Un cas d’entente sémitique

La collaboration entre Juifs et Arabes, donc entre Sémites, a été peu mise en exergue. Il est vrai que les gérants du Kahal qui sévit en Europe depuis bien plus longtemps que beaucoup ne le pensent ont tout intérêt à faire croire à une opposition viscérale et irrémédiable entre factions sémites, pour ce qui n’est en réalité que querelles théologiques, commerciales, et conflits d’intérêts.
Or la réalité est tout autre puisque dans les faits Juifs et Arabes, donc Sémites, se sont toujours entendus concernant la destruction de l’Europe et l’élimination de la race blanche, car comme l’écrivit justement Adolf Hitler dans Mon Combat à propos des Juifs, observation qui peut s’appliquer plus globalement aux Sémites, « [l]e sentiment de la solidarité nationale, qui semble si profond chez lui [le Juif], n’est qu’un instinct grégaire très primitif qu’on retrouve chez bien d’autres êtres en ce monde. Il faut remarquer, à ce propos, que l’instinct grégaire ne pousse les membres du troupeau à se prêter mutuellement secours que lorsqu’un danger commun fait paraître cette aide réciproque utile ou absolument nécessaire. […] Mais sitôt que l’ennemi commun est vaincu, le danger qui les menaçait tous passé, la proie mise en sûreté, la concorde apparente disparaît pour faire place aux dispositions naturelles. Les Juifs ne sont unis que quand ils y sont contraints par un danger commun ou attirés par une proie commune. »
Pour développer sur une manifestation contemporaine de cette opposition factice, citons un des avatars modernes de ce leurre qu’est le pseudo-clivage entre sionisme et antisionisme, bien utile à certains pour leur permettre de « faire carrière », comme il est coutume de dire de nos jours dans nos sociétés de marché, ce dans la droite lignée – ou plutôt la torve courbure – de la mentalité démocratique selon laquelle la politique ne serait qu’un métier, un « boulot » comme un autre, avec ses pots de vin et ses ententes commerciales. Faire carrière grâce à l’antisionisme et au sionisme, c’est précisément ce qu’a accompli l’acteur de théâtre et marionnette politicarde qui occupe actuellement en république antifrançaise le poste nommé par dérision « chef du gouvernement ». En effet, ledit politicard, antisioniste lorsqu’il était maire d’Évry, ce afin de racoler le vote des masses allogènes, est devenu sioniste dès lors qu’il a été question d’être projeté sur le devant de la scène, ce en tant que signe d’allégeance à une certaine communauté – à l’avant-garde de la république selon le même politicard – de laquelle il reçoit ses ordres.

