Sparte, les pélanors, la richesse et les femmes

Avant-propos de l’éditeur

Pour de Gobineau, le premier grand penseur de la décadence des civilisations, celle-ci serait due essentiellement au mélange racial : « le mot dégénéré, s’appliquant à un peuple, écrit-il, doit signifier et signifie que ce peuple n’a plus la valeur intrinsèque qu’autrefois il possédait, parce qu’il n’a plus dans ses veines le même sang, dont les alliages successifs ont graduellement modifié la valeur ; autrement dit, qu’avec le même nom, il n’a pas conservé la même race que ses fondateurs. » Exposée par J. Evola dans Le Mythe du sang, cette thèse, parce qu’elle place le fait biologique au fondement de toute grandeur et aussi de toute décadence, ne pouvait pas trouver grâce auprès de l’écrivain italien. Si celui-ci ne disconvient pas du fait que le mélange racial est systématiquement destructif, à moins qu’il ne se produise entre certaines ethnies déterminées appartenant à la même race, il affirme dans Révolte contre le monde moderne qu’il est illusoire de penser que « le mélange et l“empoisonnement” subséquent du sang constituent… la cause première du déclin d’une civilisation » et que cette illusion « rabaisse la notion de civilisation à un niveau biologique et naturaliste… La race, le sang, la pureté héréditaire du sang ne sont que des facteurs “matériels”. Une civilisation au sens véritable, c’est-à-dire traditionnel, ne naît que lorsqu’une force d’ordre supérieur, surnaturel et non plus naturel agit sur cette matière… L’altération et le déclin des civilisations sont dus à un fait du même ordre, même s’il agit dans le sens opposé, dégénératif. Quand une race a perdu le contact avec la seule chose qui soit stable et puisse amener la stabilité – avec le monde de l’“être” ; quand, donc, a été perdu ce qui, dans une race, forme l’élément le plus subtil, mais en même temps le plus essentiel, à savoir la race intérieure, la race de l’esprit, par rapport à laquelle la race du corps et la race de l’âme ne sont que des manifestations et des moyens d’expression, alors les organismes collectifs qu’elle a formés, quelles que soient leur grandeur et leur puissance, descendent fatalement dans le monde de la contingence : ils sont à la merci de l’irrationnel, du changeant, de l’“historique”, de ce qui est conditionné par le bas et par le dehors. » Dans Le Problème de la décadence, où le facteur racial n’est pas pris en considération dans l’examen du problème en question, il déclare que « La seule cause active et déterminante du mystère de la décadence, de la destruction de la tradition » réside dans « la terrible force, inhérente à l’homme, d’utiliser la liberté dans le sens d’une destruction spirituelle, de rejeter tout ce qui peut lui garantir une dignité supranaturelle ». Et cette « décision » est prise « sur un plan métaphysique ».
Se pose alors inévitablement la question suivante : qu’est-ce qui put bien pousser l’homme blanc à utiliser la liberté destructivement ? Aucune cause d’ordre strictement interne ne saurait rendre compte de cette « décision ». Autrement, il faudrait penser que l’esprit en tant qu’il est métaphysique peut être auto-destructeur. Est-ce concevable ? Essayer d’expliquer le processus de décadence par une cause externe n’est pas plus satisfaisant. En effet, cela reviendrait à admettre que ce qui est complet peut être influencé et affecté par ce qui est incomplet, que ce qui a son principe en soi peut en arriver à subir la loi de ce qui a son principe en dehors de soi.
Même ceux qui estiment que le mélange racial est à l’origine même du déclin sont confrontés à ce problème apparemment insoluble, qu’ils aient une conception purement biologique de la race ou non ; que, donc, ils conçoivent le mélange racial comme la simple transmission biologique d’une génération à l’autre de facteurs génétiques incompatibles qui déterminent les caractéristiques individuelles, ou admettent qu’elle s’accompagne de la transmission d’éléments incompatibles d’ordre psychique et peut-être (« peut-être », parce que de tels éléments semblent ne pas entrer dans la composition de la plupart des individus de peau blanche qui vivent aujourd’hui) d’ordre spirituel, « solaire ».
Les uns et les autres ne peuvent pas éviter, à moins de manquer de cohérence, de se demander ce qui, à une époque très reculée, où l’homme blanc était encore pur de toute hybridation, a bien pu pousser pour la première fois un grand dolichocéphale blond aux yeux bleus, c’est-à-dire un pur Aryen (ce terme est employé ici au sens typologique), à commettre un crime contre la race, en s’unissant à une personne d’une autre race. Inutile de dire qu’à cette question personne n’a la réponse.
Bien des questions semblent difficiles, voire impossibles, à résoudre, parce qu’elles sont mal posées. Tentons donc une reformulation : à une époque très reculée, qu’est-ce qui a bien pu pousser pour la première fois une grande dolichocéphale blonde aux yeux bleus, c’est-à-dire une pure Aryenne (ce terme est employé ici au sens typologique), à s’unir à une personne d’une autre race ?

Introduction du traducteur

The Babylonian Woe est une étude de l’origine de certaines pratiques bancaires et de leurs effets sur les évènements de l’histoire antique, écrite à la lumière des jours présents. Elle explique que durant les époques les plus reculées pour lesquelles des traces écrites ont été conservées, à l’époque de Babylone et même avant, une prétendue science monétaire existait indubitablement, n’étant alors, comme de nos jours, rien de plus qu’un instrument grâce auquel ses maîtres cyniques et dissimulés influençaient sciemment les destinées des individus, des nations et des empires pour les mener vers la gloire (matérielle et temporaire) ou le désastre final.
L’avant-propos fait remarquer la rareté et l’indigence des ouvrages universitaires traitant, en ce qui concerne les civilisations antiques, des systèmes monétaires, de leurs unités d’échange, de ceux qui ont la mainmise sur les matériaux bruts nécessaires à la création de ces unités d’échange, les créent et les mettent en circulation.
A l’origine, le souverain décidait du système monétaire (national). La création des unités d’échange, leur mise en circulation et l’extraction ou la confection de leur support étaient le monopole d’institutions publiques sous son contrôle.
Le souverain, pour certaines raisons, finit par imposer un système monétaire basé sur les pièces en métaux précieux, cette décision étant rapidement secondée par la croyance en la supériorité des métaux précieux comme support de la monnaie d’échange du fait de leur rareté.
Cet évincement de l’ancien système national et son remplacement par un autre international dont le fondement est le métal précieux met celui-ci à la merci des marchands de lingots, à fortiori si le pays ne possède pas de mines de ce métal précieux.
Le Pouvoir Monétaire International se rend maître des mines et du commerce d’esclaves, ce qui lui permet de s’accaparer l’extraction des métaux précieux et la production des lingots.
Le système de création monétaire et de mise en circulation de la monnaie passe des mains des dirigeants, qui l’utilisaient dans l’intérêt de la société, à celles d’un groupe d’individus agissant dans l’ombre, qui vont l’utiliser pour prendre petit à petit et indirectement le contrôle de la société.
Le Pouvoir Monétaire International, par ses intrigues, est responsable selon l’auteur de biens des guerres, qui visent à asseoir davantage son pouvoir et à éliminer ses ennemis. Son but est l’hégémonie mondiale, sous couvert du « Progrès ».
In The Beginning Was The Word : Il existait déjà une conception claire des unités monétaires abstraites en Mésopotamie au quatrième millénaire av. J.-C.
Il existait nécessairement un complot relatif à l’imposition des métaux précieux comme monnaie d’échange unique et universelle, qui seule pouvait être considérée comme ayant une valeur monétaire.
Les temples de Mésopotamie furent les premières banques qui prêtaient à intérêt. La monnaie constituée de pièces en argent fut en partie remplacée par des lettres de crédit.
Les contrefaiseurs de lettres de crédit, qu’ils utilisent comme l’argent lui-même, arrivent à s’émanciper des temples et peuvent devenir des prêteurs. Une connivence de la prêtrise avec ces contrefaiseurs se met en place.
The Temple And The Counting House : Les étrangers sémites, qui affluent en Grèce au 1er millénaire, à défaut de pouvoir directement corrompre le roi, utilisent la prêtrise pour parvenir à leurs fins. Les temples Grecs, qui doivent leur existence à l’ancien culte pélasgien, et donc non-indo-européen, de la déesse mère deviennent les succursales de leurs activités et les plaques tournantes du trafic d’esclaves et de lingots.
Les temples, dont celui de Délos, grâce aux nombreuses offrandes qui leur sont faites, deviennent très riches, ce qui leur permet d’être d’importants centres de la finance (banques de prêts et de dépôts pour les particuliers et les gouvernements) et du commerce (d’esclaves et de lingots). Ils ne sont dès lors plus que les avant-postes du Pouvoir Monétaire International aux mains de prêtres corrompus, que les marchands et banquiers utilisent comme hommes de paille. Le temple de Délos devient un haut lieu du change monétaire et du crédit, contrôlé par les Sémites qui tirent leurs sophistications financières du monde sémite. Celles-ci leur permettent de prêter plus d’argent qu’ils n’en ont en dépôt.
Au IIIe siècle, Délos est devenue le principal centre du Pouvoir Monétaire international à l’Est de la Méditerranée grâce à un afflux d’argent en provenance du Nord de la Grèce. Elle contrôle l’essentiel des affaires financières grecques.
Il est dit qu’Athènes possédait également certainement une forte somme d’argent (6000 talents d’argent) cachée dans l’Acropole, servant de réserve aux banquiers et leur étant utile pour faire croire que l’ensemble des facsimilés en argile en circulation avaient un équivalant en argent dans l’Acropole, alors que ceux-ci n’étaient qu’une sorte de monnaie privée créée et émise par eux.
Per Me Dei Regnant! : A la fin du 2ème millénaire, Sumer est détruite par les invasions sémites.
Dans la première moitié du 1er millénaire, les activités bancaires au « Moyen-Orient », parmi lesquelles la création et la mise en circulation de la monnaie, sont passées des mains des prêtres des temples à celles d’un groupe d’individus privé.
Les rois de Mycènes et de Troie, en acceptant le système monétaire international basé sur les métaux précieux, s’étaient réduits à de simples pions et leurs royaumes étaient sous la coupe du Pouvoir Monétaire International.
Agamemnon, de par son masque en or, prouve qu’au moins un certain nombre de dirigeants Hellènes de son époque avaient été corrompus par l’idée que l’or équivalait au pouvoir.
Le Pouvoir Monétaire International, par son contrôle du commerce des lingots et des esclaves, exerce une emprise sur les industries, et en particulier l’industrie des armes, qu’il vend aux belligérants. Les guerres, à leur tour, permettent au Pouvoir Monétaire International d’acheter de nouveaux esclaves pour approvisionner ses industries.
Les anneaux en métaux précieux étaient utilisés par les Égyptiens, les Hébreux et les Mycéniens comme monnaie.
Le Pouvoir Monétaire International arme les Peuples de la Mer dans l’espoir qu’ils subjuguent l’Égypte, que celui-ci convoite. Ils seront vaincus à Perirê.
The Left Hand of Dawn : Un système de crédit avait été développé en Grèce dans les cités mycéniennes avant l’adoption des pièces en argent, probablement comme outil de la finance babylonienne qui prête des « promesses de payer » et récupère des pièces. Il sert à acheter des armes et produits de luxe en provenance de Mésopotamie et de Syrie, à l’industrie contrôlée par le Pouvoir Monétaire International. Les nombreuses armes des Achéens utilisées dans leur guerre contre l’Égypte indiquent un armement par Babylone et ses satellites.
Les Doriens attaquent les Achéens et leurs victoires réduisent ou éliminent l’emprise de la finance babylonienne sur la Grèce. Elle se rétablira par le biais des « comptoirs » phéniciens et l’instauration d’un système monétaire basé sur les pièces en métaux précieux. A ce propos, la plupart des mines grecques furent exploitées en premier lieu par les Phéniciens.
Des réfugiés sémites, fuyant prétendument les guerres menées par l’empire assyrien, apprennent aux Hellènes les rudiments du système monétaire basé sur les métaux précieux et du crédit, ce qui permet leur instauration. L’artisanat se transforme en une production manufacturière de masse, connue depuis longtemps dans le monde sémite. De cela découle l’apparition du salariat. L’aristocratie, corrompue par l’appât du gain apporté par le nouveau système monétaire, saisit des terres. Des paysans s’exilent conséquemment dans les villes. Ils deviennent des esclaves salariés dans les mines et les manufactures.
Blood, Sorrow, And Silver : 1500 ans avant l’invention des pièces en métaux précieux en Mésopotamie, l’argent était déjà utilisé comme étalon monétaire.
Au début du 1er millénaire avant J.-C., les pièces en argent sont devenues un moyen de paiement courant au Proche-Orient.
