Renaissance de l’Allemagne (4)

Versailles

Le rêve et l’espoir d’une paix éternelle, du bonheur futur et de la prospérité de tous les peuples s’évanouit brusquement. Parmi toute la joyeuse musique d’avenir, au milieu de toute la rêverie sur l’humanité, retentit subitement le son tranchant et discordant du clairon de Versailles. L’Allemagne sortit pour la première fois de l’intoxication des querelles civiles. On reconnut dans un éclair que l’Allemagne, une fois de plus, était trompée. Elle avait déposé les armes, confiante en la parole de Wilson et en ses quatorze points. Elle s’était abandonnée avec confiance aux assurances d’un bonheur universel et d’une solidarité internationale. Désarmée, elle se voyait devant un monde de nations hérissées d’armes et animées par la haine. Le mot de Versailles était : « Germaniam esse delendam ». Le traité de Versailles était, dans ses termes, plus infernal que ce que Dante aurait pu imaginer. Jamais on n’avait posé d’exigences plus cruelles dans l’histoire du monde. La destruction de Carthage elle-même (*) n’était rien auprès de la honteuse paix de Versailles. Le mot paix semblait déshonoré et banni à jamais. Un peuple brave, paisible et travailleur, qui aimait l’honneur et la liberté, fut maintenu captif dans la prison de Versailles. La soif de vengeance était maintenant assouvie par la destruction d’un adversaire redouté jadis autant qu’il était respecté. Les ennemis de l’Allemagne, aveuglés par la haine, ne reconnurent pas que leur prétendue œuvre de paix mènerait le monde entier vers la catastrophe et non point seulement l’Allemagne.
Cependant, l’ange de paix marxiste tentait de continuer malgré tout à duper le peuple avec la solidarité internationale. C’est la guerre perdue qui, pour le peuple allemand, était rendue responsable du Diktat de Versailles. On oubliait que c’était d’abord le socialisme qui avait créé la possibilité de la défaite par sa trahison. Il était trop tard quand le peuple allemand reconnut qu’il avait abandonné son honneur au cours des derniers mois et qu’avec l’honneur on lui enlevait aussi la liberté. Quand le poids de la honte devint insupportable, quand on exigea l’extradition de ses généraux, l’Allemagne une fois encore se redressa comme un seul homme. Quel Anglais, quel Français n’aurait pas rougi de honte si on avait exigé de son peuple une telle condition? Mais nous, Allemands, nous savons aujourd’hui que jamais nos ennemis n’auraient eu d’exigences aussi humiliantes s’ils n’avaient eu devant eux une Allemagne déchue. Ce n’est que parce qu’ils voyaient les chefs du mouvement détruire eux-mêmes toute idée d’honneur et de fierté nationale qu’ils pouvaient se permettre d’infliger à l’Allemagne de semblables humiliations.

Hermann Göring, Renaissance de l’Allemagne, Fernand Sorlot, Paris, 1939

(*) Malheureuse comparaison que celle-là, car Carthage représentait aux yeux des Romains l’esprit sémite, contre lequel le Troisième Reich, qu’il menaçait dans ses fondements, prétendait se battre.

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