Cette ville [Cordoue], ce royaume [le califat de Cordoue], s’avéra plus favorable que tout autre à ses Juifs. Répartis en petites enclaves dans tout le sud et le centre de la péninsule, ces Juifs de sepharad (le terme désigne l’Ibérie en Hébreu) accueillirent sans réserve leurs nouveaux conquérants. Auparavant, sous les Wisigoths chrétiens, les Sephardim étaient convertis de vive force, parfois même par la violence. Ils étaient maintenant tout à fait prêts à offrir leurs services aux envahisseurs maures et même à former leurs propres milices juives pour se battre contre l’ennemi commun. Ils ne devaient pas regretter leur engagement. Au huitième siècle, le califat omeyyade, gouverné par le clairvoyant Abd al-Rahman et ses héritiers, était bien moins préoccupé par l’orthodoxie religieuse que par la prospérité économique. Certes, les populations juives et chrétiennes devaient être considérées comme des dhimmis selon le droit islamique – à savoir comme des citoyens non-païens, mais néanmoins essentiellement de seconde zone. En tant que tels, ils étaient assujettis à des impôts discriminants, à des zones de résidence et à l’exercice de certaines professions, à des discriminations sociales et même au port de signes vestimentaires distinctifs dégradants. La pratique tendit néanmoins à l’emporter sur la théorie dans les relations entre l’islam et les Juifs. L’Occident percevait les Juifs comme le seul petit groupe d’infidèles intraitables en son sein, alors que, pour les gouvernements islamiques, ils ne constituaient qu’un des divers peuples dhimmis qu’ils avaient conquis et, contrairement aux chrétiens, ils ne représentaient absolument pas de menace irrédentiste latente. En effet, pendant des années, les Juifs demeurèrent de loin la plus petite des communautés non-musulmanes en Espagne : ils représentaient moins d’un pour cent de la population ibérique. Comme ils partageaient la même origine sémitique que leurs nouveaux conquérants, ils n’eurent aucun mal à s’adapter à l’ambiance de l’élite arabe, adoptant la langue de leurs dirigeants, leur régime alimentaire, leur habillement et une grande partie de leur folklore.
Par conséquent, l’administration royale apprit à faire confiance aux Juifs. Même si, à Cordoue, Séville et d’autres villes, ils n’étaient autorisés à résider que dans certains quartiers, elle s’assura qu’ils étaient décemment logés – en règle générale, à portée de vue et sous la protection du palais royal – et que leur liberté de mouvement et leur activité économique n’étaient soumises à aucune restriction. Ils réussirent ainsi à attirer en Espagne des Juifs d’autres pays. Plusieurs milliers de Juifs marocains et égyptiens se joignirent aux Berbères musulmans qui migrèrent en bien plus grand nombre en Andalousie au cours des huitième et neuvième siècles. Pour la plupart, ils n’eurent pas à le regretter. Alors que, dans l’Europe chrétienne, ils étaient limités essentiellement à des activités mercantiles, les Juifs, en Espagne, étaient autorisés à exercer des fonctions bien plus diverses dans la société et dans l’économie. Certains acquirent de petites parcelles de terrain et cultivèrent des vergers et des vignobles. Nombreux furent ceux qui devinrent tanneurs, teinturiers, bijoutiers et orfèvres. Aujourd’hui encore, Cordoue, Séville, Saragosse, Malaga et d’autres villes du sud de l’Espagne ont une « place des tanneurs », une « rue des teinturiers », une « allée des cordonniers » ou une « alcaiceria de los judios » – « bazar juif de la soie ».
Les Séfarades étaient avant tout des marchands en gros. Diadème d’un califat qui était lié au monde sud méditerranéen par un ensemble de lois, de systèmes de poids et mesures et de services de change standardisés, l’Andalousie offrit aux Juifs des opportunités commerciales qu’ils n’avaient plus eues depuis les beaux jours de Rome. Sur la Méditerranée, les marchands juifs contribuèrent largement à l’essor du trafic. En Andalousie, ils furent les premiers importateurs et exportateurs de soie, de cuir, de textiles, de céréales, de fruits, d’épices et de bétail, y compris de « bétail » humain, c’est-à-dire d’esclaves, originaires des Balkans et de Russie occidentale.
De plus, la domination islamique en Espagne offrit encore un autre avantage aux Juifs, tout aussi précieux que la sécurité physique et économique. Ce fut l’autonomie communale. Les Juifs étaient jugés et taxés par un conseil de notables juifs. Leurs contributions étaient versées à la fois à l’impôt collectif payé par les dhimmis et aux services sociaux, éducatifs et de santé des Juifs. La petite communauté juive avait ses propres lois, administrait ses propres tribunaux, faisait appliquer ses propres peines, dans ses propres prisons, remettait même occasionnellement ses criminels aux autorités, pour qu’elles les fassent exécuter. Même si, quant aux jugements qu’ils prononçaient, ces tribunaux juifs locaux dépendirent longtemps largement des responsa – avis juridiques – émises par un « conseil » de talmudistes vénérés qui vivaient à l’autre bout du monde à Bagdad, la juiverie séfarade était devenue au dixième siècle à tous les autres égards primus inter pares dans la vaste dispersion de leur peuple. Au nombre d’environ quatre-vingt-mille, ils apparaissaient comme une classe moyenne aisée, qui connaissait une sécurité quasiment inimaginable pour ceux de leurs congénères qui vivaient dans la chrétienté (1) (2).