Le nouveau système monétaire en place dans tout le Proche et le Moyen-Orient est responsable d’une instabilité civilisationelle qui se traduit par la succession rapide de plusieurs empires.
L’Assyrie est le bras armé du Pouvoir Monétaire International. Avec les conquêtes assyriennes se développent le crédit et le commerce d’esclaves, ainsi que les lettres de change et les reçus. Les guerres sont nécessaires pour alimenter le marché des esclaves ; en effet, l’extension des activités d’extraction minière et de l’industrie réclament plus d’esclaves.
Les guerres, déclenchées par le Pouvoir Monétaire International, ont quatre buts :
– Piller les réserves de métaux précieux des villes qui ne sont pas encore complètement soumises.
– Détruire les fondements traditionnels des sociétés que le Pouvoir Monétaire International veut conquérir.
– Imposer son système monétaire.
– S’approprier plus d’esclaves qui travailleront dans son industrie, en particulier dans ses mines.
Cyrus, soutenu par le Pouvoir Monétaire International, vainc Crésus, qui avait offensé celui-ci en décidant que la monnaie serait émise par l’État.
La captivité des Hébreux à Babylone leur permet de se rendre familiers de son système financier.
Babylon, Banking, And Bullion : Les Araméens réfugiés en Grèce à partir de 933 av J.-C. amènent avec eux le système monétaire qui avait cours à Babylone. Celui-ci sera ensuite imposé en Grèce, ce qui la fait entrer dans le marché monétaire babylonien.
Dans la Grèce pré-solonienne, le nouveau système monétaire est responsable d’un endettement croissant du peuple, ce qui permet au Pouvoir Monétaire International babylonien de s’accaparer Athènes, notamment grâce aux expropriations, et de transformer son peuple en esclaves pour cause de dettes non remboursées, avec la complicité d’une aristocratie corrompue. Les banquiers (trapezitae), prêtant des promesses de paiements et récupérant des pièces d’argent, peuvent ensuite acheter des esclaves et des produits peu chers.
Les réformes monétaires de Solon se font au détriment du Pouvoir Monétaire International car elles tendent à retirer Athènes du marché monétaire babylonien, bien que les pièces d’argent soient conservées comme monnaie. Les réformes permettent aux fabricants athéniens de trouver de l’argent et de la main d’œuvre et interdisent l’expropriation et la réduction en esclavage en cas de dette non payée. Néanmoins, les lois de Solon accordent la citoyenneté athénienne à toute personne libre venue s’installer à Athènes pour y faire un travail manuel. En cela, il pourrait avoir été sous influence du Pouvoir Monétaire International.
Le Pouvoir Monétaire International fomente les guerres médiques dans le but de recouvrer son emprise sur la Grèce mais échoue.
Phrygia, Finance, And Front Man : Les conquêtes assyriennes sont responsables d’une profusion de la circulation des lingots au Moyen-Orient.
La Phrygie est réputée fournir les meilleures armes. La Lydie (qui borde ou fait partie de la Phrygie) récupère ainsi les lingots en échange d’armes. La Lydie, riche en lingots, est un refuge du Pouvoir Monétaire International.
En Grèce, des réfugiés en provenance du Proche-Orient amènent avec eux leur industrie, entrainant une transformation des royaumes paysans en royaumes « industriels ». En parallèle de l’industrialisation de la Grèce se développe une économie monétaire basée sur les pièces en argent, elle aussi importée par ces étrangers, et qui provoque l’extension du Pouvoir Monétaire International en Grèce. Les hommes libres et les esclaves grecs des villes rejoignent alors les fabriques des nouveaux étrangers Sémites qui se disent Grecs et en viennent à porter des noms Grecs. Ils peuvent arriver à obtenir la citoyenneté. Les premiers banquiers, étrangers nommés trapezitae, font leur apparition. Ils sont spécialisés dans le change monétaire, les dépôts, le prêt à intérêt, le paiement à un tiers et l’assistance dans les affaires. Avant les lois de Solon, ceux qui ne peuvent pas payer leur dette sont expropriés, réduits en esclavage et servent ensuite dans les fabriques des étrangers Sémites.
L’influence néfaste des trapezitae et autres étrangers Sémites a pour conséquence l’affaiblissement de l’aristocratie et de la royauté et le développement de la démocratie et de la tyrannie à Athènes.
Tyrant And Trapezitae : Les nouveaux entrepreneurs, fabricants et marchands d’origine étrangère, qui s’imposent par l’esclavage et le salariat, sont les agents des trapezitae, qui eux-mêmes servent le Pouvoir Monétaire International d’origine babylonienne. Leurs activités mènent à des troubles qui se soldent par l’arrivée au pouvoir de tyrans. Les tyrans, une fois au pouvoir, promeuvent et se servent du système monétaire basé sur les pièces en argent pour s’assurer la main haute sur leurs ennemis et tendent à détruire l’ancienne société traditionnelle, tout d’abord la royauté et l’aristocratie, pour en imposer une plus en accord avec les visées du Pouvoir Monétaire International. Le tyran est l’instrument plus ou moins inconscient de celui-ci.
Les Juifs, après leur arrivée en Hollande en 1593, continuent à contrôler le commerce des lingots, profitant en cela des activités commerciales de ce pays et des liens qu’ils ont gardés avec le Portugal et l’Espagne. La dispersion des lingots en Europe permet aux activités bancaires de se développer dans toute l’Europe. Amsterdam devient la capitale financière (juive) de l’Europe.
Le roi Charles I, entravant partiellement les activités du Pouvoir Monétaire International, est finalement éliminé par ses ennemis, à la tête desquels se trouve Oliver Cromwell, soutenu par la finance juive. Cromwell devient ensuite le tyran de l’Angleterre, l’homme de paille de la « haute » finance juive qui autorise le recolonisation de l’Angleterre par les Juifs.
Les Rothschild font interdire la création monétaire nationale dans les colonies anglaises. Elles doivent maintenant emprunter à la Banque d’Angleterre, c’est-à-dire à une des banques des Rothschild.
Le banquier juif Jacob Schiff, ainsi que d’autres banquiers « états-uniens » et « britanniques », financent la révolution de 1917. Les révolutionnaires créditeront ensuite Kuhn, Loeb, and Company, l’entreprise de Jacob Schiff, de 600 millions de roubles en or.
Potsherds And Other Fragments : Les lois « libérales » promulguées par Solon et ses successeurs privent les anciennes familles de l’Attique de leurs pouvoirs et prérogatives. L’ombre du pouvoir est mise entre les mains de démagogues et démocrates.
A leur suite, le tyran est responsable de la monétisation totale de l’État, des terres et du travail. La tyrannie correspond au développement des activités d’extraction minière de métaux précieux. L’État doit maintenant son existence aux banquiers et à leur clique d’entrepreneurs, de fabricants et de marchands.
Les grands travaux publics des tyrans ont pour but de créer une dette nationale qui permet au Pouvoir Monétaire International de prendre le contrôle du pays. Les paysans abandonnent les terres pour participer aux grands travaux en tant que salariés. Une fois ceux-ci terminés, ils en viennent à former un « prolétariat » désœuvré. Celui-ci peut être manipulé par les agents du pouvoir monétaire, notamment pour se débarrasser de l’aristocratie puis du tyran une fois que le pouvoir monétaire n’a plus besoin de lui.
Pergamum And Pitane : Philétairos, gérant de la prétendue fortune de 9000 talents de Pergame, se rend maître de Pitane et Cyzique grâce à des prêts.
Le Pouvoir Monétaire International, par son contrôle des temples, influe sur les oracles et donc sur le déclenchement des guerres. De telles guerres sont nécessaires au maintien de sa grande industrie (d’armes) et à l’enrichissement de sa trésorerie, ainsi qu’à son approvisionnement en esclaves. Elles lui permettent également de multiplier les prêts d’argent abstrait qui doivent être remboursés avec des métaux précieux.
Les guerres d’Alexandre le Grand sont responsables du transvasement des métaux précieux de son empire dans les réserves des changeurs et des banquiers, par le biais des marchands.
Voices From The Dust : A Rome, avant Numa Pompilius, une monnaie de cuir et d’ostrakina (faite de coquillages et de poteries) avait cours selon la Souda. Il se peut également que l’argile ou le bois aient été utilisés.
Vient ensuite une monnaie en argent instituée par l’Étrusque Servius Tullius qui met Rome à la merci du Pouvoir Monétaire International. Les défauts inhérents à celle-ci deviennent apparents :
– L’extraction minière n’est profitable qu’en utilisant des esclaves. Quand il n’y a pas de guerre, ils ne peuvent pas être remplacés facilement.
– Les mines s’épuisent.
– Les pièces sont retirées de la circulation pour être thésaurisées (en particulier par le Pouvoir Monétaire International), surtout en périodes de troubles. Même en temps de paix, les marchands peuvent emporter des pièces d’argent à l’étranger.
Telles sont les raisons pour lesquelles Rome met en place le Aes grave en 338, monnaie nationale en bronze. L’extraction des métaux précieux est interdite et celle du bronze devient un monopole d’État.
En Grèce, avant la mise en place de systèmes monétaires basés sur les métaux précieux et dont les unités en viennent à être créées et émises par des particuliers, existaient des systèmes monétaires alternatifs dont les unités étaient créées et émises par l’État, l’extraction des matériaux ainsi que la confection des supports étant un monopole d’État.
Un épuisement de la monnaie en argent d’Athènes se produit en raison de son déficit commercial. Elle est remplacée petit à petit par les facsimilés en argile des banquiers, acceptés au même titre que les pièces en argent. Cela permet aux banquiers de devenir des créateurs et émetteurs privés de monnaie. Finalement, la guerre du Péloponnèse permet le triomphe du Pouvoir Monétaire International en Grèce avec l’établissement d’un marché monétaire commun.
Une fois aux commandes, les banquiers font en sorte de prêter autant que possible de l’argent qui n’existe que dans leurs livres de comptabilité, en conséquence de quoi les affaires fleurissent et les salaires augmentent. Cela est la cause d’une inflation qui rend les marchandises étrangères plus abordables que celles des fabricants. Certains fabricants, incapables de rivaliser, font faillite. Les banquiers cessent d’accorder des prêts. Les fabricants, au regard de la détérioration de leur industrie, en viennent à penser qu’ils ne pourront peut-être pas rembourser leurs dettes s’ils ne le font pas maintenant. Les dettes qui peuvent être remboursées le sont avec des métaux précieux. Les prix ayant fortement chuté, l’industrie locale, maintenant plus ou moins sous le contrôle des banquiers, ne craint plus la compétition des marchands étrangers et peut donc à nouveau recommencer à vendre. Les banquiers se remettent à prêter autant que possible de l’argent qui n’existe que dans leurs livres de comptabilité.
Sparta, The Pelanors, Wealth, And Women : ce chapitre est ici traduit.
Money Creators And The Political Control : L’apparition des partis politiques est le résultat de la destruction de la société par le Pouvoir Monétaire International. Ils sont des instruments de celui-ci, qui décide de qui sera élu. Il est également la source de leur financement. En effet, sa mainmise sur la création et l’émission monétaires lui permet de décider de qui peut avoir de l’argent.
En Grèce, les courtiers de lingots d’argent basés à Athènes contrôlent les taux de change des cités. Grâce à celui-ci, les banquiers et les marchands sont capables d’exercer un certain contrôle sur la politique de ces cités.
La contrefaçon de la monnaie permet également au Pouvoir Monétaire International de détruire les systèmes monétaires nationaux.
Man Proposes But God Disposes : L’objectif du Pouvoir Monétaire International est l’imposition d’un prétendu « Nouvel Ordre Mondial », dont les principaux thuriféraires sont (des financiers) juifs. Le banquier juif Paul Warburg avait lui-même déclaré que « [n]ous aurons un gouvernement mondial. Que cela plaise ou non. La seule question est de savoir s’il sera créé par voie de conquête ou de consentement ». Celui-ci est l’aboutissement du projet d’unification mondiale prôné par les abrahamismes et leurs sous-produits que sont, entre autres, la franc-maçonnerie, le marxisme et le libéralisme. Les descendants des « Indo-européens », après avoir vu leurs civilisations être détruites depuis plus de trois millénaires, se retrouvent désormais face à leur propre élimination, planifiée par la « haute » finance apatride, ce afin de permettre aux tyrans du « Nouvel Ordre Mondial », groupe d’individus séparé du reste de la société, de finaliser leur projet d’unification mondiale, notamment par le mélange racial. En cela, les Juifs, groupe d’individus cosmopolites et apatrides qui ne constituent pas une race mais précisément le contraire d’une race, l’anti-race, du fait des nombreux mélanges dont ils sont issus, ne font que refaire le monde à leur image.

