans l’État, pour renverser enfin l’État lui-même d’un dernier coup de poignard. Il était indifférent au parti que l’Allemagne elle-même se trouvât vouée à l’anéantissement par la défaite.
C’est ainsi que le 9 novembre 1918 s’éleva la rébellion ignoble des mutins et que commença le règne du marxisme. Le même jour s’ouvrit pour le malheureux peuple allemand une époque historique qu’on pourrait définir « le temps de la honte et de la misère allemandes ». Scheidemann, un chef notoire des socialistes, proclamait sur les marches du Reichstag : « Aujourd’hui, le peuple allemand est victorieux sur toute la ligne. » Et le peuple allemand à dater de cet instant tomba des fières hauteurs dans l’abîme. Aussi bien n’était-ce pas le peuple allemand qui se trouvait « victorieux » en ce jour, car ses meilleurs éléments, sur tous les fronts, restaient toujours prêts à sacrifier à la mère patrie jusqu’à la dernière goutte de leur sang. Seuls étaient vainqueurs ces traîtres pour qui n’existe pas la notion de la Patrie. Étaient vainqueurs ceux qui lâchement avaient déserté le front, victorieuse cette lie qui n’existe qu’aux époques de détresse. Seul le marxisme était vainqueur. Mais où le marxisme est vainqueur apparaît au même instant l’anéantissement de la nation. Où le communisme dresse la tête, le peuple, en définitive, est anéanti.
Les soldats sans chefs rentrant du front, arrachés à leur profession civile, déshabitués de leurs foyers, profondément déçus et même désespérés, furent une proie facile pour l’agitation marxiste. Le socialisme grandissant devint puissant. Il prit la direction dans tous les domaines. Il se trouvait maintenant responsable de la destinée de l’Allemagne. Une haine inouïe fut prêchée contre tout ce qui n’était pas conforme aux doctrines marxistes.
Le passé, si brûlant, fut piétiné dans la boue ; ce qui, hier encore, était sacré pour le peuple fut couvert de ridicule et de raillerie. La moralité fut bannie et l’immoralité fut déclarée morale. On était déchaîné contre l’idée de patrie et les partis nationaux se trouvaient anéantis. La puissance qui réside dans l’unité nationale d’un peuple devait faire face à la solidarité internationale. Le prolétaire conscient de sa classe devait remplacer l’Allemand patriote. L’Allemagne se déchira en deux camps : il y avait d’un côté le prolétariat, de l’autre la bourgeoisie. Le crime de la lutte des classes devait avoir un châtiment terrible, qui allait retomber plus tard sur tout le peuple.
Mais quand on accuse le socialisme de ce crime de haute trahison envers le peuple, il ne faut pas sous-estimer ni oublier celle de la classe moyenne qui le rendait possible en manquant à son devoir. Avant la guerre, la classe moyenne était déjà dégénérée : elle s’était embourgeoisée. La faillite complète de ses chefs, l’incompréhension totale des couches bourgeoises à l’égard de l’ouvrier allemand, la suffisance, l’esprit de caste qui les séparait, prédisposaient l’ouvrier sans guide à se laisser prendre aux séductions des sirènes du marxisme, à se rendre esclave des agitateurs, généralement étrangers de race, qui devenaient partout les représentants de sa classe. Quand on jette un regard sur l’époque d’avant-guerre, on a l’étonnement de constater combien la direction de la nation se trouvait faible alors et avec quelle apathie elle laissa duper son peuple. Mais on ne peut constater sans étonnement combien le pourcentage des Juifs dans l’administration et parmi les agitateurs socialistes se trouvait élevé. Et maintenant, en ces jours de rébellion, les chefs juifs sortaient de terre comme des champignons vénéneux. Les Juifs devenaient les chefs des conseils de soldats où il s’en formait et c’étaient ces mêmes Juifs qu’on n’avait jamais vus sur le front parce qu’ils s’étaient embusqués dans les arsenaux de l’État ou dans les positions indispensables à l’intérieur du pays, auprès des autorités militaires. La lie de la population tenait la rue. On