Howard M. Sachar, Farewell Espana: The World of the Sephardim Remembered, 2013, p. 4-5, traduit de l’anglais par J. B.

(1) N’exagérons rien. Emmanuel Roïdis, dans La Papesse Jeanne, qui, plutôt qu’un roman, constitue, selon l’auteur, « une sorte d’encyclopédie narrative du moyen âge et en particulier du IX siècle », encyclopédie bien documentée, écrit : « En ces jours [IX siècle], dans le sud de la Gaule, les descendants d’Israël, loin d’être opprimés, étaient tout-puissants. L’empereur, qui obtenait d’eux de gros prêts, payait les intérêts de sa dette en leur permettant de faire des convertis parmi ses sujets… les Juifs de Lyon se servaient des décrets de l’empereur comme de dents, pour dévorer les chrétiens, tuant leurs cochons, volant leurs enfants, forçant leurs propres esclaves à célébrer le sabbat et à travailler le dimanche, vendant comme du bétail ceux qui leur désobéissaient ou baptisaient leurs enfants et essayant parfois même de convertir au judaïsme les concubines des prélats.
Les pauvres évêques ne cessaient d’adresser des plaintes à l’empereur, les Juifs, de lui envoyer des sacs [d’or]. Mais aux premiers le monarque ne répondait pas et envoyait des soldats aux Juifs, pour qu’ils défendent leurs maisons et forcent leurs débiteurs à payer leur dû, de la même façon qu’aujourd’hui des huissiers chrétiens jettent en prison les débiteurs des Rothschild. Par conséquent, nous accusons injustement notre siècle d’être plus vénal que les précédents. L’or a toujours été le seul dieu adoré dans le monde et les Juifs ses prophètes: en effet, même à cette époque, l’Évangile devait être écrit en lettres d’or pour être digne de vénération. » (Emmanuel Roïdis, La Papessa Giovanna, traduit de l’anglais par Filippomaria Pontani, Crocetti Editore, 2003, p. 35-6, traduit de l’italien par B. K.)
(2) Taylor diffère évidemment des autres apostats et de la plupart de leurs contemporains déistes et athées, qui sont enclins à estimer les juifs comme les ennemis du christianisme, étant tombés dans un autre canular, les pleurnicheries interminables selon lesquelles ils auraient été « persécutés » pendant le Moyen-Âge quand l’Église leur donna un quasi-monopole sur l’usure, la sorcellerie et le commerce international – quand ils tissèrent leurs réseaux financiers autour des rois et des nobles, et que la plupart des dirigeants étaient assistés par des médecins juifs habiles, toujours espions et potentiels bourreaux – quand les juifs exercèrent un pouvoir politique, intellectuel et économique tel que, comme Bernard S. Bachrach l’a montré dans son Early Medieval Jewish Policy in Western Europe (Université du Minnesota, 1977), sur quatre-vingt-dix-huit souverains dont il a examiné la politique en détail, quatre-vingt-huit (comprenant Charlemagne) menèrent une politique pro-juive, tandis que les dix qui essayèrent de s’opposer aux étrangers dans leurs domaines furent mis en échec d’une manière ou d’une autre – quand les juifs purent habituellement compter sur la protection royale ou ecclésiastique là où leurs déprédations excitaient tellement la rancœur locale que cela devenait violent – et quand l’Église elle-même fut une grande échelle par laquelle les marranos grimpèrent vers le pouvoir et la richesse, riant entre eux de la stupidité des goyim qui imaginaient qu’un juif pouvait être transmué par quelques gouttes d’un fluide magique. (Revilo Oliver, https://www.counter-currents.com/2011/07/william-gayley-simpsons-which-way-western-man/)

Publicités
Cet article, publié dans études asiatiques, révisionnisme, Uncategorized, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s