Il convient de signaler que, de nos jours, la finance dont il est question ci-dessus est constituée de banques privées et que l’argent virtuel qu’elles créent à partir de rien par un tour de passe-passe – la signature du contrat qui engage l’emprunteur à restituer la somme empruntée à intérêt dans un délai imparti – est du crédit, du crédit à taux d’intérêt. A cet égard, la création monétaire par crédit ne diffère du faux-monnayage que parce qu’elle est légale, contractuelle, astreinte à des règles comptables strictes et que la monnaie qu’elle génère est virtuelle. A notre époque, la quasi-intégralité de l’argent existant a été créée de cette manière et est par conséquent de la dette. En pratique, non seulement la dette est irremboursable mais, en plus, si elle était remboursée, il ne resterait plus d’argent. Quant au phénomène d’accroissement exponentiel de la dette, il est dû au fait qu’à un moment donné, l’argent virtuel prêté par les banques privées et qui constitue la masse monétaire doit être remboursé à intérêt, mais que cet intérêt ne peut pas être prélevé additionnellement à l’argent prêté, dans la masse monétaire. Comment est-il possible que l’intérêt soit payé dans ce cas ? Parce qu’entre la date du début de l’emprunt et son échéance, un tiers va à son tour emprunter, et l’intérêt sera prélevé dans cet emprunt. Le problème est que le tiers va lui aussi devoir payer l’intérêt, et que le manque à prélever causé par le prélèvement du précédent emprunteur implique qu’un futur emprunteur devra contracter un emprunt plus important que le second, etc. d’où l’augmentation exponentielle de la dette. Ce phénomène est aggravé par le fait que la banque ne réinvestit jamais l’ensemble de tout l’argent qui lui est remboursé avec intérêt et qu’il existe des particuliers qui prêtent de l’argent (qui a déjà été emprunté) à intérêt. Pour que le système de création monétaire par crédit continue à fonctionner, il faut donc impérativement que la dette qui en résulte augmente exponentiellement indéfiniment.
D’un point de vue pratique, tout cela vise quatre objectifs :
Premièrement, à assurer une fuite en avant pour retarder au maximum l’effondrement financier et économique de l’Europe en prêtant toujours plus indéfiniment pour rembourser les emprunts précédents (i).
Deuxièmement, à passer tous les caprices d’une populace informe en lui permettant de contracter des crédits à volonté.
Troisièmement, à permettre à Rothschild & Cie. (une liste américaine non exhaustive est disponible à http://pascasher.blogspot.se/2011/10/les-grandes-fortunes-familiales-qui.html (ii)) d’avoir indirectement le pouvoir sur les « États » (conseils d’administration et succursales des banques), les entreprises et les particuliers, le tout le plus démocratiquement du monde, que cela plaise ou non aux démocrates.
Finalement, à accorder des prêts énormes – qui ne seront jamais remboursés – à des individus pour leur permettre d’acquérir des entreprises (exemple : http://www.jeune-nation.com/societe/economie-social/20975-loligarque-juif-drahi-malgre-une-dette-de-33-milliards-continue-a-piller-leconomie-francaise.html).
Quoi qu’il en soit, pour aborder le domaine économique, à un point de vue supérieur, les deux totalitarismes économiques que sont le capitalisme libéral et le communisme n’ont été qu’un prétexte pour, concernant le premier, dans un sens, accorder le droit à la propriété privée – ou, tout du moins, à l’illusion de la propriété privée – à ceux qui, de par leur nature, ne doivent pas y avoir droit ; en ce qui concerne le second, en sens inverse, enlever le droit à la propriété privée à ceux qui doivent y avoir droit, celle-ci n’étant pour eux qu’un moyen de faire rayonner extérieurement, dans le monde matériel, leur richesse intérieure (iii). En cela, cette inversion s’inscrit pleinement dans la lignée du « Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. » (Matthieu, 20:16) judéo-chrétien.
S’il est certes de notoriété commune que le communisme moderne, tel que théorisé par Karl Mordechai (Marx) et ses successeurs, est largement d’origine juive, ainsi que le capitalisme moderne (iv), il est moins connu que leurs racines sont plus généralement sémites. Ainsi, par exemple, « [o]n peut trouver des précurseurs de la bourse moderne dans l’islam : il n’y avait pas seulement des affaires capitalistes dans les funduq, mais aussi des activités affairistes typiques des échanges modernes de marchandises, c’est-à-dire le commerce de marchandises non présentes sur le marché mais qui seraient livrées plus tard. Les dattes étaient vendues légalement aux enchères avant qu’elles soient mûres et récoltées. Même le commerce de gros de tous types de légumes tubéreux tels que les ognons, l’ail, les carottes, les navets, les radis et le colocasia avait lieu avant que la production ne soit extraite de la terre – c’est-à-dire, avant que le marchand ait vu la récolte. Selon de nombreux juristes cela était légal. » (v) (vi) Or, c’est de ces pratiques, et plus globalement de la vision du monde abstraite des Sémites, qu’est issu le capitalisme financier. Ainsi, en Europe, à la production industrielle et agricole de masse, qui a des antécédents dans la dynastie Song et dans le monde islamique « médiéval » et s’oppose à l’artisanat et l’agriculture traditionnels, succèdent la désindustrialisation, la destruction de l’agriculture, l’essor perpétuel du secteur tertiaire aux dépens des secteurs secondaires et primaires, la virtualisation de l’économie et le chômage de masse, le tout pour le plus grand profit dudit capitalisme financier, et donc de la ploutocratie.
Qui dit croissance économique et commerciale continue et entrepreneuriat sans fin (la « quête » de l’homo œconomicus), dit nécessité de simplifier et d’accélérer les transactions financières ainsi que de disposer de sommes d’argent toujours plus importantes en circulation. Cela implique, d’une part, la dématérialisation progressive de la monnaie – jusqu’à sa virtualisation – et, d’autre part, la mise en circulation d’une quantité toujours plus grande d’argent (phénomène lui-même amplifié par la perte de valeur induite par sa dématérialisation). A leur tour, ces deux prérequis ne peuvent être atteints que par l’expansion tératologique de la finance – d’origine sémite – qui, à l’image d’une tumeur cancéreuse, ne cesse de se développer au détriment des activités productives – et de coïncider toujours plus fortement avec l’économie elle-même. Cependant, cet état de fait ne signifie pas que la monnaie de papier – d’origine chinoise –, en elle-même étape vers la virtualisation de la monnaie, soit amenée à totalement disparaitre. En effet, pour certaines raisons, elle reste prisée par la canaille d’en haut et, de surcroit, est nécessaire au fonctionnement de l’économie souterraine qui se développe au fur et à mesure de l’afro-asiatisation de l’Europe (vii).
Tout cela est à mettre en parallèle avec la réussite économique du Troisième Reich, État dans lequel l’économie, subordonnée à la politique, avait retrouvé la place secondaire qu’elle a toujours eue dans tout État gouverné selon des principes nordiques (viii).

Il est depuis un certain temps, que ce soit par volonté de fourvoyer ou par jobardise, si ce n’est par panurgisme, en vogue de recommander l’achat (de titres) d’or. Ci-dessous sont énumérées les raisons pour lesquelles il ne s’agit pas d’un choix judicieux.
– Il existe généralement plusieurs titres pour un même lingot.
– De nombreux lingots d’or sont fourrés au tungstène, quand il ne s’agit pas de lingots de tungstène plaqués or. Ainsi, pendant que la « haute » finance incite les gens à acheter de l’or fourré au tungstène, elle leur rachète leur or pur. Or pur qu’elle pourra ensuite refondre ou replaquer sur des lingots de tungstène pour ensuite les revendre en les faisant passer pour de l’or pur.
– L’or – et plus généralement les métaux précieux – constitue la monnaie internationale par excellence, en opposition à un système monétaire national. En cela, il est un instrument de la « haute » finance apatride, qui le possède et l’utilise à son avantage.
– Le cours de l’or est manipulé par la « haute » finance, qui le fait varier dans son intérêt.
– Les spéculateurs vendent l’or quand il vaut beaucoup et le rachètent quand il vaut peu.
– Tout l’or du monde ne couvre qu’une fraction infime de la masse monétaire mondiale.
– En pratique, l’or est inutilisable comme moyen de paiement et sa possession en période de troubles est déconseillée.

Enfin, les textes suivants sont proposés à ceux qui souhaiteraient se renseigner sur Sparte.
– Xénophon, La République des Lacédémoniens : http://ugo.bratelli.free.fr/Xenophon/XenophonLaRepubliqueDesLacedemoniens.htm.
– Plutarque, Vie de Lycurgue : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/lycurgue.htm.
– L’éducation chez les Spartiates : http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=3655.
– Une étude sur Sparte (en anglais) : https://cienciologia.wordpress.com/category/esparta-y-su-ley/.

Au commencement, ce fut sans femme, que la divinité créa l’être intelligent.
L’une est issue d’une truie aux longs poils ; dans sa maison, tous les objets maculés de boue gisent pêle-mêle et traînent à terre ; celle-là ne connaît pas le bain, ne lave pas ses vêtements, et elle s’engraisse, assise sur son fumier.
L’autre, la divinité l’a formée d’un renard fourbe; elle sait tout : rien de ce qui est mal, ni rien de ce qui est bien ne lui est inconnu ; souvent en effet elle annonce que ceci est bien, que cela est mal ; elle est d’humeur changeante.
L’autre, née d’une chienne, est méchante et toute semblable à sa mère ; elle veut tout entendre, tout savoir ; de tous côtés elle jette des regards inquiets et erre en aboyant, même si elle ne voit personne. Le mari ne saurait l’arrêter ni par des menaces, même si, dans sa fureur, il lui brisait les dents d’un coup de pierre, ni par de douces paroles, même si elle se trouvait assise au milieu de ses hôtes ; mais elle ne cesse pas de pousser ses cris inutiles.
L’autre, les Olympiens l’ont pétrie avec de la terre, et c’est un être à l’esprit obtus qu’ils ont donné à l’homme ; car une pareille femme ne connaît ni le bien ni le mal ; en fait de travaux, elle n’en connaît qu’un, manger ; et si la divinité a fait un hiver rigoureux, elle ne sait même pas rapprocher son siège du feu.
L’autre est née de la mer et elle connaît deux attitudes, dans son cœur : tantôt elle rit, joyeuse, toute la journée, et l’hôte qui la verra, dans sa maison, fera son éloge : « Il n’y a pas, dans toute l’espèce humaine, de femme préférable à celle-ci, ni de plus belle » ; tantôt on ne saurait supporter ni sa vue ni son approche : elle est terriblement furieuse, comme une chienne autour de ses petits ; amère et désagréable pour tous, elle traite ses amis comme des ennemis. C’est ainsi que la mer, souvent calme et propice, fait la joie des matelots, dans la saison d’été ; mais souvent elle est furieuse et soulevée en vagues mugissantes. Voilà à quoi ressemble le caractère de cette femme : elle a la nature versatile de la mer.
L’autre est née d’une ânesse couleur de cendre et souvent battue ; la nécessité et les menaces suffisent à peine à lui faire accomplir péniblement tout son travail ; elle mange tout le temps, la nuit, le jour, au fond de sa chambre ou bien au coin du feu. De même aussi, pour les œuvres d’amour, elle se donne au premier venu.
L’autre est née d’une belette : malheureuse et lamentable race. En elle, en effet, il n’est rien de beau, rien de désirable, aucun agrément, aucun charme ; elle est inhabile aux travaux d’Aphrodite et donne la nausée à l’homme qui est près d’elle. En se dissimulant, elle fait à ses voisins beaucoup de préjudices, et elle mange les offrandes avant le sacrifice.
L’autre est née d’une cavale à la belle crinière ; elle ne peut supporter les travaux serviles, ni l’adversité ; elle ne saurait ni toucher à la meule, ni lever le crible, ni jeter les ordures hors de la maison, ni, par crainte de la suie, s’asseoir près du four ; c’est par nécessité qu’elle se ménage l’amitié de son mari; elle se baigne tous les jours deux fois et même trois fois ; elle se couvre de parfums; elle porte une chevelure soignée, abondante, cachée sous les fleurs : objet charmant qu’une pareille femme pour les étrangers, mais pour le mari c’est un fléau, à moins qu’il ne soit un monarque ou un roi qui se glorifie d’une telle parure.
L’autre est née d’une guenon : voilà créé, de main de maître, le plus grand fléau que Zeus ait donné pour compagnon aux hommes ; la laideur est sur son visage ; une pareille femme, quand elle va par les rues de la ville, est la risée de tout le monde ; sur son cou trapu, sa tête remue à peine ; ses fesses sont plates et elle n’a que la peau sur les os. Malheureux, le mari qui serre dans ses bras cet être vilain! Elle connaît toutes les ruses, tous les tours, comme le singe ; elle n’aime pas rire. Elle ne songerait pas à obliger quelqu’un, au contraire, elle ne voit qu’une chose, elle n’a, tout le jour, qu’une préoccupation : chercher le moyen de faire tout le mal possible.