arrachait aux soldats leurs cocardes et leurs épaulettes, on piétinait dans la boue le drapeau qui symbolisa la grandeur du Reich durant des décades. Le torchon rouge de la rébellion flottait à chaque immeuble, la discorde et la dissolution régnaient partout. Par le désordre dans le port de l’uniforme, on démontrait sciemment que chacun pouvait faire ce que bon lui semblait et par là même qu’il n’y avait plus ni État, ni ordre, ni autorité, que la conception morale de la liberté avait été remplacée par l’immorale impudeur. Sans discipline, les soldats descendaient lentement au niveau de la populace. Chaque heure, chaque jour, la dissolution progressait, le radical était remplacé par un radical encore plus extrême et les nouveaux maîtres qui s’étaient mis à la tête du peuple en de nombreuses proclamations paraissaient graduellement entraînés dans le tourbillon destructeur. Ils ne pouvaient plus se défaire de ceux qu’ils avaient appelés. Les socialistes indépendants prirent la première place. Ils furent également dépassés et remplacés par les spartakistes. Il n’y avait qu’un seul remède dans ce chaos auquel les nouveaux maîtres n’avaient rien à opposer. On s’adressa au reste affaibli de l’ancienne armée si fière.
Quelques milliers d’hommes, dans la désagrégation générale, étaient décidés à ne rien abandonner lâchement. Ils s’étaient groupés pour s’opposer à la ruine générale, pour défendre la patrie et l’honneur : c’étaient les Corps-Francs. C’est à eux que fit appel le nouveau gouvernement. Il sut habilement les leurrer par de fausses promesses. Ils y crurent et entreprirent de sauver la patrie. Mais il ne s’agissait pour ce gouvernement que de sauver sa puissance personnelle et de maintenir sa propre sécurité. Le soldat Corps-Franc, étranger à la politique, ne comprenait pas les motifs véritables ; il était accoutumé à intervenir où la patrie était menacée. Ici encore, il fit son devoir en toute abnégation, il engagea sa vie et se jeta dans la lutte contre les derniers spartakistes. Mais à peine était-il vainqueur, à peine avait-il maîtrisé le danger, que le gouvernement, qui se sentait de nouveau bien en selle, montra son véritable visage. Afin de leur prouver sa reconnaissance, il chassa les Corps-Francs, les dispersa et les jeta sur le pavé.
Cependant, à la face du monde, le socialisme allemand se proclama le gardien de l’ordre et le conservateur de l’Empire allemand. On entend encore fréquemment aujourd’hui cette réplique que par son acte courageux le socialisme aurait tout au moins en 1918 et 1919 sauvé l’Empire. Ebert, Scheidemann et Noske auraient préservé le peuple allemand du démembrement. C’est une fausse interprétation des faits et de la responsabilité à laquelle, par bien d’autres faits, nous a habitué le socialisme. Les délégués du peuple avaient déclaré par de retentissantes proclamations que l’âge de la liberté était réalisé, que l’ouvrier était désormais le maître du pays, que de gros salaires lui seraient assurés pour peu de travail, que l’ère de la paix éternelle et de la prospérité générale était arrivée et que les autres peuples accueilleraient avec joie l’Allemagne libérée du militarisme et de la tyrannie monarchique. La misère et la pauvreté cesseraient, la corruption serait abolie. Nous étions enfin à la veille de l’âge d’or. Mais on oubliait que jusqu’à cette fameuse proclamation le peuple allemand ignorait totalement le sens du mot « corruption », il appartenait aux socialistes d’introduire cette corruption comme caractéristique de sa domination. Et la proclamation s’achevait par des phrases selon lesquelles l’Allemagne entrait désormais dans le véritable règne de la liberté, de la beauté et de l’honneur. Rien, rien de tout cela ne fut tenu. On peut aujourd’hui prouver que ce qui fut exécuté est précisément l’opposé de ces promesses.

Hermann Göring, Renaissance de l’Allemagne, Fernand Sorlot, Paris, 1939

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