L’autre est née de l’abeille ; celle-là, heureux qui la possède, car elle est la seule qui ne mérite aucune critique. Par elle, la vie se développe florissante. Aimant son époux et aimée de lui, elle vieillit, après lui avoir donné une belle et noble descendance. Elle se distingue parmi toutes les autres femmes et une grâce divine enveloppe sa personne. Elle n’a aucun plaisir à s’asseoir parmi celles qui tiennent des propos licencieux. De pareilles femmes, si bonnes et si sages, sont des dons de faveur accordés par Zeus aux hommes.
Mais toutes les autres espèces dont il a été question sont également des inventions de Zeus, et elles demeurent au milieu des hommes. Car c’est là le fléau le plus grand que Zeus ait créé, les femmes. C’est au moment même où elles paraissent être de quelque utilité qu’elles font le plus grand dommage au mari ; car il ne saurait passer un jour tout entier dans la joie, celui qui a charge de femme, et il aura de la peine à chasser, de sa maison, la faim, cette ennemie logée sous son toit, cette malveillante divinité. Quand le mari croit jouir, dans sa maison, d’un bonheur imparti par les dieux ou concédé par les hommes, la femme trouve des reproches à faire et se dresse pour la bataille. Dans la maison où se trouve une femme, même l’hôte venu en visite ne saurait trouver un accueil empressé ; et c’est justement celle qui paraît la plus sage qui fait le pire outrage. Le mari l’admire, bouche bée, mais les voisins s’amusent en voyant combien il se trompe. Chacun, dans sa pensée, fera l’éloge de sa femme et blâmera celle d’autrui ; mais nous ne comprenons pas que nous sommes tous également partagés.
C’est là, en effet, le plus grand des fléaux créés par Zeus, le lien indestructible dont il nous a entravés ; et c’est ainsi que beaucoup d’hommes sont descendus chez Hadès en combattant pour une femme…

Sémonide d’Amorgos, Sur les femmes.

Sparte, de tous les États grecs, est un de ceux qui résistèrent le mieux, au cours de l’Antiquité, à l’envahissement du Pouvoir Monétaire International, à la circulation des métaux précieux et à tous les facteurs débilitants qui en dérivent. Toutefois, la promulgation des lois de Lycurgue à Sparte, prétendument au IXe siècle av. J.-C., mais en fait, selon les archéologues, au début du VIe siècle av. J.-C. (1), semble montrer que tous les maux qui résultent de la liberté excessive accordée au Pouvoir Monétaire International avaient déjà été éprouvés et avaient déjà provoqué une réaction parmi le peuple dans son ensemble. Les lois de Lycurgue visaient à supprimer pour toujours les causes principales de la maladie de la cupidité et de l’égoïsme qui dévorait de l’intérieur la classe des suzerains doriens du Péloponnèse. Voici les mesures qu’il prit à cet effet, telles que Plutarque les décrit (2) :
« Pour faire disparaître toute espèce d’inégalité, il entreprit aussi de partager les biens mobiliers. Mais, prévoyant qu’on s’y prêterait avec peine s’il les ôtait ouvertement, il prit une autre voie, et attaqua indirectement l’avarice. Il commença par supprimer toute monnaie d’or et d’argent, ne permit que la monnaie de fer, et donna à des pièces d’un grand poids une valeur si modique, que, pour placer une somme de dix mines, il fallait une chambre entière, et un chariot attelé de deux bœufs pour la traîner. Cette nouvelle monnaie, une fois mise en circulation, bannit de Sparte toutes les injustices: quelqu’un, en effet, eut-il voulu voler, ravir ou recevoir pour prix de son crime ce qu’il lui était impossible de cacher, dont la possession ne pouvait exciter l’envie, et qui, mis en pièces, n’était plus bon à rien? Car, lorsque ce fer avait été rougi au feu, les monnayeurs le trempaient, dit-on, par son ordre, dans le vinaigre, afin de lui ôter sa force et sa raideur, et de le rendre inutile à tout: ce fer, ainsi trempé, ne pouvait plus être ni battu, ni forgé.
Ensuite il bannit de Sparte tous les arts frivoles et superflus; et, quand même il ne les aurait pas chassés, la plupart seraient tombés avec l’ancienne monnaie, les artisans ne trouvant plus le débit de leurs ouvrages; car la nouvelle n’avait pas cours chez les autres peuples de la Grèce, qui n’en faisaient aucun cas, et qui même s’en moquaient. Ainsi les Spartiates ne pouvaient acheter aucune espèce de marchandises étrangères; il n’abordait pas même de vaisseau marchand dans leurs ports. On ne voyait dans la Laconie ni sophiste, ni diseur de bonne aventure, ni charlatan, ni marchand d’esclaves, ni orfèvre, ni joaillier, parce qu’il n’y avait point d’argent qui pût les attirer. Par-là le luxe, dépouillé de tout ce qui l’enflamme et lui sert d’aliment, se flétrit et tombe de lui-même; ceux qui possédaient le plus de biens n’eurent aucun avantage sur les pauvres; les richesses, n’ayant aucune issue dans le public, restaient nécessairement inutiles dans l’intérieur des maisons. » (3)
Plutarque, bien sûr, vivait dans une cité et à une époque où toutes les richesses étaient évaluées en métaux précieux. Il est inutile de dire que, pour que le véritable souverain, c’est-à-dire le pouvoir local créateur de la monnaie, coopère à la publication de ses travaux, Plutarque suivit sagement cette tendance, qui avait sans doute été inspirée à Athènes, de tourner en ridicule les coutumes spartiates, tendance qui est toujours suivie de nos jours par de nombreux soi-disant universitaires. Sparte, au début du premier millénaire, s’était rendue compte que la monnaie en métal précieux faisait en fait partie d’une escroquerie internationale. Sparte prit également conscience des forces destructrices inhérentes aux activités des personnes qui l’avaient créée et des marchands étrangers de luxe que celles-ci soutenaient et finançaient dans le but de débiliter le peuple et donc de rendre absolue leur hégémonie secrète. Détruire toute fierté raciale chez ce peuple, auquel elles s’étaient accrochées comme des sangsues, briser sa volonté de résistance en faisant naître chez lui une obsession pour le plaisir, voilà comment elles comptaient s’y prendre pour parvenir à leurs fins. La preuve se trouve dans les découvertes que la British School at Athens a faites sur le site archéologique de la cité de Sparte :
« Les excavations de la British School at Athens sur le site de la cité de Sparte révèlent l’état florissant des arts et des productions réalisés, si ce n’est entièrement par les ouvriers Laconiens eux-mêmes, au moins par des artistes étrangers, qui étaient accueillis et encouragés à exercer leurs métiers, exempts du soupçon torve qui pèsera sur les étrangers aux époques ultérieures. » (4)
Le prétendu mode de vie spartiate découlait de la nécessité d’être toujours prêts à la guerre, que la guerre, rendue certaine par le rejet définitif des Spartiates du Pouvoir Monétaire International, leur fût déclarée par une puissance étrangère, ou qu’elle fût une guerre intestine ; c’est-à-dire une insurrection, qui était tout aussi certaine et dérivait des mêmes causes.
Comme l’indiquent les découvertes archéologiques, le roi Théopompe déclencha la première guerre de Messénie (736-716 av. J.-C.) pour les mêmes raisons que celles qui poussent à la guerre tout État qui est sous la coupe du Pouvoir Monétaire International : la défense de l’industrie d’armement et des autres objectifs à long terme du Pouvoir Monétaire International. La longueur de la guerre indique que les Messéniens et les Spartiates eurent accès de la même manière à l’industrie internationale de l’armement. Les armées ne peuvent pas être mobilisées et engagées dans de longs conflits, si elles ne sont pas convenablement financées par le commerce international et si elles n’ont pas facilement accès aux meilleurs armes et équipements ; et il est clair que les Messéniens n’en manquaient pas […] Cette guerre servit, comme c’était l’objectif le plus cher au Pouvoir Monétaire International, à réduire le pouvoir des rois : « Les première et seconde guerres messéniennes furent toutes les deux suivies de crises constitutionnelles. Le premier accord fut une victoire des pairs Spartiates sur les rois et une limitation des prérogatives et pouvoirs royaux. » (5) Voici ce qui aurait caractérisé la progression du Pouvoir Monétaire International dans sa prise de contrôle insidieuse de tout État ou civilisation. « […] La crise après la seconde guerre messénienne fut, au moins à l’intérieur des rangs des Spartiates eux-mêmes, une crise démocratique, si ce terme très discutable peut être utilisé ici. » (6) La longue durée de la seconde guerre messénienne indique qu’elle eut la même cause profonde que la première guerre de conquête : l’extension des faveurs du Pouvoir Monétaire International aux deux parties, à la fois aux insurgés et à Sparte. Les derniers édits que fit promulguer Lycurgue en raison de la crise constitutionnelle qui suivit la seconde guerre messénienne indiquent qu’il était certainement conscient de la perte de souveraineté qui attend tout État qui base son système monétaire sur les lingots des courtiers apatrides et est ainsi soumis à leur bon vouloir ; à fortiori s’il s’agit d’un État qui ne possède pas de mines.
La seconde guerre messénienne permit au Pouvoir Monétaire International d’atteindre un certain nombre de ses objectifs, mais pas celui d’établir la « démocratie » totale, c’est-à-dire le règne absolu de la fraternité bancaire internationale. Lycurgue, à un homme qui insistait pour qu’il fasse de Sparte un État démocratique, répondit : « Commencez donc par l’établir dans votre maison. » Sans aucun doute une réponse appropriée !
Il ne faut pas oublier la récrimination de Théognis, admirateur de Sparte, en visite dans la cité lacédémonienne depuis sa ville natale de Mégare, dont le but, dans le domaine politique, était de prévenir un retour de la tyrannie chez elle, car elle nous éclaire sur la situation de Sparte et sur ce qui mit au pouvoir Lycurgue :
« Les marchands règnent en maîtres, ils sont les supérieurs du mauvais seigneur. C’est la leçon que tous devraient parfaitement retenir […] » (7) (8)
En ce qui concerne les réformes de Lycurgue, il ne fait aucun doute – des découvertes archéologiques telles que celles du Dr. Blakeway le prouvent surabondamment – qu’elles furent faites, comme indiqué ci-dessus, à la suite de la seconde guerre messénienne, c’est-à-dire entre 600 av. J.-C. et 550 av. J.-C. ; pas plus qu’il n’y a de doute – ces mêmes découvertes le montrent également – sur leur cause et sur les forces contre lesquelles elles étaient dirigées.
«  Il a démontré à partir des preuves archéologiques qu’entre 600 av. J.-C. et 550 av. J.-C., les importations étrangères à Sparte ont pratiquement cessé. La poterie corinthienne qui avait été commune à Sparte au début de la période proto-corinthienne devint excessivement rare après environ 600 av. J.-C. L’ivoire, l’ambre, les scarabées égyptiens et les biens phéniciens n’y sont plus disponibles avant 550 av. J.-C. et la même chose est vraie pour l’or et la joaillerie en argent. » (9)
Il ne fait aucun doute que, tout au début du VIe siècle av. J.-C., les Spartiates exclurent totalement de Sparte le marché monétaire international, qui contrôlait le reste de la Grèce par le biais de la monnaie en argent et en or, ainsi que les pratiques des banquiers. Ils interdirent aussi dans leur cité le commerce étranger parce qu’il détruisait pareillement le mode de vie qu’ils souhaitaient préserver.
Plutarque, qui ne prend pas très au sérieux la monnaie en fer de Sparte, raconte qu’il fallait un chariot attelé de deux bœufs pour en transporter des sommes modiques. Ne le prenons pas trop au sérieux. Son témoignage faisait partie du flot ininterrompu de propagande qu’Athènes – il est en effet probable qu’Athènes en ait été la source – déversait à l’encontre de tout ce qui rappelait le passé, particulièrement les coutumes propres à Sparte. S’il est vrai que les pélanors étaient tellement lourds qu’il était impossible de les faire passer facilement de main en main, on peut raisonnablement supposé qu’ils dénotaient la richesse à peu près de la même manière que les anneaux de Pierre d’Uap et de l’ancienne civilisation de la vallée de l’Indus (10) et qu’ils faisaient plus ou moins office de réserve ; la monnaie en circulation aurait été comme les billets en cuir dont la Souda indique qu’ils circulaient à Lacédémone, tout comme la monnaie en circulation à Uap était des colliers de coquillages, similaires au Tekaroro des îles Gilbert. (11). Il se peut également que ce fut là un système dont les origines avaient été perdues en des temps reculés et qu’il avait un lien de parenté avec le système qui existait en Europe pendant le 4ème millénaire av. J.-C. (12). D’autre part, il est clair que le spondylus avait une importance plus grande que celle d’« objet de prestige » qui lui est attribuée et qu’il servait de monnaie, comme d’autres coquillages dans le monde entier.
Sparte avait en effet la chance de posséder des réserves considérables de minerais de fer, les gisements principaux étant situés au cap Malay et au promontoire Taenarum (13). Ainsi, grâce à la fois à son argent et à ses armes, elle était indépendante et n’avait pas besoin d’aide étrangère. Les lois de Lycurgue interdisant l’importation d’argent et le commerce international, participèrent directement à l’entretien de cet esprit guerrier et de cette fierté raciale et nationale que les Spartiates avaient cultivés au cours des épreuves qu’ils avaient traversées dans les longues guerres messéniennes, et qui firent d’eux les sauveurs des autres cités grecques aux Thermopyles et même de Carthage à la fin de la première guerre punique (255 av. J.-C.), quand l’armée de Regulus campant devant la cité fut détruite par Xanthippe le Spartiate (14) Le fait même que le pouvoir des rois avait été miné par la première guerre messénienne, même s’ils demeuraient les chefs absolus du peuple en guerre, fut une bénédiction. L’Histoire a montré que le centre autour duquel le Pouvoir Monétaire International gravite immédiatement quand il pénètre un peuple qui vit conformément à l’ordre naturel est le sommet, c’est-à-dire le roi lui-même, soit directement, ou à travers la prêtrise. Comme le roi approuve et est même de mèche avec les comploteurs, les peuples dont l’âme même se penche vers lui comme s’il était l’oint du Seigneur peuvent facilement être subjugués et se remplir la tête de calculs arithmétiques et d’obsessions pour leurs besoins animaux, au lieu de la grande gloire d’une unité avec la divinité, une unité avec l’harmonie de l’univers ; certes, ces peuples-là peuvent être facilement subjugués, au lieu d’être les seigneurs de leur propre monde et de dominer toutes les autres formes de vie.
Une des premières étapes de l’appropriation totale du gouvernement par le Pouvoir Monétaire International fut la liquidation des rois et du pouvoir royal. Bien qu’un roi pût être amené à participer aux intrigues des banquiers par aveuglement, il pouvait toujours se réveiller et se rendre compte de son erreur, s’apercevoir que l’épée était toujours dans sa main et prendre des mesures pour retrouver ses prérogatives. Il devait donc être éliminé ou contraint à payer et à être un fantoche.
A Sparte, il semble que les promoteurs de cette « fausse » démocratie préconisée par le Pouvoir Monétaire International aient rencontré un autre obstacle, à savoir l’éphorat, dont l’existence fut sans aucun doute liée à ce Pouvoir Monétaire National que Sparte avait institué, ou ré-institué sous la férule de Lycurgue. On peut dire que les objectifs principaux des éphores furent : « Premièrement, la nécessité de continuer à défendre le pays et la limitation de la domination spartiate à la Messénie et la Laconie (autrement dit, aucune visée impériale) (15). Deuxièmement, la promotion d’une politique stable, qui mena à l’intervention dans la lutte contre les Pisistratides à Athènes et à l’expulsion de leur famille ; troisièmement, une hostilité implacable aux prétentions du pouvoir royal dans l’État […] L’éphorat fut une institution profondément démocratique qui craignait et combattait la tyrannie à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des frontières de Lacédémone. » (16) (17)
Si l’on part du principe que le tyran était un homme de paille des agents étrangers du Pouvoir Monétaire International, les trapezitae, catégorie à laquelle appartenaient certainement les Pisistratides, la signification des politiques de l’éphorat devient claire ; la limitation de la domination spartiate à la Messénie et la Laconie visait à faire de ces deux régions un domaine qui pouvait apporter aux Spartiates une liberté économique totale, leur permettre de se suffire à eux-mêmes et, par dessus tout, de conserver leur mode de vie et sa source, leur système monétaire national.
L’intervention à Athènes et l’opposition totale aux Pisistratides s’expliquaient évidemment par la pression implacable qu’exerçait le Pouvoir Monétaire athénien, branche du Pouvoir Monétaire International, sur Sparte, qui avait tourné en ridicule le pouvoir des salles de comptables des centres financiers internationaux et avait établi un modèle qui deviendrait une source d’inspiration pour d’autres. L’hostilité de l’éphorat au pouvoir royal était motivée par le fait que les éphores comprenaient que le maintien de leur vie nationale dépendait de leur capacité à veiller à ce que les rois, pas plus que le peuple qu’ils représentaient (18), ne cèdent aux flatteries du Pouvoir Monétaire International, pour lequel un roi faible et malavisé constitue toujours, hélas, une proie facile. Cependant, la remarque d’Archidamos, roi de Sparte au début de la « grande » guerre du Péloponnèse, révèle que, dès cette époque, en 428 av. J.-C., les forces corruptrices qui déferlaient de Babylone avec leurs agents immédiats avaient sûrement pénétré de nouveau Sparte dans une certaine mesure.
« Et la guerre n’est pas tant une question d’armement que d’argent qui rend cet armement efficace. » (19)
Dans son discours à son propre peuple, Archidamos l’avertit également qu’un butin de guerre de 6000 talents aurait été déposé par les Athéniens dans l’Acropole. Ces deux déclarations montrent que le roi n’avait aucune idée de ce qu’était l’émission monétaire nationale et prouvent à quel point les éphores avaient raison d’exercer un contrôle sur la royauté. Archidamos était un intime de Périclès, descendant des Alcméonides, dont le destin, comme l’a montré l’histoire grecque, est d’avoir toujours été étroitement lié au Pouvoir Monétaire International.
Durant la période pendant laquelle la devise nationale de Sparte maintint son intégrité, on peut dire sans risque de se tromper que le Spartiate, dans la mesure où il est possible que la véritable liberté existe, fut un homme libre. En effet, il est plus que probable que les ilotes furent bien plus libres que ne le sont les classes laborieuses de nos jours ; et certainement plus libres que les classes qui travaillaient dans les chaînes de production plus ou moins de masse des autres cités grecques, dont les systèmes monétaires étaient presque tous, qu’ils aient été fiduciaires et établis par l’État ou non, à la merci des banquiers et par conséquent des manipulateurs de la valeur des lingots et des esclaves, quels qu’aient été leurs centres, dont on suppose généralement qu’ils furent Babylone et ses avant-postes, la Lydie et Naucratis dans le delta du Nil, la Phénicie, Athènes, Cyzique et Colchide et bien d’autres cités bien placées pour commercer avec le reste du monde.
Ce système monétaire simple, qui n’incitait ni les colporteurs de luxe, ni les entremetteurs ou les pornographes à tourner en ridicule la vie du peuple, créé et régulé par un État bienveillant, où la monnaie était indubitablement mise en circulation avec soin et attention au bénéfice du bien-être et de la puissance de la nation, contribuait à faire des Spartiates un peuple indépendant et vigoureux qui avait le plus grand mépris pour la folie de l’or qui sévissait ailleurs. Ils furent un exemple dont d’autres grands peuples ont bénéficié, notablement les Romains. Ils vivaient avec le sentiment qu’ils étaient fort supérieurs aux Athéniens, qui, alors qu’ils avaient de l’argent en abondance, avant que ne soient épuisées les mines d’argent du Laurium, pâtissaient profondément du contrôle que le Pouvoir Monétaire International exerçait sur leur vie politique par l’intermédiaire des trapezitae.
L’Histoire fournit beaucoup d’informations sur les moyens de toucher, de collecter et de dépenser de l’argent, mais aucune sur les individus de l’ombre qui font frapper la monnaie et, ainsi qu’il arrive dans les « démocraties » des banquiers, la mettent en circulation.
Rien ne permet de déterminer à quelle époque le Pouvoir Monétaire International pénétra de nouveau Sparte. Mais l’attitude du roi Archidamos suggère qu’il y était déjà fort influent au commencement de la guerre du Péloponnèse, et on peut dire sans risque de se tromper que, pour gagner la guerre, laquelle ne pouvait se faire qu’au bénéfice du Pouvoir Monétaire International, Sparte dût faire des concessions sur quasiment toute la ligne. La victoire finale sur Athènes et son empire, qui mit un terme à la guerre, permit aux marchands internationaux de lingots et d’esclaves d’atteindre leurs objectifs aussi sûrement qu’une défaite définitive. Comme on s’en souvient, le relâchement et le luxe avaient commencé à sévir à Rome après la deuxième guerre punique, suite aux concessions que le sénat avaient faites aux marchands internationaux de lingots et d’esclaves, pour pourvoir réarmer les armées romaines après la bataille de Cannes et, finalement, chasser Hannibal hors d’Italie et le vaincre sur son propre territoire ; et, en vingt-cinq ans, les Romains étaient devenus une populace débauchée et avide d’argent (20), mais conservaient leur puissance, grâce aux foederati.
Les mêmes causes produisirent les mêmes effets à Sparte après la guerre du Péloponnèse (21), même si ce ne fut que vingt-cinq ans plus tard, en 371 av. J.-C., que la phalange spartiate, ramollie jusqu’à la moelle, fut massacrée par Épaminondas le Thébain à Leuctres et ne retrouva jamais l’élan qui lui avait permis de sortir victorieuse de centaines de batailles, car aucun peuple plus que les Spartiates n’était alors miné par les maladies corruptrices de la folie de l’argent et du libéralisme qui l’accompagne.
Que, vers 360 av. J.-C., l’ancien système monétaire qui avait été à la base de l’ethos des Spartiates des Thermopyles n’était guère plus qu’un souvenir, c’est là ce que révèle la citation suivante d’Alexandre Del Mar :
« Le crime de Gilippus, en 360 av. J.-C. et le décret qui fut proposé après qu’il eut été découvert, « il ne faut recevoir dans la ville aucune monnaie d’or et d’argent, mais s’en tenir à celle du pays [une monnaie de fer. N.d.T.]», montre qu’à mesure que l’État s’affaiblissait et qu’il perdait de son crédit, les pièces d’or et d’argent, à leur valeur nominale ou presque, se glissaient progressivement dans la circulation. Le fait que le décret n’ait pas été promulgué montre que la monnaie de fer ne pouvait plus être utilisée à l’époque. » (22)
En d’autres termes, les dommages qui avaient été causés à Sparte et son peuple par un dirigeant qui avait fermé les yeux sur les échanges de métaux précieux, sur la résurgence du commerce international et sans aucun doute sur la détention de dépôts dans les banques athéniennes, dirigeant qui, de surcroît, n’avait pas réussi à s’attaquer avec intransigeance à ceux qui s’opposaient aux pélanors, soit par la contrefaçon, soit par la spéculation, furent irréparables. Il semble que, cette fois, il n’était plus possible de revenir en arrière.
Ainsi, si Sparte, ayant apparemment perdu son ancienne force et renoncé aux principes qui l’avaient rendue indépendante, finit par céder à la pression incessante du marché monétaire athénien, ou, pour mieux dire, du marché monétaire international, Athènes, en partie pour des raisons que nous avons exposées ailleurs, n’était plus que l’ombre d’elle-même, si bien que, alors que l’épuisement de ses mines était imminent, elle perdit son pouvoir monétaire et la « confiance » essentielle à son maintien. Centre du commerce des esclaves et, à ce titre, sous la coupe des banquiers, Athènes n’était plus qu’un nom. Ainsi que cela était arrivé aux Romains à l’époque des guerres civiles, son peuple originel avait disparu dans une masse d’esclaves affranchis et d’immigrés, les « résidents temporaires », qui constituaient maintenant une grande partie de la population athénienne, aux meneurs de laquelle le journaliste Xénophon servit évidemment de couverture, lorsqu’il proposa que les taxes spéciales soient supprimées pour les étrangers, qui dans le même temps n’étaient pas obligés de faire le service militaire (23). (Ici, on pourrait faire remarquer qu’il est peut-être malheureux que les écrits d’un propagandiste stipendié, si similaires à ceux de ses confrères d’aujourd’hui, subsistent toujours, alors qu’il ne reste que très peu d’ouvrages de l’abondante littérature grecque.)
Sur la monnaie spartiate ré-introduite sous le patronage de Lycurgue, Ernest Babelon, le célèbre numismatiste français du XIXe siècle, écrivit :
« Longtemps après que l’usage de la monnaie eut été partout répandu dans le monde hellénique, Sparte continuait, par tradition, à se servir de lingots de fer comme intermédiaires des échanges. Ces lingots étaient connus sous le nom de gâteau de pâtisserie ; ils pesaient chacun une mine éginétique, et pour en transporter six seulement, c’est-à-dire environ 4.536 kilogr., il fallait un chariot attelé de deux bœufs. Ce renseignement, que nous fournissent Xénophon et Plutarque, est conforme à ce qui se passait dans l’Italie centrale où les encombrants lingots de bronze étaient transportés sur des chariots : aes grave plaustris quidam convehentes, dit Tite-Live. Il circulait toutes sortes de fables au sujet du fameux pélanor de Sparte, qui parait être resté en usage jusqu’à l’époque des guerres médiques : on disait, par exemple, que le fer destiné à fabriquer cette monnaie était impropre à tout autre usage, et rendu cassant par une opération qui consistait à le faire rougir au feu et à le tremper ensuite dans le vinaigre. Tout ce qu’il nous importe de retenir ici, c’est que les lingots de fer. […] Dans la rigide capitale de la Laconie, l’usage de ces lingots de fer était, parait-il, exclusif, et défense, sous peine de mort, fut faite à tout citoyen de posséder une autre monnaie. […]
Quand Épaminondas mourut, il était si pauvre qu’on ne trouva dans sa maison, pour toute fortune, qu’un vieux pélanor en fer. A Thèbes, la patrie d’Épaminondas, où la monnaie fut connue et frappée de bonne heure, le pélanor trouvé dans la demeure du héros ne pouvait avoir qu’un caractère superstitieux. Ceci nous surprendra d’autant moins que dès le VIIe siècle, Phidon, roi d’Argos, lorsqu’il fit frapper les premières monnaies d’argent d’Égine, et qu’il introduisit dans le Péloponnèse un système régulier de poids et mesures, retira de la circulation les vieilles broches de fer qui avaient servi de monnaie jusque-là, et en consacra un certain nombre d’exemplaires en ex-voto dans le sanctuaire de Héra, à Argos. Au temps d’Aristote, on voyait encore dans le temple, avec l’inscription dédicatoire de Phidon, ces anciens pélanors qui avaient revêtu un caractère religieux et étaient, comme les bipennes ténédiennes à Delphes, l’objet de la vénération autant que de la curiosité de tous. » (24)
L’attitude de Babelon, quelle qu’ait été sa science, reflétait cependant la suffisance des banquiers de la fin du dernier siècle, qui était fondée sur l’idée que, vu la fortune qui avait été la leur au siècle précédent, leur millénium était enfin venu.
Pour lui, la monnaie est le métal précieux et le métal précieux est la monnaie. Bien qu’elles ne manquent pas d’intérêt, ses informations, une resucée de certains textes de Xénophon le journaliste et de Plutarque, ne nous éclairent pas d’avantage. Bien que plus de deux millénaires aient passé, la monnaie en métal précieux et ses promoteurs règnent toujours, en dépit du fait qu’une douzaine de grands royaumes et d’empires aient surgi à leur demande et se soient écroulés à leur demande. Si Babelon avait aperçu l’ombre qui se cachait derrière le trône, il aurait fermé les yeux et détourné la tête!
Il ne fait aucun doute que Lycurgue rétablit ce système monétaire national parce qu’il avait pris conscience des effets néfastes de la folie de l’or et de l’argent et des conséquences mortifères des opérations des trapezitae ou des banquiers sur l’ethos et l’existence de la nation. Les pièces en métal précieux étaient une monnaie dont l’État ne pouvait en aucun cas contrôler totalement la circulation, en raison de l’attraction que les métaux précieux exerçaient dans le monde entier. Sur le marché général des lingots d’argent, c’était la matière qui, que l’État s’en soit servi pour fabriquer des pièces de monnaie ou pour autre chose, produisait une monnaie qui avait toujours une valeur, indépendamment des conventions locales. Sa valeur était dictée par les décisions arbitraires de la fraternité internationale qui contrôlait son exploitation minière, les esclaves qui l’extrayaient et, par la manipulation de cette pyramide de monnaie abstraite qu’ils avaient bâtie subséquemment, les affaires politiques des États.
La monnaie introduite à Sparte n’avait de valeur que pour les Spartiates. Bien qu’aucun document n’existe à ce sujet, on peut raisonnablement supposer que les pélanors et les petites et grosses coupures en cuir dont parle la Souda furent mis en circulation pour lutter contre l’endettement de l’État, ce qui réduisit considérablement le montant des impôts, ce fléau qui détruit brutalement les peuples. Plongés dans du vinaigre juste après avoir été chauffés au rouge, ils avaient l’air tellement parchemineux et insignifiants qu’ils étaient sans valeur pour tout usage autre que celui pour lequel ils étaient prévus. L’utilisation de cette monnaie nationale fut la force qui permit à Sparte de diriger l’Hellas jusqu’à la fin de la guerre du Péloponnèse, même si le déclin avait commencé avec l’exécution du grand général Pausanias (25) par les éphores en 479 av. J.-C… ; elle fut aussi celle qui lui dicta nécessairement sa politique d’extirpation des tyrannies ; le tyran était toujours le représentant des agents des forces internationales qui avaient la haute main sur la création monétaire à travers le contrôle des métaux précieux. On pourrait être tenté de supposer que les pélanors furent une sorte de système de « billets verts en fer ». Bien qu’ils présentaient des traits communs avec les « billets verts » en tant qu’ils représentaient la volonté absolue des Spartiates d’exister (26), si l’on suppose que leur poids était élevé, eh bien, comme indiqué ci-dessus, ils s’apparentaient peut-être davantage au système monétaire très ancien dont les anneaux de pierre d’Uap sont un des derniers vestiges.
Un peuple sain qui contrôlait totalement son État et son existence aurait eu peu de raisons d’accumuler d’importantes sommes d’argent, qui ne sont guère que des chiffres dans le registre du banquier. Au lieu de cela, ils avaient des terres, qui étaient leur patrimoine et rien ne pouvait donc les pousser à devenir les maquignons des banquiers.
A Sparte, comme anciennement à Carthage, les hommes prenaient leur repas en commun. Les Spartiates méprisaient véritablement le luxe. Ils ne cherchaient pas à vivre une vie simple, leur vie simple était le résultat naturel du système monétaire qui avait été créé pour leur permettre de vivre une vie meilleure et droite et qui les préservait des empiétements de la force libéralisatrice, débilitante et créatrice de dettes du commerce international et de ses effets destructeurs sur l’esprit de corps de toute race ou peuple particulier suffisamment insensé pour laisser les promoteurs du commerce international n’en faire qu’à leur tête.
Bien que l’on ait dit que, dans les temps qui suivirent la promulgation des lois et des réformes monétaires de Lycurge, les métaux précieux saisis pendant la guerre étaient déposés chez les Arcadiens, voici, d’après Augustus Boeckh, ce qu’il advint de l’or et de l’argent à Sparte à l’époque suivante :
« Pendant plusieurs générations, Sparte absorba une grande quantité de métaux précieux ; comme dans la fable d’Esope, ou voyait des traces d’entrée, mais aucune de sortie ; cela venait surtout de ce que l’État avait la coutume de tenir l’or et l’argent renfermés, et de ne les employer que pour la guerre ou des entreprises extérieures ; des particuliers en amassaient aussi malgré les lois. » (27)
Xénophon déclara que Lycurgue accorda le privilège de la citoyenneté à tous ceux qui observaient ce que les lois imposaient, même aux êtres fragiles et aux pauvres ; ce qui signifiait qu’aucun Spartiate ne serait privé, en raison de sa situation économique, du repas (syssition) auquel il avait le droit de participer. Xénophon vécut à Sparte et écrivit avant la perte de la Messénie. Aristote, qui rapporta que ceux qui ne pouvaient pas s’acquitter de leurs impôts étaient privés de leurs droits civiques et politiques, écrivit après que Sparte eut perdu la Messénie en 370 av. J.-C., que, c’est quasi certain, elle eut été pénétrée par les banquiers du Pirée et que ceux-ci eurent pris le contrôle des affaires fiscales de Lacédémone, pour ne pas dire que le gouvernement corrompu de la cité, prêt à accepter toutes les humiliations pour échapper à la ruine totale, les avait mis entre leurs mains. Affaiblie par la « grande » guerre du Péloponnèse, qu’elle n’avait gagnée qu’en apparence ; paralysée par les concessions qu’elle avait déjà faites aux banquiers internationaux (maintenant basés à la cour perse), pour pouvoir acquérir les navires dont elle avait désespérément besoin, Sparte s’effondra militairement à Leuctres, pour ne plus se relever. La Perse, à la suite du traité de Milet en 412 av. J.-C, accorda à Sparte un prêt de 5000 talents pour la construction de navires, mais elle ne le lui aurait pas accordé, si Lacédémone ne lui avait pas fait des concessions majeures, telles que, vraisemblablement , l’abrogation des édits spartiates interdisant le séjour des commerçants étrangers, etc. sur le territoire spartiate. Il ne fallut pas longtemps à ces marchands, une fois qu’ils eurent été autorisés à entrer à Sparte, pour saper l’ethos de ce qui avait été Sparte, en répandant la folie de l’argent, le goût du luxe (28) et des préoccupations sexuelles et corporelles contre-nature. Sur cette situation, Polybe, cité par Humphrey Michell, écrivit ce qui suit :
« [T]ant qu’ils bornèrent leur ambition aux terres de leurs voisins et à la conquête du Péloponnèse, il leur fut aisé d’avoir de la Laconie même autant de vivres et d’armes dont ils avaient besoin, ayant peu de chemin à faire pour retourner chez eux et pour y faire transporter des provisions; mais, dès qu’ils voulurent équiper des flottes et porter la guerre avec leur infanterie hors du Péloponnèse, alors ils s’aperçurent que ni leur monnaie de fer, ni l’échange annuel des fruits qui avait été établi par Lycurgue, ne pouvait leur suffire, et que, sans une monnaie commune et des richesses étrangères , ils ne pouvaient rien entreprendre. Ce fut ce qui les obligea à mendier les secours des Perses, à lever des impôts sur les Péloponnésiens, et à mettre à contribution tous les Grecs; persuadés que, s’ils s’en tenaient aux lois de Lycurgue, ils ne viendraient jamais à bout de subjuguer les Grecs. » (29)
Cependant, Sparte, tant qu’elle avait suivi les lois de Lycurgue, avait dominé la Grèce à un degré plus ou moins important. Aussitôt qu’elle perdit de vue la signification et le but de ces lois, elle devint un petit État parmi d’autres ; une agence contrôlée souterrainement par les banques internationales à travers la manipulation des lingots d’argent et d’or qui constituaient la base de sa monnaie ; chaque homme, préoccupé par ses propres besoins et son avidité, suivit sans but la bulle dorée qui était l’illusion de la « richesse » des banquiers. L’ancien ordre et ce qui avait donné à Sparte sa force et son ethos furent bientôt détruits par la promotion des étrangers et des classes inférieures ainsi que par celle des ilotes, Spartiates de nom mais pas de race ; et aussi par le fait que les femmes furent incitées à abandonner la place subordonnée qui est la leur dans la vie, ce qui constitua une attaque insidieuse contre l’ordre naturel du foyer, d’où est issu l’ordre naturel de la vie elle-même.
L’époque d’Aristote, dont certains auteurs ont relevé les dures réalités, ne fut pas plus réaliste que l’époque de Xénophon. Elle le fut plutôt moins. Ce fut l’époque du triomphe des intérêts internationaux qui avaient armé et incité à la révolte les ilotes Messéniens à une époque antérieure et avaient ainsi décidé les Spartiates à accepter les structures légales préconisées par Lycurgue, au détriment de leur aisance, plutôt que de connaître le même sort que la plupart des autres États grecs, qui étaient devenus un paradis pour les manipulateurs de monnaie étrangers, paradis où, comme Théognis de Mégare l’avait dit : « Les marchands règnent en maîtres, ils sont les supérieurs du mauvais seigneur. C’est la leçon que tous devraient parfaitement retenir […] »
Comme les premières découvertes de fac-similés en argile de la monnaie en métal précieux semblent dater du milieu du Ve siècle av. J.-C. (30), on peut présumer que, d’une manière ou d’une autre, soit par le biais des Spartiates autorisés à résider à Athènes, soit par le biais de ces mercenaires Spartiates qui parcouraient le monde à la recherche d’un emploi, précédés par leur réputation d’experts dans le domaine du maniement des armes, le désir de posséder plus de choses que leur voisin leur fut lentement inoculé. Peut-être que les mercenaires Spartiates, qui exigeaient toujours de se faire payer dans des monnaies internationales en or et en argent, sur le chemin du retour via Athènes, avaient été adroitement manipulés pour qu’ils déposent leur salaire en argent ou en or chez les banquiers du Pirée – chez lesquels il pourrait produire des intérêts – et qu’ils ne ramenaient chez eux que l’équivalent en pièces en terre cuite des fonds qui se trouvaient sur leur compte, contournant ainsi les lois spartiates sur la possession d’or et d’argent.
A l’époque où le Pouvoir Monétaire International avait repris le contrôle de Sparte, un des cas les plus remarquables de la maladie incurable des tissus de leur ethos racial fut celui de ces Homoioi qui semblaient avoir été déclassés et ne plus pouvoir participer à ces grands repas qu’étaient les syssitiones, lieux de façonnement de cet esprit de corps qu’était Sparte. Les universitaires expliquent de manières diverses l’apparition de ces Spartiates sans droits, apparemment connus sous le nom d’hypomeiones. La raison en est tout à fait claire. Leur déclassement fut la conséquence directe de la discrimination que le banquier exerce en sa faveur à la perfection, une fois qu’il est en mesure de créer la monnaie d’un pays.
Probablement après la guerre du Péloponnèse et certainement après la bataille de Leuctres en 371 av. J.-C., les banquiers, leur place retrouvée, auraient, suivant une pratique qu’ils connaissaient bien, veillé à ce que certaines familles, dont cette engeance saisissait instinctivement qu’elles pouvaient encore lui mettre des bâtons dans les roues, soient dépossédées d’une manière ou d’une autre. Le banquier décida que l’argent serait maintenant la condition sine qua non à l’admission aux syssitia. Les banquiers n’eurent aucun mal à faire en sorte que ces personnes, dont ils projetaient le déclassement, soient privées de tout (31). Il est clair que, à cette époque, comme le coût des syssitia, était évalué en monnaie d’argent et que les banquiers étrangers contrôlaient l’émission de monnaie d’argent, ceux à l’égard de qui ces banquiers n’avaient aucune disposition particulièrement favorable et qu’ils dépossédaient par les hypothèques et les saisies, n’ayant plus les moyens de payer, furent marginalisés. En outre, dès avant le règne de Cleomenes III (228-219 av. J.-C.), Les déclassés virent ceux qui avaient été leurs ilotes acquérir des honneurs et la richesse créée de toutes pièces par les banquiers (32) s’asseoir effectivement à leur place aux syssitia. Ils n’eurent plus guère envie de se battre pour une cause perdue.
Le Spartiate, qu’il ait été riche ou pauvre (en terres), à l’époque de la monnaie nationale, avait été l’égal social de tous les autres Spartiates (33) ; cependant, le lent déclin du principe spartiate résulta par dessus tout de deux oublis tout à fait incroyables dans la constitution, qui étaient l’absence de toute disposition concernant la redistribution de la richesse dans certains intervalles définis et, comme dans les coutumes hébraïques de la 49ème année (34), l’annulation de la dette.
Il va sans dire que, même à l’époque de la monnaie nationale, ces oublis devaient avoir pour conséquence une certaine inégalité économique (35) ; mais, outre l’augmentation rapide de l’inégalité économique après le retour des banquiers, qui suivit certainement la « grande » guerre du Péloponnèse, ce qui détruisit l’ordre naturel de la vie de l’homme Spartiate comme maître du foyer et de la famille, ce fut la désintégration du système de castes, que Sparte avait précédemment développé à un certain degré et à l’intérieur duquel chaque homme connaissait sa place dans l’ordre de la société.
Dans cette société spartiate dans laquelle les femmes avaient toujours connu une liberté considérable par rapport à leurs sœurs athéniennes, le contrôle des richesses, de quelque nature qu’elles aient été, passa en grande partie aux mains des femmes (36). Il ne fait aucun doute que, comme c’est le cas de nos jours, elles se souciaient davantage de « thésauriser » que de prendre soin de leur mari, d’assurer une descendance à la race et d’élever leurs enfants.
« Deux cinquièmes des terres et des richesses étaient tombés entre leurs mains, simplement parce qu’elles étaient devenues héritières ; et cette richesse elles l’utilisèrent de façon extravagante, entretenant des chevaux de course qu’elles exposaient fièrement aux jeux olympiques, de coûteux équipages et des vêtements raffinés . Elles s’immiscèrent dans les affaires de l’État et exercèrent une influence excessive sur la conduite du gouvernement. » (37) (38)
Dans une telle société, cette couche de femmes riches n’a que trop souvent aucun respect pour les hommes en tant que tels. Même si elles n’étaient peut-être pas classées comme des hetaerae, qui, somme toute, avaient été utiles aux hommes, elles menaient une vie publique très proche de celle des hetaerae.
Ces femmes, la tête pleine de chiffres, infatuées d’elles-mêmes, auraient été des plus utiles aux forces étrangères de l’argent, qui, pour parvenir à leurs fins, cherchaient toujours le concours de personnes corrompues et malléables. Les femmes, si elles sont rarement corrompues de la même façon que peuvent l’être les hommes, sont malléables, en raison de leur besoin naturel de se réfugier derrière ce qui leur semble représenter la force ; et l’arrogant Pouvoir Monétaire pouvait leur apparaître comme quelque chose de tel. Les Lacédémoniens, du moins ceux qui étaient encore en vie, désorientés par le nouveau programme de libéralisation des banquiers qui avaient repris le contrôle de l’État, furent pratiquement réduits en esclavage ; les Lacédémoniennes cherchèrent la protection dont elles avaient besoin dans ce qui semblait être la nouvelle force, aussi informe et brutale qu’elle ait pu être.

David Astle, The Babylonian Woe, 1975, chapitre Sparta, the pelanors, wealth, and women, traduit de l’anglais par J. B.

(i) Sur cela, voir https://elementsdeducationraciale.wordpress.com/2011/12/03/pour-ne-pas-oublier/. Et en effet, ils ont des organisations pour se prêter sans intérêt.
(ii) La référence est à Michael Collins Piper, The New Babylon, chapitres XI et XII.
Près de la moitié des 400 milliardaires les plus riches recensés par le magazine Forbes en 2012 sont juifs : https://judeologie.wordpress.com/2012/03/08/les-juifs-milliardaires-en-2012/. Notons que cette liste est incomplète, puisqu’elle n’inclut pas de nombreux financiers juifs, dont les Rothschild et les Rockefeller.
Voir également section « Banking » de http://thezog.info/.
(iii) « J. Evola ne fut ni le premier ni le dernier à affirmer que les États-Unis et la Russie étaient essentiellement les deux faces de la même pièce, mais il identifia exactement, derrière les déguisements idéologiques, ce qui les rendait convergents : le fait qu’autant dans la vie individuelle que collective le facteur économique, appelé capitalisme dans le premier, socialisme dans le dernier, est celui qui est le plus important, réel et décisif. Nous ne sommes pas sûr que cela ait été précisé dans les écrits des théoriciens marxistes.
En tout cas, les deux systèmes économiques sont dans un processus de fusionnement dans une forme dans laquelle le gouvernement central contrôle la plupart des capitaux, industries, ressources naturelles, etc. une forme qui, alors qu’elle a été désignée par un terme pendant le XIXe siècle, commença seulement à se répandre dans les pays européens à la suite de la seconde guerre mondiale, quand toutes les conditions furent réunies pour son développement. Ce terme est « capitalisme d’État ». Il est trompeur, en ce que le capital, l’industrie, etc. sont maintenant en fait détenus, non par un gouvernement central, mais par les forces qui sont derrière lui et qui, de nos jours, le contrôlent pleinement, c’est-à-dire, la haute finance internationale. Nous ne sommes pas sûrs que cela ait été précisé par Lénine ou tout autre théoricien marxiste. Le terme correct est simplement « communisme ». Dans des sociétés telles que celles actuelles d’Europe, est-ce que les emprunteurs professionnels qui constituent le gros de la population, en particulier en France, qui est devenue le laboratoire du « capitalisme d’État » en Europe de l’Ouest (voir http://www.vedegylet.hu/fejkrit/szvggyujt/schmidt_frenchCapitalism.pdf), après que de Gaulle eût mis ses alliés communistes à la tête de la plupart des institutions françaises et des grandes entreprises, sont sûrs qu’ils sont vraiment des propriétaires privés?
Le communisme, dans la lignée du christianisme primitif, préconisait la substitution de la propriété privée par la propriété collective, comprenant la collectivisation des moyens de production et la distribution des biens de consommation selon les besoins individuels ; et, comme on le sait, les besoins peuvent être créés à volonté ; pour être en mesure de satisfaire ses besoins, il faut un salaire, ou, au moins, une source de revenus ; puisque les salaires actuels permettent de moins en moins aux emprunteurs de satisfaire de moins en moins leurs besoins, une solution devait être trouvée, et elle a en fait été trouvée, « soutenir la consommation » : cela consiste à passer des lois qui rendent l’achat de certaines choses et l’utilisation de certains services obligatoires, préférablement sous des prétextes humanitaires ou utilitaires. Il y a quelques années, The Interdepartmental Committee on Road Safety Board a décidé de rendre obligatoire la présence d’un gilet de sécurité et d’un triangle d’alerte (en plus des feux d’alerte) dans chaque véhicule. « Le non-respect de ces règles entraîne une amende de 135 €. » « Plusieurs autres pays européens ont déjà adopté cette mesure. Le but est d’assurer la sécurité des utilisateurs en cas d’un arrêt d’urgence » Ils se soucient de vous. Ils prennent aussi soin du seul fabricant « français » autorisé des gilets de sécurité et des triangles d’alerte, qui se sont avérés avoir été fabriqués en Chine, et, pour certains d’entre eux, ont été retirés du marché quelques semaines après avoir été proposés à la vente, puisqu’ils se sont avérés être défectueux. Des centaines de cas similaires mettant en évidence l’étalement du « capitalisme d’État » pourraient être listées. L’obligation, rapportée à http://www.ilmattino.it/PRIMOPIANO/CRONACA/bancomat-pagamento-obbligatorio/notizie/771737.shtml, pour les travailleurs indépendants et les petites entreprises en Italie d’accepter les paiements électroniques pour les biens et les services coûtant plus de 30 €, et, par conséquent, de payer une fortune la location d’un terminal de paiement électronique, en est un autre.
Les consommateurs emprunteurs n’ont pas besoin de s’inquiéter : le montant de l’emprunt sera échangé contre des produits et des services. » (B. K., https://groups.yahoo.com/neo/groups/evola_as_he_is/conversations/messages/1971).
(iv) Voir Werner Sombart, Les Juifs et la vie économique.
(v) Subhi Y. Labib, Capitalism in Medieval Islam, The Journal of Economic History, vol. 29, n°. 1, 1969, p. 94.
Voir aussi Islam, the Mediterranean and the Rise of Capitalism (http://eprints.soas.ac.uk/15983/1/Islam%20and%20capitalism.pdf) et Charlemagne, Muhammad, and the Arab Roots of Capitalism (consultable en partie à google.books).
(vi) Concernant le communisme, voir https://elementsdeducationraciale.wordpress.com/2012/09/30/les-racines-asiatiques-du-mondialisme/.
(vii) Ainsi, malgré que la source de l’information ne puisse plus être retrouvée, la BCE revend par kilogrammes – à semble-t-il un prix un tiers supérieur à leur valeur faciale – certains des billets de 500 euros qu’elle fait imprimer aux crapules qui peuvent se le permettre. On ne s’étonnera donc pas que le billet de 500 euros soit devenu le principal moyen de financement du crime organisé (http://www.dailymail.co.uk/home/moslive/article-1246519/How-500-euro-financing-global-crime-wave-cocaine-trafficking-black-market-tax-evasion.html).
(viii) Après la nomination d’Adolf Hitler au poste de chancelier, l’Allemagne a réduit son chômage de 30% à quasiment 0% en trois ans. Il est vrai que le gouvernement institué par A. Hitler avait en vue les intérêts nationaux, contrairement à la République juive de Weimar (voir https://archive.org/details/VerlagEckhartJewishDominationOfWeimarGermany ; https://archive.org/details/GermanyAndTheJewishProblem1939), qui servait des intérêts apatrides. Les régimes d’occupation anti-européens mis en place en Europe depuis 1945, qui continuent la destruction du continent, eux, servent également des intérêts apatrides. Ainsi, le (« grand ») patronat (mais aussi le petit : http://www.contre-info.com/rmc-racisme-anti-francais-ordinaire), qui n’a pas de travail à proposer aux autochtones, en a par contre pour les colons (*) (http://www.jeune-nation.com/actualite/actu-france/22371-le-grand-patronat-na-pas-dargent-ni-de-travail-pour-les-francais-mais-il-en-trouve-miraculeusement-pour-les-refugies.html), le tout pour le plus grand bénéfice des patrons, directeurs, conseils d’administration, cadres supérieurs, actionnaires et de la « haute » finance. Ici, encore une fois, la prétendue « droite » et la soi-disant « gauche » se révèlent être une seule et même chose, tout du moins quand on ne voit pas double.
En ce qui concerne la France, il n’y a pas à dire, le Kahal en place est le digne successeur du gaulo-communisme établi en 1944.
(*) A propos des colons, et donc de la colonisation, Pour en finir avec la repentance coloniale de Daniel Lefeuvre détruit les mythes selon lesquels l’Afrique française aurait été appauvrie et pillée par la colonisation, la France se serait enrichie par l’exploitation coloniale, les indigènes des colonies auraient participé significativement à la (re)construction de la République après les première et seconde guerres mondiales. La colonisation, elle-même fruit de la juiverie, de la franc-maçonnerie et de l’universalisme chrétien et démocratique, a été ruineuse pour la France mais très profitable pour quelques familles bourgeoises (les pertes sont publiques, les bénéfices privés). Plus intéressant encore, la colonisation a permis de mettre fin à la piraterie nord-africaine, laquelle a été responsable de la réduction en esclavage de plus d’un million d’Européens entre 1500 et 1800, qui alimentèrent le commerce d’esclaves en Afrique du Nord et au Proche-Orient. A ce sujet, voir Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans. L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800).
(1) Humphrey Mitchell, Sparta, Cambridge University Press, Cambridge, 1952, p. 27.
(2) En accord avec les découvertes archéologiques, certains classicistes situent également les réformes de Lycurgue au VIe siècle av. J.-C. Et l’établissement de l’Eunomie vers 610 av. J.-C. : par conséquent, il est clair que, soit elles inspirèrent les évènements que Solon provoqua à Athènes, soit elles furent inspirées par ces évènements. Selon l’auteur qui traite ce sujet dans l’Encyclopedia of World History (p. 50) : « Par l’Eunomie, les Spartiates, par crainte de nouvelles révoltes (des Messéniens), réorganisèrent complètement l’Etat d’une façon nettement plus militaire. Les jeunes, à l’âge de 7 ans, étaient soumis à un entrainement militaire continu. Les hommes en âge de porter les armes vivaient dans des casernes et prenaient leur repas en commun (syssitia, phiditia). Cinq tribus locales remplacèrent les trois tribus doriennes héréditaires et l’armée fut divisée en conséquence ; la phalange dorienne vit ainsi le jour. Dans les tribus étaient enrôlés comme citoyens beaucoup de non citoyens. La gérousie, composée de 28 anciens et de deux rois, jouissaient de l’initiative législative, même si la décision finale revenait à l’apella, l’assemblée des citoyens (spartiates). Le nombre des premiers magistrats, les éphores, passa à cinq et des pouvoirs plus étendus leur furent accordés, en particulier après l’éphorat de Cheilon (556 av. J.-C.). Dans les siècles suivants, les réformes (dont l’aspect financier est ignoré par cet auteur) furent attribuées au héros Lycurgue (IXe siècle)… »
(3) Voir Plutarque, Vie de Lycurgue.
(4) Humphrey Mitchell, op. cit., p. 12.
(5) Ibid., p. 23.
(6) Ibid.
(7) Percy Neville Ure, The Origins of Tyranny, Clarendon Press, Londres, 1922, p. 8.
(8) Pas de trace de cette citation à http://remacle.org/bloodwolf/poetes/theognis/sentences.htm. La citation est introuvable dans son œuvre. (N.d.T.)
(9) Humphrey Mitchell, op. cit., p. 27.
(10) Paul Einzig, Primitive Money, 2e éd., Pergamon Press, Oxford, 1966, p. 36-40 ; voir aussi Ernest John Henry Mackay, Further Excavations at Mohenjo-Daro, (édition non précisée), p. 582.
(11) Alisson Hingston Quiggin, A Survey of Primitive Money, Methuen, Londres, 1949, p. 140.
(12) Colin Renfrew, The Emergence of Civilization, Methuen, Londres, 1972, p. 483-544.
(13) Paul Einzig, op. cit., p. 224.
(14) La référence à cet épisode est malencontreuse car Carthage, comptoir phénicien et cité marchande, représentait justement un vecteur de diffusion du capital apatride et un centre du Pouvoir Monétaire International.
Directement menacée par les armées de Regulus, qui réussissent à prendre Tunis en 255 avant J.-C., Carthage engage le général Spartiate Xanthipe, qui, grâce à des éléphants de guerre et à sa cavalerie de mercenaires grecs, anéantit l’armée du général Romain et le fait prisonnier. L’épisode se déroule à une époque où Sparte est revenue sous la coupe, pour reprendre l’expression de l’auteur, du Pouvoir Monétaire International ; l’état d’asservissement dans lequel se trouve alors Sparte explique peut-être en partie la réquisition d’un général Spartiate par Carthage, en partie, mais pas complètement ; le mercenariat constitue l’un des aspects problématiques du modèle spartiate. (N.d.E.)
(15) Commentaire entre parenthèses de l’auteur.
(16) Humphrey Mitchell, op. cit., p. 30.
(17) Bien qu’élu annuellement par une assemblée « populaire », l’éphorat, constitué de cinq magistrats non rééligibles, n’était cependant pas une institution démocratique et n’obéissait pas à ce qu’on appelle aujourd’hui le « peuple ». (N.d.E.)
(18) Dans une société indo-européenne traditionnelle, les dirigeants ne sont pas les représentants du peuple (du prétendu « peuple souverain », comme on dit aujourd’hui), c’est le peuple qui est au service des dirigeants. Le concept de représentation populaire découle directement de celui de « démocratie représentative », escroquerie instillée – par les médiats et l’instruction publique, qui ne sont que les instruments de la ploutocratie apatride, en cela aidés par des abstractions d’origine sémitique comme la « liberté » – chez et vendue – principalement par le biais du crédit (du prêt à intérêt) et de l’État-providence – à ce qui n’est alors plus qu’une populace par le « Pouvoir Monétaire International », c’est-à-dire la ploutocratie apatride. Dans ce type de régime « politique », si l’emploi de ce terme est ici permis, les « dirigeants politiques » ne sont que de simples acteurs de théâtre (cf. « Théâtrocratie »), officiellement représentants de la populace, officieusement de la ploutocratie, dont ils ne sont, pour ainsi dire, que les marionnettes.
Enfin, il convient de préciser que la représentation, chez le roi, trouve son origine chez les Sémites, où celui-ci n’est que le représentant de la divinité. (N.d.E.)
(19) Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, I, 6.
(20) Salluste, qui vécut de 86 av. J.-C. à 35 av. J.-C., a peint le tableau suivant de l’état de la société de son époque (Fragm., I.,10) : « Affranchis de la crainte de Carthage, les Romains eurent le loisir de se livrer à leurs dissensions ; alors s’élevèrent de toutes parts les troubles, les séditions, et enfin les guerres civiles. Un petit nombre d’hommes puissants, dont la plupart des citoyens étaient devenus les créatures, exercèrent, sous le nom imposant tantôt du sénat, tantôt du peuple, un véritable despotisme. On ne fut plus bon ou mauvais citoyen, selon ce qu’on faisait pour ou contre la patrie ; car tous étaient également corrompus : mais plus on était riche, et en état de faire impunément le mal plus, pourvu qu’on défendît l’ordre présent des choses, on passait pour homme de bien. Dès ce moment, ce ne fut plus par degrés comme autrefois, nais avec la rapidité d’un torrent, que se répandit la dépravation ; la jeunesse fut tellement infectée du poison du luxe et de l’avarice, qu’on vit une génération de gens dont il fut juste de dire qu’ils ne pouvaient avoir de patrimoine ni souffrir que d’autres en eussent. »
(21) Selon Diodore de Sicile (XIV, 3) et Plutarque (Vie de Lysandre), Lysandre est responsable de la réintroduction de l’or et de l’argent à Sparte. (N.d.E.)
(22) La référence (Alexander Del Mar, A History of Money in Antiquity, p. 165) est inexacte. Aucun livre de Del Mar ne porte un tel titre. La facture du passage cité autorise cependant à penser qu’il est bien extrait d’un ouvrage du dit auteur, d’un des quatre dans lesquels il traite de l’argent dans l’antiquité, soit de Money and civilization, George Bell and Sons, Londres, 1886, soit de The Science of money, George Bell and Sons, Londres, 1885, soit de A History of monetary systems, Cambridge Encyclopedia Co, New York, 1901, soit de A History of the precious metals from the earliest times to the present, Cambridge Encyclopedia Co, New York, 1902. (N.d.E.)
(23) Xenophon, A Discourse upon improving the Revenues of the State of Athens, trad. Charles Davenant, Londres, 1771, p. 311-13.
(24) Ernest Babelon, Les Origines de la monnaie, Firmin-Didot et Cie, Paris, 1897, p. 79.
(25) Pausanias était le commandant de la flotte des alliés grecs. Après son succès sur terre contre les Perses à Platée, la même année, en 479 av. J.-C., il réduisit à la fois Chypre et Byzance. Selon les sources, les éphores le firent mourir de faim dans le temple d’Athéna, après qu’il eut été reconnu coupable d’avoir aspiré à la royauté sur toute la Grèce, aspiration qui aurait suscité l’hostilité des Ioniens (contre les Spartiates). La véritable raison de sa disgrâce et de son exécution aurait été enfouie dans les secrets du Pouvoir Monétaire national ou International, avec lequel il était très probablement entré secrètement en relations. (Thucydide, op. cit., I, 10)
(26) Selon A. Del Mar, la monnaie de fer des pelanors fut un système strictement numéral ; confiné à Sparte, il s’agissait d’un système national n’ayant aucune relation avec les standards ou ratios internationaux des autres métaux ; il avait ainsi un caractère identique à celui de la monnaie de papier greenback émise par le président Abraham Lincoln, pendant la guerre civile américaine et grâce à laquelle les intrigues de la fraternité internationale des marchands de lingots furent temporairement contrecarrées.
(27) Augustus Boeckh, The Public Economy of Athens, vol. 1 (édition non précisée), p. 43.
(28) Aristote, Politique, II, 9.
(29) Polybe, VI, 49 (voir Humphrey Mitchell, op. cit., p. 305).
(30) François Lenormant, La Monnaie dans L’Antiquité, vol. 2, p. 215-216.
(31) Corollairement, ceux qui étaient prêts à promouvoir les politiques des banquiers, quelque subversives et destructrices qu’elles fussent, en étaient largement récompensés. Sur cette période, le professeur A.H.M. Jones (Sparta, Basil Blackwell. Oxford, 1967, p. 39) fait le commentaire suivant : « Après la bataille d’Aigos Potamos, il y eut un tel afflux d’or et d’argent que les conservateurs essayèrent de rétablir l’interdit de Lycurgue et il fut décidé que la trésorerie pourrait détenir de l’or et de l’argent, mais pas les particuliers. Néanmoins, les oboles éginétiques constituaient une partie de la contribution au mess spartiate. »
(32) Humphrey Michell, op. cit., p. 78.
(33) Pour être plus précis, même s’il ne fait aucun doute que c’est ainsi que David Astle entend et emploie ce terme, seuls les Spartiates de sang étaient, comme l’indique leur nom (Homoioi), égaux. (N.d.E.)
(34) Lévitique, 25 (Bible du roi Jacques).
(35) Aristote, op. cit., II, 9.
(36) Ibid.
(37) Humphrey Mitchell, op. cit., p. 50.
(38) Le témoignage d’Aristote recoupe les dires de Plutarque : « Les erreurs au sujet de la condition des femmes, comme on l’a déjà dit, semblent non seulement entraîner une certaine « indécence » de la constitution en elle-même, mais aussi favoriser en quelque sorte l’amour de l’argent. En effet, après les critiques qu’on vient de faire, on pourrait blâmer les mesures concernant l’inégalité de la propriété : les uns en sont venus à posséder une fortune excessivement grande, tandis que d’autres n’en ont qu’une très petite ; aussi la terre est-elle passée entre quelques mains. La faute en est là encore à de mauvaises dispositions des lois ; le législateur a désapprouvé qu’on achète ou qu’on vende sa terre, et il a raison ; mais il a permis à qui veut de la donner ou de la léguer ; or, d’une manière ou d’une autre, le résultat est le même. Les deux cinquièmes environ de tout le pays appartiennent aux femmes, parce qu’il y a beaucoup d’épiclères et parce qu’on donne des dots considérables. Or il eût mieux valu supprimer les dots ou n’en permettre que de faibles ou tout au plus modiques ; mais en fait on peut marier son épicière à qui on veut et, si l’on meurt intestat, le tuteur chargé de la succession peut la marier à qui il désire. C’est pourquoi, dans ce pays capable de nourrir quinze cents cavaliers et trente mille hoplites, on ne compte même pas mille combattants » (Aristote, op. cit., II, 9, 13-16 (1270a 11-31), trad. J. Aubonnet, légèrement modifiée par D. Lenfant). (N.d.E.)

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